La ferme et prends-moi…


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Tu me parles de tout et de rien. Tu me lances un sourire à l’occasion puis tu repars, enfilant les mots les uns après les autres pendant que moi, pendu à tes lèvres, j’ai juste envie de toi. J’ai juste envie de te dire la ferme et prends-moi!. Y a pas à dire. Ton charme m’ensorcelle et me fait perdre le nord. T’as pas idée à quel point mon corps tremble d’être fusionné avec le tiens.

Y a des moments comme ça, où c’est difficile de retenir et contrôler ses pulsions parce que je te trouve à mon goût, désirable à souhait au point de me demander si je ne suis pas atteint d’une folie passagère. Parce qu’à chaque fois que je pose mes yeux sur toi je te veux. Rien de moins. Tout est dans ce que tu dégages et provoques en moi. Ton intonation de la voix à la fois chaude et rassurante, ton regard qui sait percer mon âme aux moindres croisements avec le mien, ton corps dont l’odeur ne fait qu’éveiller en moi des envies et des fantasmes.

Je ne sais pas si tu le remarques, mais j’ai réellement envie de toi. Ne le vois-tu pas dans mes yeux que je prendrais du plaisir à te mordre le coup? Ne vois-tu pas que j’ai envie d’être un vampire et toi ma victime? Si seulement tu savais ce qui me passe par la tête…

T’as beau t’habiller moche, je te veux pareil. T’as beau avoir une tête ébouriffée, je te trouve quand même sexy. Ce n’est quand même pas banal de vouloir à ce point m’aventurer sur ton corps, à vouloir le parcourir comme si c’était la première fois, à découvrir ce qui fait de toi la personne avec qui je veux être surtout ma plus grande intimité. Si seulement tu savais ce que je ressens en moi…

Bon, t’as fini de discuter? J’ai envie de passer à autre chose. Tu sais, celle qui m’enivre et m’extasie? Chut! La ferme et embrasses-moi!

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Écoute-moi quand je t’embrasse…


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S’embrasser est un dialogue. Une façon d’entrer en intimité avec ce lui ou celle avec qui nous avons envie de partager ce genre de moment précieux. Sauf qu’on oublie parfois qu’embrasser peut être aussi précieux qu’une bonne conversation entre quatre yeux. Pourvu que l’autre soit bien disposé à nous écouter…

Embrasser, c’est comme si on essayait un nouveau fauteuil pour la première fois. On recherche un confort qui nous donnerait le goût de ne jamais plus se relever. Un baiser, c’est un peu la même chose. C’est comme si on cherchait ce même confort auprès de notre partenaire et qui nous donnerait le goût de ne jamais plus s’en détacher. Il y a une connexion importante entre le désir de rapprochement et l’extase de l’esprit. Coller ses lèvres contre la bouche de notre partenaire est un geste qui devrait, à mon sens, être symbolique. On le banalise souvent. Trop souvent à mon goût même. Car il n’y a pas mieux qu’un tendre baiser pour oublier nos tracas quotidiens.

Tantôt timide, langoureux ou torride, il sème sa sensualité dans l’imaginaire de celui ou celle qui reçoit cette tendre marque d’affection. En fait, embrasser devrait signifier un engagement sincère et pur, qui sécurise à la fois le coeur et l’esprit. C’est si bon embrasser. Pourquoi devrions-nous s’en priver?

Les baisers que l’on oublie difficilement sont généralement ceux que l’on ne peut refaire une deuxième fois…

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Lorsque le sexe prend le dessus sur l’amour…


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Est-ce qu’on aime moins une personne parce que le sexe prend le dessus sur l’amour? Pourtant, dans les deux cas, il existe un désir de rapprochement et d’intimité avec l’autre personne, pas vrai? Le sexe, c’est comme du chocolat. Une fois qu’on a terminé la boîte, on a déjà hâte d’en ouvrir une autre. C’est malheureusement le raisonnement de bien des gens qui ne peuvent plus se contenter du plaisir qu’ils ont avec leur partenaire. Preuve que parfois le sexe est un phénomène de consommation.

