En passant

Les dernières minutes qui précèdent une nouvelle vie

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Il reste encore quelques minutes avant qu’il parte. As-tu quelque chose è rajouter? Parce qu’après ça, ce sera la fin. Il sera parti et toi, tu resteras encore là, à espérer les mains au visage que la vie ne te maltraite pas trop dans ta solitude. Alors, qu’aimerais-tu lui dire pour la dernière fois? Allez, dis-le, parce qu’après tu risques de regretter de ne lui jamais avoir dit ce qui pesait tant dans ton coeur. Et ça, tu ne te le pardonneras peut-être jamais.

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En passant

La fidélité existe-t-elle encore?

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Pourquoi répondre non à la question? C’est sûr que la fidélité existe encore! Aux dernières nouvelles, il y a encore des couples qui traversent le temps dans le parfait bonheur et qui n’ont rien à se soucier à ce niveau. Alors pourquoi se questionner sur la fidélité? Ah, oui, je pense connaître la raison: c’est peut-être parce que les célibataires d’aujourd’hui n’y croient plus, ou qu’ils y croient moins qu’avant. Parce qu’ils y croyaient, eux aussi, avant de se retrouver sur la ruelle des mal-aimés.

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En passant

Si tu veux que ça fonctionne, offres-toi les meilleures chances pour y arriver

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Il existe des besoins fondamentaux pour qu’un couple soit en mesure de traverser le temps. Si ces besoins ne sont pas comblés dès le départ, je pense qu’il est mieux d’oublier le projet. Les ambitions risquent de prendre le large bien assez tôt.

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En passant

Sortir de l’ombre grâce à quelqu’un qui vous aime pour les bonnes raisons

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Une personne narcissique n’attire pas la lumière. Elle l’est. Et se retrouver à ses côtés vous condamne en quelque sorte à n’être que bon deuxième, que ça vous plaise ou non. Vivre avec une personne narcissique, c’est jouer un second rôle qui ne sert qu’à nourrir son Ego tout en laissant sa confiance et son estime au pied de la porte…

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En passant

La dernière lettre

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Vous rappelez-vous d’avoir écrit une lettre, la dernière destinée à celui ou celle que vous aviez tant aimé mais qui, à cause d’un impondérable moment de la vie, avait décidé de prendre un chemin différent du vôtre? Cela fait-il des années? Des mois? Ou peut-être même quelques jours? Les souvenirs qui s’y rattachent se pendent à notre coeur mais ne tombent jamais, car ils s’accrochent tant bien que mal à nous comme s’ils étaient les seuls souvenirs que nous avions besoins de garder et enfouis dans un jardin secret qui ne demande qu’à respirer un air frais et nouveau dans une telle situation.

Écrire une dernière lettre est un signe d’adieu. C’est un moment d’introspection qui nous permet de dire, à l’aide d’un dernier jet d’encre, ce que notre coeur a encore envie de partager à l’autre. C’est comme une dernière caresse que l’on aurait tant aimé lui offrir avant de lui souhaiter une meilleure vie en notre absence.

Ce qu’il y a de fort dans cette démarche est qu’en écrivant nos dernières pensées, ça nous permet de tourner définitivement une page importante de notre vie. On s’accorde une seconde chance de connaître le bonheur et l’amour que nous serons prêts à offrir et à recevoir en retour lorsque le temps nous le permettra. C’est pouvoir boucler une boucle, de terminer notre relation par un dernier X au bas de la dernière page dans l’espoir qu’elle puisse traverser le temps auprès de la personne disparue.

Ça créer aussi un soulagement mélangé d’une crainte d’affronter l’inconnu et d’être en mesure de reprendre son envol avec quelques outils supplémentaires amassés tout au long de cette relation. C’est s’offrir le droit d’être une personne heureuse malgré son absence, malgré un vide qui prendra du temps à remplir de nouveau.

Le syndrome de la page blanche survient rarement lorsqu’on a tant de mots à écrire, tant de sentiments à exprimer et où il y a tant de souvenirs à énumérer. Et ce n’est pas pour rien qu’une dernière lettre comporte beaucoup plus de pages que nous avions imaginé au départ. Au lieu d’en avoir deux, il y en a six ou sept!

Que voulez-vous? L’amour éveille les plus grandes inspirations!

 

En passant

La grenade

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On m’a souvent enseigné qu’il ne faut jamais jouer avec une grenade car il y a un risque qu’elle explose par inadvertance. Les relations amoureuses au travail sont elles aussi, à leur façon,  des grenades que personne ne veut voir exploser par inadvertance. S’engager avec un partenaire professionnel est un risque. C’est comme jouer à la roulette russe avec trois balles sur cinq dans le chargeur.

Depuis mon arrivée sur le marché du travail, j’ai toujours appliqué deux règles qui me servent encore aujourd’hui. La première est que mon travail me fait vivre, mais que je ne vivrai jamais pour mon travail et mon second est que je ne fréquenterai jamais une femme dans ma profession. Je dois avouer que jusqu’à présent, ces deux notions m’ont plutôt bien servit.

Je n’ai jamais cru aux relations sentimentales en milieu de travail malgré qu’elles aient certains avantages. Pour moi,  l’abstinence a toujours prévalue sur l’engagement. Dans certains contextes affectifs, il est préférables de consulter sa matière grise avant de prendre une décision qui pourrait devenir regrettable. L’amour au travail fait partie de ces contextes et il serait maladroit de négliger la réflexion avant de faire le saut.