Je me souviens d’avoir été en couple avec une fille qui aimait tellement le sexe qu’à notre première année d’anniversaire de couple, elle avait plutôt opté pour passer la soirée dans un club échangiste plutôt que de célébrer avec moi cette date importante, sous prétexte que cette célébration la faisait peur et qu’elle n’était pas prête à s’avouer être en couple. Ce fut un coup dur pour moi. Parce qu’à ce moment bien précis, je réalisais qu’elle ne m’aimait pas pour qui j’étais mais pour ce que je lui procurais au lit. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ce fut tout un choc. J’aimais réellement cette fille-là. Mais du jour au lendemain, je me sentais plutôt comme un objet de plaisir plutôt qu’un conjoint.

Évidemment, cette relation n’a pas duré. Mais j’ai eu beaucoup de difficulté à accepter cette dure réalité. Celle ou parfois on pense être avec une personne pour les bonnes raisons alors qu’on réalise que non, parce que les besoins de l’autre sont à des années lumières de la vôtre. Pour elle, la nymphomanie s’était révélée. Elle avait réalisé qu’elle n’était pas fait pour une vie de couple « standard » avec moi pour deux raisons. La première, parce qu’elle avait peu d’estime d’elle-même et qu’à ces yeux elle ne pouvait mériter autant d’amour et la deuxième, parce qu’elle avait constamment besoin de combler ses pulsions et ses fantasmes sexuels avec plus d’un seul partenaire. C’est là que je comprenais que ma dernière année de vie de couple devait prendre fin.

Aujourd’hui je prends cet événement avec philosophie. Je sais que la vie nous donne parfois des situations difficiles à comprendre et rien ne sert de se questionner éternellement sur les événements qui nous passent entre les doigts. Car notre vie est faite pour être vécue et non pour être questionnée…

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Donner son corps, mais à quel prix?


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Outre notre coeur et les sentiments qui s’y rattachent, notre corps est la partie la plus intime que nous ayons à partager avec notre partenaire. Est-ce si précieux? Tout dépend de la valeur que nous et  notre partenaire lui accorde.

Je ne sais pas pour vous, mais quand j’ai envie de me donner à quelqu’un je le fais parce que j’en ai réellement envie. je ne le fais pas parce que je sens de la pression de la part de ma partenaire. Je ne le fais pas en me disant « si je le fais, elle est mieux de le faire elle aussi!« . Se donner à quelqu’un ne devrait jamais être perçu comme un dû. Ça devrait être  à la fois un cadeau et un privilège et si votre partenaire peut comprendre cette nuance, il y a fort à parier qu’il aura gagné votre coeur en moins de deux!

Plusieurs femmes sont réticentes à se dévoiler aux yeux de leurs partenaires parce qu’elles ont peur que les hommes portent jugement sur leurs corps qu’elles-même n’aiment peu ou pas. Si tel est le cas, n’est-ce pas vous mentir à vous-même? N’est-ce pas allez dans une direction qui n’est pas la vôtre mais bien celle de votre partenaire? Si c’est le cas, est-ce réellement ce que vous souhaitez? Faire plaisir à l’autre au détriment de votre propre plaisir? Croyez-vous que votre partenaire sera en mesure de vous convaincre que vous avez un corps qui lui plait et que ça effacera tout vos tracas et votre anxiété?

Inversons les rôles un instant et demandez-vous si nous, les hommes, sommes parfois inconfortables à se dévoiler à une femme parce que nous aussi on peut ne pas aimer ce que nous sommes. Est-ce possible que ce soit le cas? Oui. Pouvons-nous être tout aussi mal à l’aise? Autant que vous! Mais le geste-même est tout aussi important à nos yeux qu’aux vôtres. Alors pourquoi ne pas rendre l’utile à l’agréable et profiter de ce moment privilégié que nous nous accordons?

Quels sont les facteurs qui vous poussent à vous donner à l’autre? Est-ce parce que vous vous sentez en sécurité? Est-ce par pure attraction physique? Est-ce parce que l’autre vous a assez démontré qu’en sa présence, vous êtes en sécurité? Ils existent des tonnes de réponses mais la majorité d’entre elles gravitent autour d’un point commun, soit le désir de vivre une intimité avec l’autre et d’aller au-delà de ce qui nous a déjà séduit.

Nous avons tous peur de déplaire. Mais si notre partenaire se permet de porter jugement sur notre corps, il ne devrait pas être digne de se retrouver sous les draps en notre compagnie!

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La quête de sensations fortes


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Un collègue de travail m’a avoué tout récemment qu’il vivait une aventure avec une femme alors qu’il est en couple depuis plus de dix ans avec la mère de ses enfants. J’avais toutes les bonnes raisons de porter un jugement sur sa situation mais, au lieu d’emprunter cette avenue, j’ai plutôt voulu comprendre pourquoi il avait décidé de vivre un triangle amoureux.

D’entrée de jeu, il me dit qu’il aime sa femme plus que tout et que malgré les années qui passent à ses côtés, rien ne pourrait remplacer la chimie qui existe dans son couple et qu’il échangerait sa femme pour rien au monde. Il m’explique aussi que ce qui se passe avec l’autre femme (la maitresse) est quelque chose qu’il n’avait jamais imaginé pouvoir vivre dans sa vie. Comme il me le racontait si bien; « Cette fille-là (la maitresse) s’est pointée devant moi comme un blast! On ne se connaissait pas, on ne s’était jamais vu, mais nos regards ont fait éclater quelques feux d’artifices que seuls elle et moi avons vu et entendu. Même à partir de ce moment, je n’avais pas oublié ma conjointe ne serait-ce que pour quelques secondes. Elle est la femme de ma vie et ça ne changera pas. Je le pense encore aujourd’hui. » Je n’ai pas pu me retenir de lui demander pourquoi alors il a décidé de sauter la clôture s’il l’aimait à ce point. j’ai trouvé sa réponse fort intéressante.

« Tu sais Fred, l’amour que j’ai développé au fil des ans avec ma conjointe n’a rien à voir avec ce que je vis avec ma maitresse. Ce que je vis avec ma femme est un amour inconditionnel qui ne se bâti pas facilement. Ce que je vis avec ma maitresse est totalement différent. C’est intense, passionnel et purement charnel. En fait, cet amour ne fait que recréer ce que j’avais déjà vécu jadis avec ma femme mais qui n’existe plus. Ça ne veut pas dire que j’aime moins ma femme, au contraire! Malgré que j’aie une maitresse, mes habitudes et mon comportement à la maison n’ont pas changé d’une seule miette. J’adore faire l’amour à ma femme et elle le sait. Quand je suis avec elle et mes enfants, je suis là à 100%, même que parfois j’ai l’impression d’en faire un peu trop. Peut-être parce qu’inconsciemment j’ai envie qu’ils me pardonnent sur ce que je fais à leur insu. »

J’ai donc compris que sa relation extra-conjugale n’est qu’une affaire de sensation forte. Parce qu’il agit contre ce qu’est la norme morale de la vie conjugale à laquelle ils adhèrent. C’est le fruit défendu avec tout les risques que ça comportent. Car lui-même avoue que la situation ne se terminera pas comme il le souhaiterait.