Former un couple au travail, c’est exposer une partie de sa vie personnelle à des inconnus. Même si vous prenez l’engagement de rester discrets sur votre relation, dites-vous qu’au bureau, tout finit par se savoir même à votre insu. Cette réalité est d’autant plus vraie lorsqu’il y a rupture, surtout lorsque celle-ci est difficile et houleuse.

Soyons honnêtes, il est toujours plus facile d’être aimés que d’être abandonnés par un partenaire pour la simple et bonne raison que toute rupture se fait rarement accompagnée de ballons et de confettis. Quand notre vie personnelle se transpose dans notre environnement professionnel, c’est là que la grenade peut faire de réels dommages, autant pour le couple qui n’est plus que pour l’équipe qui gravite tout autour.

Ceci étant dit, plusieurs couples réussissent à combiner les deux sphères de leur vie avec brio, mais malheureusement, ce n’est pas une majorité. Alors avant de vous engager avec quelqu’un chez votre employeur, pensez-y deux fois plutôt qu’une. Sur le long terme, vous pourriez peut-être vous féliciter d’avoir pris la bonne décision…

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En passant

…Comme la rosée qui perlait sur mon esprit

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Quand la lune se cache derrière quelques nuages, j’ai l’impression que c’est toi qui me quittes. Sans ta lumière, je n’y vois que l’obscurité qui m’entoure et m’envahit. Je me rends à l’évidence que ce que tu m’apportes est une chaleur que j’avais presque oublié…

En te serrant tout contre moi, y a une fraîcheur qui s’installe. Comme si tu étais la rosée qui perlait sur mon esprit et rafraîchissait ma peau. Tu n’as pas besoin de penser à comment m’aimer. Juste le fait d’être à mes côtés tu me rends heureux et me combles. J’ai envie d’être ton homme et je serai toujours là pour te garder au chaud, en sécurité et aimée comme tu l’as toujours voulu. J’aime les douceurs que l’on s’accorde. J’aime encore plus lorsque tu décides de prendre le temps d’arrêter ta vie pour la jumeler à la mienne. Les jours et les nuits sont parfois trop rapides pour être appréciés mais quand je me perds dans tes yeux, je n’ai pas envie de lâcher prise.

La simplicité qui nous englobe me fait penser à une grande couverture qui nous entoure et nous garde près l’un de l’autre. C’est bizarre de dire ça. J’ai l’impression de vivre une ballade au grand air, les yeux fermés, rivés vers le ciel à me demander comment je pourrais faire pour rester comme ça le plus longtemps possible. Un bonheur ne naît que lorsqu’on a envie de l’être. Avec toi je le suis. Avec toi j’ai envie de le rester.

Je te tends simplement la main pour que tu puisses, toit aussi, prendre plaisir à ce que je vis à tes côtés. Je sais que ça ne sera pas toujours parfait. En a-t-on réellement besoin? A-t-on besoin de vivre une relation parfaite? Moi je n’en veux pas. Je veux juste donner le meilleur homme que je puisse être dans ta vie parce que tu le mérites bien. As-tu envie de faire ce voyage avec moi? Je porterai les baguages et toi la boussole 😉

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En passant

…Que le toit me tombe sur la tête.

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« La décision est prise depuis quelque temps déjà. Mais l’annonce vient à peine d’être faite. Même si la séparation est maintenant officielle sur papier, elle est loin de l’être dans les faits car nous devons vivre sous le même toit pour encore quelque temps…« 

J’ai connu cette situation. Avec des enfants impliqués, une maison à payer et mon couple qui n’existait plus. Des fois je me demande encore quel fut le moment le plus difficile à vivre. Le moment ou je mettais fin à ma relation? Ou l’après alors que nous vivions encore sous un toit qui n’avait plus la même signification? Si vous avez lu mon Histoire de Gars: Parties 1, 2 et 3, vous comprendrez que mon expérience de cohabitation post-séparation fut très difficile pour moi et la mère de mes enfants. Même si nous avions convenu un « horaire » d’occupation et certaines règles, rien ne pouvait empêcher une ambiance tendue et, vers les fin, insupportable.

Pourtant, les règles étaient simples. Chacun avait sa chambre. Les journées paires, c’était moi qui soupait et passais la soirée avec les enfants et les journées impaires c’était elle. Les week-ends ne faisaient pas exceptions à la règles. Personne ne pouvait ramener quelqu’un à la maison et chacun devait respecter les engagements financiers prises avant la séparation, jusqu’à ce que la mère de mes enfants déménage dans un nouveau logement.

Nous avions vraiment tout fait pour que les enfants soient le moins affecté de notre séparation et je crois qu’à l’époque, nous avions réussi le mandat haut la main. Mais la relation entre nous était rendue inexistant et c’était mieux ainsi. De son côté, je savais qu’elle nourrissait encore la relation qui n’était plus un secret et du mien, je faisais tout pour m’occuper l’esprit et garder mon énergie pour mon travail et le bien être de mes enfants.

Ce n’était pas sain. Vraiment pas. On s’évitait du regard, on se parlait peu et si c’était le cas c’était par des phrases courtes. Je ne m’étais jamais senti aussi mal à l’aise, non seulement face à quelqu’un mais aussi face à une situation aussi pénible et suffoquante. Autant qu’avant la séparation j’aimais revenir chez moi après une journée de travail, autant je pouvais revenir à la maison avec un recul parce que le toit qui nous abritait pouvait nous tomber sur la tête à tout moment.

Nous avons cohabité pendant cinq mois avant qu’elle ne déménage. Cinq mois qui semblaient interminables et qui empoisonnaient littéralement mon esprit. Heureusement, l’écriture me gardait sur la bonne voie et j’avais réussi à occuper bon nombre de soirées, assis dans un café et à me demander ce que j’allais devenir dans toute cette affaire.

La bonne nouvelle est que le temps arrange bien les choses. Même si je savais qu’une marre de boue m’attendait au coin de la rue, j’étais persuadé que ce n’était pas la fin d’une vie mais bien le commencement d’une nouvelle.

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Le couple vit. Mais l’amour est mort depuis longtemps sans avoir annoncé son départ.

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Imaginez un peu. Un couple existe depuis un peu plus d’une dizaine d’années. Il a fait des enfants, vit une vie paisible et tout. Puis, un bon matin, l’amour qui l’unissait se transforme en tas de cendres juste sous le lit.

Personne ne l’a vu et personne ne se rend compte de son absence parce que la routine l’a aveuglé. Un vrai tour de magie. L’homme avoue qu’il ne sait plus s’il est encore amoureux de sa femme. Deux jours plus tard, L’homme lui avoue qu’il a trompé. La femme le fou à la porte et pleure son immense chagrin.

Bizarrement, la femme se rend compte que dans sa tristesse, elle ne pleure pas la perte de son conjoint parce qu’elle aussi, elle se rend compte qu’elle ne l’aimait plus depuis déjà bien longtemps. Alors si elle ne l’aimait plus, pourquoi pleure-t-elle aujourd’hui son départ? En fait, elle pleure pour d’autres raisons qui la bouleversent. Elle pleure sa peur de se retrouver seule, elle pleure pour ses enfants, de l’idéologie qu’elle avait et qui n’existe plus. Elle pleure pour les moments difficiles qui l’attendent au bas des escaliers, de la force qu’elle n’aura peut-être pas pour remonter la pente et faire vivre ses enfants comme elle le souhaitait il y a à peine quelques heures, etc.

C’est peut-être dans une situation comme celui-ci que l’on peut réaliser à quel point un couple qui ne vit plus d’amour a grandement besoin de changer d’air. Même si la déchirure proprement dite est douloureuse, il n’en reste pas moins que le second souffle est peut-être un besoin essentiel non-avoué. Mais tant et aussi longtemps que l’action de mettre fin à son couple n’est pas prise, c’est impossible de goûter à ce vent de fraîcheur qui reste à distance.

C’est triste de ne plus aimer la personne avec qui on partage sa vie. D’un autre côté, c’est encore plus triste de voir que son couple dépérit sans faire quoi que ce soit pour améliorer les choses…

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Ce que je pense du mariage…

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Depuis que j’ai l’âge de pouvoir partager mon coeur avec quelqu’un, j’ai rarement parlé de mariage avec une conjointe. En fait, j’en ai eu deux. Dont celle-ci…

ELLE: Chéri, crois-tu au mariage?

MOI: Non.

ELLE: Et pourquoi donc?

MOI: Parce que tu en es une preuve vivante que ça ne fonctionne pas.

ELLE: …

Voilà. Ce fut bref et concis. En moins de deux, j’avais résumé au maximum le font de ma pensée sur le sujet. Cependant, j’aimerais apporter quelques explications qui m’ont mené à répondre ainsi. Sachez que je n’ai rien contre le mariage en soi. Je trouve que c’est (encore aujourd’hui) l’un des plus beaux gestes d’amour que l’on puisse offrir au partenaire tant aimé. Mais pour ma part, j’ai un léger problème avec la façon dont le mariage est devenu et la banalisation que l’on en a fait au fil des siècles.

Aujourd’hui le mariage est synonyme de paperasses, de droits, de dettes, de combats juridiques et j’en passe. Oui oui, l’amour doit se trouver au tout premier rang des raisons de se marier et tant mieux si c’est le cas chez certains, mais la majorité déchantent lorsque les années de coton, d’étain, de cristal et de porcelaine s’empilent les uns après les autres. Parce que le contexte social a tellement changé depuis le dernier siècle que les valeurs qui s’y rattachent ont eux aussi changé dans la grande majorité des cas.

Il faut quand même réaliser certains trucs. Tout d’abord, le contexte du mariage a changé. Avant, ce n’était qu’un rituel religieux alors qu’aujourd’hui on peut se marier au civil ou à Vegas devant Elvis pour quelques dollars. Avant, la femme n’était pas aussi indépendante financièrement avant que le marché du travail lui soit (enfin!) accessible. Les femmes au foyer sont de moins en moins nombreuses et le nombre d’enfants par foyer aussi. Et je n’ai pas parlé de l’arrivée de la contraception, du droit à l’avortement, etc. Tout ça pour dire qu’au 21e siècle, la valeur du mariage n’est plus ce qu’elles était et qu’il est encore plus difficile de chérir un si grand voeux d’engagement avec une personne qui, aujourd’hui, à le monde à portée des doigts avec les réseaux sociaux et le web.