« Je suis pleinement conscient que cette histoire va mal finir entre ma maitresse et moi. Soit qu’elle deviendra amoureuse de moi, soit parce que je vais vivre une peine d’amour à travers ma vie de couple. Dans les deux cas, ça fera mal et j’en suis pleinement conscient. Mais je ne peux pas résister à la tentation parce que ça fait du bien de se sentir désiré par une personne autre que celle avec qui on partage sa vie. J’ai l’impression que c’est ce que je recherche même si je sais que mon coeur ou le sien (ou peut-être les deux!) foncera droit sur un mur de béton à 100 km/h une fois que le buzz sera passé. »

Je ne sais pas où tout cela le mènera mais j’ose espérer qu’il sera en mesure de comprendre la morale de cette histoire lorsqu’il tournera la dernière page…

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L’orgasme


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« C’est en donnant un dernier coup que je t’ai senti contractée, incapable d’émettre un son tellement tu voulais profiter de ce moment si fort qui nous unissait, ce moment qu’on avait envie de se partager toi et moi par plaisir d’être ensemble, à l’abri du reste du monde et par désir de se donner à l’autre…« 

L’orgasme est l’apogée d’un ébats amoureux, là où il fait bon se retrouver avec notre partenaire parce que nous avons envie d’offrir dans la plus grande intimité ce que nous avons de plus cher, c’est-à-dire un amour plus grand et plus fort que tout. Relâcher un orgasme est un geste de pure générosité que nous aimons atteindre lorsque le moment est propice à une fusion émotive. Mais est-il nécessaire à toute relation sexuelle? Est-ce qu’atteindre l’orgasme est un impératif pour qu’une relation sexuelle soit complète et satisfaisante? Chacun à son opinion sur le sujet. C’est ce qui fait la beauté de la diversité affective. Mais si je devais répondre à la question, je serais porté à répondre non.

Pour bien comprendre mon raisonnement, je vais faire un parallèle avec le rire. Je connais personne qui déteste avoir un orgasme. Comme je ne connais personne qui déteste rire. Est-ce que nous rions dans toutes les conversations avec notre partenaire? Non. Sommes-nous malheureux ou malheureuses pour autant? Certainement pas! Donc à mes yeux l’orgasme se rapproche étrangement du rire. C’est-à-dire qu’il représente une forme de complicité avec celle que j’aime mais qui n’est pas impératif pour exprimer le bonheur que je partage avec elle. Nous avons tous un besoin de rire comme nous avons besoin de vivre un orgasme. Dans les deux cas, ce but n’est pas le plus important. Pour moi, ce qui compte le plus est le temps de qualité qui je passe avec ma douce. Le reste n’est que de l’extra!

Il est faux de penser qu’un homme qui n’atteint pas l’orgasme s’emmerde. Ça m’arrive de ne pas avoir un seul orgasme lors d’une relation sexuelle et ça ne fait pas de moi un homme ennuyé et/ou ennuyeux! J’ai vite compris avec le temps qu’il n’y a pas juste l’orgasme dans un ébats amoureux. Ce qui le précède est tout aussi important et aussi bon, surtout lorsque les deux partenaires sont sur la même longueur d’onde. Si ma partenaire a autant de plaisir que moi, alors nous avons atteint notre but.

Le sexe qui trébuche


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Je vous raconte…

Vers la fin de ma trentaine, j’avais rencontré une femme via le web. Nous nous étions mis à discuter et de fil en aiguille, nous nous sommes vite rendus compte qu’il y avait une bonne chimie entre nous. Les discussions se sont transposées du web au textos. Après quelques semaines d’échanges textuelles et aussi vocales, nous nous sommes enfin rencontrés. La soirée fut mémorable. On se plaisait mutuellement, nous avions beaucoup rit et partagés nos opinions sur plusieurs sujets, nous nous étions embrassés, etc.

Puis, ce qui devait arriver arriva. Nous avions fait l’amour ensemble et ce fut… La catastrophe! Rien ne se passait. Pas de complicité, que des gestes maladroits bref, aucun plaisir de ma part. Le sexe n’était tout simplement pas bon. C’est dommage! Car la personne avec qui j’avais eut tant de plaisir à discuter pendant des heures se retrouvait sur le siège avant des pires partenaires sexuels que j’avais connu. À ce moment précis, je savais que je me retrouvais dans une situation délicate. Je n’avais qu’une seule question qui me venait continuellement en tête: Comment lui annoncer que ça ne fonctionnera pas entre nous?

C’est juste. Pour moi la complicité dans le sexe est importante. Je dirais même plus qu’elle est primordiale pour espérer que mon couple fasse un bon bout de chemin. Si le courant ne passe pas à ce niveau, c’est impossible pour moi de continuer. Mais je me sentais quand même mal à l’aise pour la principale concernée. C’est dans ces moments-là qu’il faut impérativement faire preuve de tact et de minutie. Car une telle démarche peut se tourner contre nous si on ne le fait pas avec des gants blancs.

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Incapable de dire non



C’est toujours flatteur de se faire complimenter. Ça donne un petit boost à notre confiance et personne déteste plaire aux yeux du sexe opposé. On peut même y prendre goût! En fait, on peut facilement se laisser prendre au piège du jeu de la séduction au point d’accepter tout offre allèchante venant d’une personne qui nous plait. Ce n’est pas négatif en soit. Toute histoire d’amour doit commencer quelque part, pas vrai?

Mais qu’arrive-t-il si les échecs se succèdent parce qu’il devient difficile de mettre un frein à tout offre lorsque nous sommes déjà jumelé(e)s à quelqu’un? Est-ce par dépendance affective? Peut-être. À moins que ce soit par peur de manquer quelque chose dans notre vie sentimentale? Voyez-vous, j’ai longuement réfléchi à cette dernière question…

J’ai l’impression qu’on saute d’une relation à une autre par souhait de découvrir quelque chose qu’on aurait jamais vécu auparavant, par pure curiosité. Comme si c’était un besoin fondamental de découvrir ce qu’une personne nouvelle aurait à nous offrir de plus en comparaison à ce que nous avons déjà. Le « tout nouveau, tout beau » qui nourrit notre souhait de gagner à la loterie le fameux jackpot amoureux. Bref, à découvrir ce qui pourrait se cacher derrière une porte verrouillée qui vient d’apparaitre dans notre long couloir de vie.

Jumeler notre curiosité à nos  fantasmes est certes un beau cocktail en vue de connaitre plusieurs relations de surface. C’est la base de tout coeur volatile qui repulse l’attache et la sédentarité. Ceci dit, un tel mode de vie ne peut être gage de bonheur absolu ni de stabilité affective mais ils semblent le devenir au fil du temps.

Si l’essoufflement affectif n’est pas de tout repos, pourquoi vouloir à ce point courir comme un lapin? Ça vaut la peine de reprendre son souffle pour y réfléchir, non?

Love addict


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« Quand tu es là, près de moi, j’ai pas envie de te lâcher. Je te veux contre moi pour toujours. À te serrer fort et longtemps, parce que j’ai l’impression que tu es une partie de moi qui veut se détacher alors que sans toi, je perds mon souffle. Tu ne partiras pas, n’est-ce pas? Dis-moi que tu ne partiras pas. Rassures-moi. Promets-le moi. Sinon je meurs..« 

Quelqu’un m’avais déjà écrit ce genre de texte. À la fois très court et précis, qui me démontrait non seulement un amour vrai et senti. Mais aussi une sorte de détresse que je ne pouvais comblé malgré tout. J’avais envie de l’aimer, certes. Mais je me voyais mal m’engager dans une relation aux engrenages ensablés où je me voyais l’enliser davantage dans un sable mouvant. Pour une des rares fois de ma vie, je renonçais d’aimer quelqu’un que j’estimais beaucoup mais pour qui je ne pouvais donner ce qu’elle attendait de moi.