Pour moi, le mariage ne devrait pas être une alliance des premiers jours dans l’espoir de fonder une famille. Avoir une maison avec un chien et un chat, deux voitures dans l’entrée et un voyage à Cuba une fois par année… Non. Pour moi, ce n’est pas ça…

À mon avis, le mariage devrait avoir lieu une fois que la vie de couple et familiale soient passées et réussies, et non lorsqu’elle débute. Ça pourrait boucler la boucle à une longue vie commune, où les amoureux pourraient se dire nous avons réussi, ensemble, à bâtir quelque chose qui nous ressemble. Ça devrait être ça un mariage: l’étape ultime de l’accomplissement absolu. Une façon de dire à l’autre parce que nous avons réussi notre vie ensemble, j’aimerais finir mes jours en ta compagnie. À la vie, à la mort.

Mais bon… Longue vie à ceux et celles qui se marient. Je vous souhaite le plus grand bonheur du monde!

 

 

Ils faisaient un si beau couple…

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Et pourtant, ils se sont séparés sans que personne ne voit venir le coup. Ça surprend toujours d’apprendre qu’un couple d’amis décide de mettre un terme à leur relation alors que tout semblait aller comme sur des roulettes. Mais, comme vous et moi n’étions pas dans leur quotidien, il est difficile de porter jugement sur les raisons de leur séparation.

Peut-être avez-vous connu ce genre de situation où plusieurs personnes de votre entourage étaient surprises d’apprendre que vous n’étiez plus en couple alors qu’ils croyaient que tout semblait si bien aller. Et bien non. Tout n’allait pas si bien. Le quotidien n’était pas celui que vous aviez imaginé. Des problèmes sont apparus et se sont accumulés au point d’avoir eu raison de votre couple. C’est la dure réalité de tous, même qu’il peut nous arriver d’avoir des comptes à rendre à notre entourage après cette dure épreuve. Je suis loin d’être de cet avis.

Pour moi, l’intimité est un feu sacré que personne d’autre à part moi et ma partenaire avons droit. Si je prends la peine de vivre mon quotidien avec quelqu’un, l’intimité que je développe avec l’autre devrait perdurer même si une séparation devait survenir. C’est une question de respect envers l’ex mais surtout envers soi-même. Car il ne faut jamais perdre de vue que tout ce que nous disons ou faisons après s’être séparé pourrait être retenu contre nous.

Il est normal d’en parler aux proches (familles et amis) mais est-il nécessaire d’exposer l’échec sur la place publique? Est-il nécessaire de traîner dans la boue celui ou celle que l’on a aimé il n’y a pas si longtemps? Je crois que non. Il n’y a rien de positif à agir de la sorte, à part nourrir ceux et celles qui sont toujours à la recherche de potins et de crunchies à se mettre sous la dent…

Quand doit-on ranger le cœur dans sa poche arrière?

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L’humain, de par sa nature, a une obsession de vouloir tout comprendre et tout savoir. C’est ce qui explique en grande partie son évolution au gré des 3,8 dernières millions d’années. Mais y a-t-il lieu de tout connaître? Je ne crois pas. Et si on ne parle que de nos relations amoureuses, alors là, c’est un non catégorique! Car si voulez mon avis, il y a des choses qui surviennent dans notre vie sentimentale qu’il est (presque) mieux d’en connaître le moins possible.

Parfois, le contenu principal d’une situation précaire devrait nous contenter. Parce que creuser un peu plus ne pourrait qu’amplifier une douleur déjà assez saisissante. En apprendre davantage ne ferait que tourner le fer dans la plaie. Est-ce vraiment ce que nous voulons? La tête aurait peut-être tendance à dire non. Mais notre coeur lui, j’ai l’impression qu’il dirait oui haut et fort, parce que c’est toujours plus fort que nous de vouloir tout savoir. De cet angle, il est préférable de ranger son coeur dans sa poche arrière et faire face à la situation avec un peu plus de lucidité que d’émotion.

Par exemples… Une situation classique survient. Vous découvrez que votre partenaire vous trompe avec quelqu’un dont vous connaissez son identité. Est-ce nécessaire de gratter un peu plus le scandale pour apprendre qu’ils se fréquentaient depuis plusieurs mois? Que votre partenaire vous mentait sur le temps supplémentaire au travail? Pour découvrir des photos sexy de l’autre dans son cellulaire et du sexto?… Entre vous et moi, est-ce un plus valu d’apprendre ce genre de détails pour vous faire à l’idée? Pourquoi cherchons-nous tant à s’infliger plus de douleurs qu’il nous en faut pour prendre action?

Le fait que l’autre vous trompe est odieux, mais ce qui compte vraiment ne devraient pas être les détails de l’histoire qui en découlent mais plutôt votre prise de décision et, surtout, l’action que vous adopterez. Peut-être qu’au bout du compte, vous seriez prêts à passer l’éponge. Ou peut-être que non… D’où l’importance de mettre son coeur dans sa poche arrière, question de donner l’espace nécessaire à la tête pour qu’elle puisse prendre position de façon éclairée et rationnelle au lieu d’être émotionnelle et impulsive.

D’après mon expérience, je peux dire hors de tout doute que la deuxième option est de loin la moins douloureuse et la moins coûteuse.

Si seulement vous saviez…

 

 

Que veux-tu au juste?

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En tant qu’homme, je me suis souvent buté à une femme qui ne savait pas ce qu’elle voulait. Un jour elle disait quelque chose et le lendemain c’était tout le contraire. Je ne savais plus sur quel pied danser tellement c’était déstabilisant. Puis, au moment où je n’en pouvais plus d’être dans une telle situation, j’avais décidé de poser une question qui allait m’aider à régler ce problème une bonne fois pour toute: « Que veux-tu au juste? »

Je lui avais expliqué ce que je voulais mais surtout ce que je pouvais lui donner. Puis je lui avais reposé la question. Elle ne savait plus quoi dire. Elle ne savait pas… Ou plus… Bref, c’était le néant. C’est à ce moment que j’avais réalisé à quel point il était possible de perdre son temps si on ne prenait pas la peine de poser la bonne question. C’est souvent plus facile d’exprimer ce que l’on exige de l’autre que d’exprimer nos besoins.  Je ne sais pas pourquoi tant de personne décident de s’engager sans réellement savoir ce que l’autre peut leur apporter ou encore ce qu’il peuvent eux-même apporter à l’autre.

Il y a une différence entre vouloir être avec quelqu’un parce que nous sommes incapables d’être seuls et vouloir s’engager pour bâtir une vie avec notre partenaire. Il n’y a rien de mal à ne vouloir qu’une présence avec soi, mais encore faut-il que l’autre ait envie d’être en couple pour les même raisons. Tout est une question d’être avec la bonne personne au bon moment.

Lorsque vous réalisez que votre partenaire est incapable d’éclaircir ses besoins, ne vous débattez pas inutilement dans l’eau. Même chose si vous êtes la personne concernée. Vous ne vous rendez pas service en tentant de vous engagez sans trop savoir où vous avez envie d’être. En revanche, n’ayez pas peur d’exprimer ce que vous avez envie de vivre comme relation avec celui ou celle que vous aimez, car pour toute personne qui a envie d’être avec vous, il est toujours mieux de lui expliquer le bon chemin à prendre plutôt que de le garder près de soi les yeux bandés.

La routine est ce que l’autre nous donne et qu’on ne voit plus

En début de relation les émotions que notre partenaire éveille en nous, lorsqu’il porte ne serait-ce qu’une petite attention de rien du tout sont, pleinement justifiées. Mais plus le temps passe et plus ces émotions semblent s’estomper avec l’habitude et le déjà vu. Pourtant, l’essence-même des gestes reste identique. C’est toujours fait avec amour malgré que l’autre ne semble plus donner signe d’appréciation.

Une routine est exactement ça. C’est à partir du moment où le retour d’un regard amoureux ou d’un sourire approbateur ne se manifeste plus suite à un geste sentimental et complice. Le pire est que l’on ne se rend jamais compte lorsque la routine décide de se mettre le pied dans la porte. On réalise qu’il fait partie de notre quotidien seulement lorsqu’on s’aperçoit que notre coeur ne fait que battre machinalement et que notre esprit est déjà rendu vers d’autres cieux. Et quand ça arrive, la première question qui peut nous venir en tête est mais que devient  notre couple?

La routine est comme une croisée des chemins où le couple fait les cent pas avant de se décider si vivre conjointement en vaut encore la peine ou non. Et comme une relation est une affaire de complicité, nous sommes autant complice dans la séparation que l’autre, même si la responsabilité n’est pas entièrement avouée.

La nature humaine est ainsi faite. On s’asseoit sur ce que nous prenons pour acquis et nous oublions que l’autre est, tout comme nous, un être vivant pourvu d’émotions qui ont besoin d’être gardées éveillées. Lorsque l’effet « wow! » Du couple s’estompe, c’est le couple lui-même qui doit prendre la relève pour que l’effet persiste.

Car la pensée magique n’existe pas, bien malheureusement…

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L’empathie, l’ennemi lors d’une prise de décision

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Il y a des matins où l’on voudrait garder notre tête sous l’oreiller, surtout lorsqu’on envisage de quitter notre partenaire. On angoisse, surtout lorsqu’on abandonne quelqu’un de bien.

L’empathie met un frein à toute prise de décision. Elle nous force à transposer nos émotions sur la tristesse que l’autre ressentira lorsqu’on aura officiellement lancé la serviette. Pour moi, adopter ce genre de réflexe est une erreur. car inconsciemment, on s »accroche à des souvenirs émotionnels qui valident les biens-fondés de notre appréciation envers la personne que l’on s’apprête à quitter. Il m’apparaît évident que ce phénomène soit en grande partie responsable d’un blocage qui nous torture le coeur et tourbillonne nos pensées.

Pourtant, tout au long de notre vie, on traverse mainte et mainte fois ce genre de scénarios même si le contexte est différent. On a qu’à penser à notre jeunesse où on devait faire le tri de nos jouets pour déterminer lesquels allaient partir vers d’autres lieux. On a qu’à penser à un animal de compagnie qu’on a dû se départir, au moment où nous quittions le nid familial pour voler de ses propres ailes, etc. Malgré tous ces événements, on réussit quand même à passer par-dessus pour continuer notre chemin. L’être humain à une capacité de survie incroyable et trouve toujours le moyen de reprendre du galon malgré les embûches.

Si nous sommes capables de surmonter une séparation, l’autre aussi en est capable. L’autre doit cheminer dans sa tristesse comme nous devons cheminer suite à notre prise de décision. Cependant, le cheminement de l’autre ne nous appartient plus et il devra compter sur ses proches pour la suite des choses. Tout comme nous d’ailleurs…

J’avais déjà écrit que l’amour est tout sauf rationnel. Au moment de lever les feutres, c’est cette rationalité qui doit prendre les commandes et nous mener là où nous devons aller. La vie à ce don de bien arranger les choses même après une rude épreuve. Aussi bien lui faire confiance, non?

Prendre une pause, c’est lancer la serviette sans se l’avouer.