La dépendance affective est difficile à gérer, autant pour l’amoureux que pour l’être aimé. C’est un tourbillon qui ne cesse de tourner, où les émotions sentimentales se bousculent continuellement et sans relâche. Ce n’est pas plaisant de sentir que l’être cher est sans cesse accroché après notre jambe tel un boulet. Ce l’est encore moins pour celui ou celle qui doit sans cesse gérer difficilement ses émotions et affronter, contre son gré, à une forme de rejet de la part des autres parce que son amour est trop lourd à porter. C’est un cercle vicieux qui demande beaucoup d’attention, de compréhension et de volonté.

Pourquoi est-ce si difficile de composer avec la dépendance affective? Peut-être parce que l’autre doit systématiquement jouer à la fois le rôle d’ami, d’aimant, de psychologue en plus d’être soi-même. Endosser quatre rôles dans une seule relation n’est pas donné à tous et ceux et celles qui y parviennent méritent toute ma gratitude.

Devrions-nous inclure la nymphomanie chez la femme ou le satyriasisme chez les hommes dans le lot? Sûrement. Ce sont deux dépendances affectives physiques qui ont leurs lots de complexité. Malgré tout les embûches et défis que ça apportent, il ne faut jamais oublier qu’une personne qui a ce type d’indépendance ne demande qu’à être aimer et aimer en retour. À la différence près qu’ils ne sont pas aussi en contrôle de leurs émotions.

Pour en savoir davantage sur les signes d’une dépendance affective, j’ai trouvé cet article fort intéressant que vous pouvez découvrir en cliquant ici.

Tu me prêtes ta langue?


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Se faire poser la question a quelque chose de sensuelle, d’intime. Il y a une forme de complicité qui ne demande qu’à s’installer dans le confort du présent. Juste ici, alors qu’il n’y a que deux êtres qui ne semblent pas s’opposer à toute forme de distraction de la sorte. Comment une telle offre peut-elle être refusée?  Si l’autre nous plaît, si la situation s’y prête, pourquoi pas?

Les histoires commencent souvent par ce type d’approche, lorsqu’on en connaît un peu plus sur l’autre et qu’il y ait une envie d’aller là où notre zone de confort se sentirait à la fois un peu déstabilisé face à l’inconnu ou dépendant de ce qu’il a déjà connu. Juste pour voir ce que ça provoque en nous. Juste pour assouvir cette curiosité ou ce désir qui nous tient parfois en otage. Nous ne sommes jamais obligés d’en être la victime, mais avouons qu’une fois de temps en temps, la tentation vaut le plaisir qu’elle seule peut nous procurer. On peut rarement renoncer à ce qui nous pousse vers l’avant. À cette attraction invisible qui est bizarrement tangible quand les regards se croisent.

Quelqu’un vous a-t-il déjà posé cette question dans un moment où vous vous en attendiez le moins? Moi si. Il y a plusieurs années alors que je venais à peine de déménager à Montréal. C’était magique, spontané et délicieux. Ce fut un moment volatile. Sans lendemain. Sans même une nuit. Juste parce qu’elle avait envie de m’embrasser et que j’en avais aussi l’envie. Après nous avons souri sans se dire un mot. Elle m’a fait un clin d’oeil avant de reprendre son chemin, avant de continuer sa vie là où elle était rendue. je ne l’ai jamais revu par la suite. C’était peut-être mieux ainsi puisque je pouvais garder un souvenir savoureux d’un moment singulier. Je ne me suis jamais posé de questions par la suite. J’imagine que ça devait arriver. Autant pour elle que pour moi.

J’ai compris quelque chose de cette (très courte) histoire. J’ai compris qu’on ne peut pas anticiper ce qui se passe sous nos yeux. Qu’il faut parfois prendre et laisser aller les choses telle qu’elles se présentent, sans chercher à comprendre le comment du pourquoi. Garder ce qui nous a plu et oublier le reste… Voilà le secret d’une vie pétillante!