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L’histoire est classique. Un couple bat de l’aile et les deux partenaires, d’un commun accord, décident de prendre une pause question de réfléchir sur l’avenir de la relation. Cette formule, bien que l’intention soit bonne de la part des deux parties, je n’y crois pas. Pas une seule miette. Car pour moi s’imposer une pause est comme lancer la serviette sans se l’avouer sur le coup. Ça ne fait que retarder l’inévitable perdre notre temps précieux.

J’ai toujours entendu dire qu’un couple devient fort lorsque les amoureux sont capables de traverser les pires tempêtes ensembles. On ne m’a jamais dit: « Fred, si tu veux que ton couple persiste à travers le temps, séparez-vous quelques jours, quelques semaines ou quelques mois et tu verras, tout s’arrangera par magie! » Euh… Vraiment? Non. Vraiment pas.

Il faut comprendre qu’avant qu’une personne vienne à la conclusion qu’une pause serait peut-être une bonne solution pour relancer le couple, il y a tout un processus de réflexion qui s’est déjà enclenché depuis un bon bout de temps. Et selon mon expérience, rares sont les discussions qui émanent d’un tel processus. On réfléchit généralement seul, dans son coin. Soit en espérant trouver une solution qui pourrait redonner vie au couple, soit en espérant trouver une façon d’accompagner le ou la partenaire tout droit vers a sortie. Dans les deux cas, il y a un processus inconscient qui nous pousserait à faire un certain deuil de ce qui s’annonce à l’horizon. Un genre de deuil préventif au cas où les choses ne tourneraient pas comme prévu. Donc, si le couple venait à se séparer, le cheminement du deuil serait déjà mis en branle sans en être trop affecté.

Si votre couple chambranle depuis un certain tant, oubliez la pause. Optez plutôt pour une conversation entre quatre yeux où la franchise et l’honnêteté seront mises de l’avant. Car après tout, si vous tenez tant à votre couple, vous aurez un réflexe naturel de lui donner toutes les chances de réussite avant de lui lancer la serviette. Car comme à la boxe, une fois que la serviette touche le sol, c’est la fin d’un long et difficile combat.

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Laisser l’autre gérer ses propres décisions

Après une séparation, il peut arriver que nous ayons encore le réflexe de s’immiscer dans la vie de l’autre. On peut avoir le (mauvais) réflexe de mettre son nez là où nous n’avons plus accès parce que notre partenaire a décidé de quitter le navire pour refaire sa vie. Lorsque ça arrive, dites-vous qu’il y a deux choses que vous devons accepter;

  1. Si notre partenaire vous quitte, qu’importe la raison, c’est parce qu’elle a pris la décision de le faire. 
  2. Cette décision démontre que nous ne cadrons plus dans ses plans, que ça nous plaise ou non.

Se faire larguer n’est jamais plaisant. Se faire larguer pour quelqu’un d’autre l’est encore moins. Mais peu importe les raisons de la séparation, si l’autre décide de lever l’ancre et nous jeter à l’eau, on doit s’arranger pour atteindre la rive au plus vite avant d’être en hypothermie.

Ce que trop de gens font comme erreur est de jeter leur dévolue sur l’autre alors qu’ils devraient plutôt se concentrer sur eux-même. Blâmer, accuser ou rabaisser l’autre ne donne rien de plus. Nous ne gagnons rien en agissant ainsi, si ce n’est que de perdre l’estime qui restait encore dans la tête de notre ex. Ne perdons pas inutilement notre énergie pour quelqu’un qui est déjà partie depuis des lunes. Car une personne qui prend la décision de tout arrêter a déjà pris une bonne longueur d’avance sur son deuil.

Si nous sommes si convaincu que notre ex fait le mauvais choix en nous quittant, nous n’avons peut-être rien compris de la situation. Nous refusons de voir une réalité pourtant bien palpable en rejetant du revers de la main toute responsabilités qui sont la cause de notre échec conjugal. Car oui, lorsqu’il y a séparation les deux partenaires ont leur part des responsabilités.

Notre partenaire vous largue? Qu’il en soit ainsi. Sa décision lui appartient. Tout ce qu’il nous reste à faire est d’enclancher un processus d’introspection et trouver la force nécessaire pour reprendre notre chemin de vie avec l’amour et le support de nos proches, nos amis et/ou nos enfants.

On ne choisit jamais les épreuves que la vie nous impose mais on peut certainement prendre action pour les surmonter.

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Lorsque les mots ne comptent plus…

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« C’est en te regardant que j’en oublie mes mots… »

Le silence. Le vrai. Et je ne parle pas ici de celui qui nous entoure lorsque nous sommes seuls. Je parle de celui qui devient palpable lorsque deux individus se regardent, sans mots, par peur d’entacher le moment qui les uni.

Le regard silencieux est à la fois le dialogue d’un grand amour qui ne cesse de grandir ou d’une  relation qui prend fin. Tantôt rempli d’euphorie et de désirs, tantôt rempli de questionnements, d’incompréhension et de tristesse. Dans les deux cas, on ne peut rester insensible aux regards de l’autre tellement l’émotion qu’ils procurent nous rend à fleur de peau.

Par exemple, dire « je t’aime » et laisser le regard faire le reste est somptueux. Car avec cette phrase si douce, nul n’a besoin d’en rajouter. Comme si s’était une histoire qui prenait naissance dans notre imagination avant que nos fantasmes les plus secrets prennent la relève. Ce que je trouve beau dans un tel silence est toute la pudeur qui s’y dégage. On questionne souvent l’autre sur les raisons de son regard un peu trop long posé sur nous alors qu’au fond, on aime qu’il ou elle le fasse même si ça nous gêne. Ça nous déstabilise, nous excite et nous réconforte à la fois.

À l’opposé, entendre dire « je suis désolé, c’est terminé entre nous » impose un long et pénible moment de silence. Parce que l’on ressent note gorge se nouer tout en cherchant les mots pour exprimer la tristesse qui émerge en nous. Ce silence lourd et intolérable est ce qu’il y a de plus douloureux car à ce stade-ci, les mots ne comptent plus. On aimerait implorer un dernier câlin que l’on voudrait éternel parce que la coupure est trop difficile à supporter. On cherche à se protéger des intempéries qui s’annoncent, comme un chat de ruelle cherchant un endroit sûr avant la venue d’une pluie torrentielle. Un silence qui suit une telle phrase se gonfle au point de nous étouffer et nous aveugler. Si la pilule peut-être difficile à avaler, l’est-elle vraiment plus que le silence lui-même?

T’avoir dans la peau

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« Y a pas à dire, tu chamboules tout en moi. Tu crées quelque chose que je ne peux comprendre ni contrôler. Lorsque j’entends ton nom, croise ton regard ou entends ta voix, je ne me peux plus. J’ai envie de tout laisser tomber pour me retrouver dans tes bras et m’imprégner de ton odeur, sentir la douceur de ta peau et garder ton coeur juste pour moi.

Dis-moi qu’il il y a quelque chose entre nous. Dis-moi que ce que je ressens n’est pas banal et que c’est réciproque. Rassure-moi qu’on ne peut pas laisser passer ça. Dis-le moi, s’il-te-plait. Je t’en supplie…« 

Il peut arriver que l’on ressente l’urgence de mener à terme une obsession qui nous consume, qui nous gruge l’énergie sentimentale qui semble plus fort que tout. Aimer quelqu’un avec obsession, ça frôle presque la folie. Parce qu’il est difficile de concevoir l’impossible, d’accepter la fatalité s’il devait y avoir un échec. En fait, aimer à ce point quelqu’un est comme si on enfonçait nos ongles dans sa peau sans lui demander la permission, sans contrôle et sans retenue. Ce n’est pas sain. Ni pour nous, ni pour celui où celle qui reçoit cet amour.

Vivre une obsession sentimentale, c’est vivre aveuglément. C’est fuir. Agir sans réflexions et dans la confusion. C’est se demander si nous ne sommes pas devenus fous tellement nous avons de la difficulté à se reconnaître dans nos agissements face à l’autre. C’est se répéter sans cesse dans sa tête que tout ira bien alors que nous savons pertinemment que tout est insensé au point de se retrouver les mains vides, parce que l’autre juge qu’il n’est pas digne de recevoir tout cet amour.

Un amour du genre nous quitte jamais. Il est là, perché quelque part dans notre vie, à refaire surface dans nos pensées aux moindres éléments qui nous rappellent l’être tant aimé. C’est un souvenir immortel qu’on ne peut laisser aller et avec lequel nous devons se bâtir le reste de notre existence.

Heureusement, un amour obsessionnel peut devenir fusionnel lorsque les deux parties s’aiment aussi intensément l’un de l’autre et peut créer une relation extraordinaire. Je pense que c’est ce que nous souhaitons tous au fond de nous. Mais est-ce à ce point nécessaire? Est-ce une quête à l’amour absolu qui nous empêche d’apprécier un amour plus discret, dénudé de tout feu d’artifice mais tout aussi sincère et réel? Ne se sentir qu’aimer ne pourrait-il pas être la meilleure façon de connaître un bonheur amoureux et une vie disons… Plus équilibrée?

M’aimes-tu?

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Les jours filent à une vitesse folle mais nous sommes ensembles, heureux et épanouis en tant que couple. On rit, on réalise des projets, on prend soin de nous. Non pas que je sois inquiet de notre relation, bien au contraire, mais parfois je me questionne sur l’amour que tu portes à mon égard. Quand je te vois réaliser tes projets personnels, je me demande si tu prends ce temps pour m’oublier ou pour penser à moi, à prendre plaisir de t’ennuyer de moi, de ma folie et de mes caresses pour apprécier davantage ma présence à tes côtés.

je veux que tu saches que pour ma part, je suis bien avec toi. Que tu sois là, tout près ou non. Je pense toujours à toi, à ce que nous devenons tous les deux face à ce monde parfois trop fou à mon goût. Mais nous, c’est plus fort que tout et je ne veux en aucun cas perdre ce que nous avons réussit à bâtir ensemble. Alors dis-moi, m’aimes-tu? M’aimes-tu vraiment par désir ou par obligation? M’aimes-tu, moi, pour ce que je t’apporte, te procure et ce que j’éveille en toi quand ton regard croise le mien?

Pas que je m’inquiète, mais j’aime être rassuré à l’occasion. J’aime savoir que je plais. Que je TE plais. Parce que tu me plais encore et toujours, comme la première fois où je t’avais rencontré. Et en ce moment j’ai besoin de me sentir aimé et désiré. Peut-être parce que j’ai l’impression qu’on se distancie toi et moi à cause de nos activités et notre routine qui, avouons-le, peut peser lourd dans la balance lorsque vient le temps de se retrouver enfin seuls, en couple, en toute intimité sans être brusqués par quoi ou qui que ce soit. N’arrête jamais de me sourire, de me prendre dans tes bras et de m’embrasser. J’en ai grandement besoin. C’est mon phare sur ce que nous vivons. C’est ma raison d’être avec toi parce que tu procures en moi un grand bien.

Tu n’es pas obligée de me répondre mot à mot « oui, je t’aime ». je veux juste que tu ne perdes pas de vue que j’ai besoin de le ressentir à l’occasion, soit par tes gestes, ton regard ou par le temps que tu décides de nous consacrer. J’aime ça quand tu me prends par surprise pour me rappeler qu’on est pas juste ensemble pour le métro-boulot-dodo. Nous sommes là l’un pour l’autre. Tachons de ne jamais l’oublier…

La douleur

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« Y a des fois où tu voudrais que ça finisse. Mais le regard de détresse de tes enfants éveille en toi une force que tu n’avais jamais imaginé auparavant. Alors tu encaisses les coups et n’attends que le moment propice pour prendre la fuite avec eux. Puis lorsque la porte de sortie est à portée de main, tu fais l’impensable. Laissant derrière toi l’agresseur nourrit d’une rage qui résonnera dans ta tête pour toujours…

Ton courage, tu l’as eu grâce à tes enfants. Tu l’as eu grâce à ton désir de connaitre une vie  nouvelle malgré tout ce que tu avais connu avant que le couple ne devienne cette prison qui t’a trop longtemps isolé de tout épanouissement. Malgré les fenêtres placardées et la muselière, celui que tu aimais au point de fonder une belle famille n’a jamais réussit à te briser comme il l’aurait voulu. Tu as gardé ta droiture malgré les ecchymoses et la violence psychologique qu’il t’infligeait sans retenue. Aujourd’hui, tu as su te relever. Tu as su reprendre ta dignité en tant que mère mais surtout en tant que femme. Certaines blessures resteront, mais les cicatrices t’aideront à garder le cap vers le bonheur auquel tu as longtemps rêvé… »

Ne jamais abandonner est surement l’adage le plus répété chez les victimes de violence conjugale. Cette force brute qui détruit tout sur son passage jusqu’à ce que la victime décide de se tenir debout et de faire face à son plus grand ennemi. À chacun de vous, qui que vous soyez et où que vous soyez, je vous souhaite tout le bonheur qui vous est dû. Et dites-vous qu’il y aura toujours une personne prête à vous aimer pour ce que vous êtes et non pour ce que vous devriez être à leur yeux.

S’aimer à distance

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« Ça fait mal à chaque fois. Quand tu mets ton manteau et prends ton sac avant d’ouvrir la porte, y a un pincement dans mon coeur. Parce que j’ai toujours peur que tu ne me reviennes plus… »

Aimer alors qu’il y a ces tonnes de kilomètres qui nous séparent de l’être cher. Ressentir en nous l’excitation lorsqu’on prend la route pour aller retrouver celui ou celle pour qui notre coeur a décidé de battre. Repartir le coeur déchiré par un ennuie profond alors qu’on vient à peine de quitter pour le chemin du retour. Vivre une relation à distance est une vraie torture. Lorsqu’on dit « à bientôt » à notre partenaire, qu’on le serre dans nos bras comme si c’était peut-être la dernière fois et qu’on l’embrasse sans vouloir que ça finisse, ça ne laisse personne dans l’indifférence mais ça nous baigne dans l’incertitude la plus totale. C’est dans ce type de moment que la confiance – presqu’aveugle – doit faire son oeuvre. Juste à y penser, ça donne le vertige…

Ce n’est pas un luxe que d’attendre des semaines, voire des mois avant de pouvoir prendre dans ses bras l’être aimé. De sentir à nouveau son odeur, de le toucher, l’embrasser, de refaire un plein de souvenirs de son visage, son sourire, sa voix et ses caresses. Car lorsque le moment du grand départ arrive, c’est la gorge qui se noue et c’est l’envie de le prendre en otage pour toujours qui nous envahi. Voir l’amour de notre vie prendre le large est chaque fois un signe d’adieu dans l’espoir qu’il n’en est pas un. C’est s’en remettre à la vie avec le désir que cet amour puisse traverser une fois de plus l’océan de la mélancolie. C’est à la fois un sentiment d’impuissance et d’espérance qui nous pousse à rester aux larges, en attente d’un retour beaucoup trop tardif.

Si la patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, le bonheur de se retrouver encore une fois dans les bras de son amoureux est sans contredit la plus belle des récompenses.

La seconde chance

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Saisir une seconde chance, soit pour reprendre quelqu’un dans notre vie ou revenir dans la sienne. Lorsqu’on la saisie, cette chance demande une bonne dose d’humilité et de persévérance. Une telle opportunité qui s’offre à nous est le genre de chose qui ne peut se répéter éternellement. Il faut presque la saisir à deux mains lorsqu’elle passe, même si c’est à se demander si le geste en vaut vraiment la chandelle.

Personnellement, je n’y crois pas. En fait, je devrais plutôt dire que je crois à la deuxième chance, mais je ne crois pas que la reprise sentimentale puisse être durable. Je peux me tromper en disant ça. Je le souhaite aussi. Il y a sûrement des couples qui se sont solidifiés d’avantage à la suite d’une première séparation. Mais selon mes expériences passées, rien de tout ça a tenu la route bien longtemps, même avec les meilleures intentions au monde et les changements apportés pour le succès du couple.

Avec un recul, je crois que tout doit dépendre du type de séparation qui a précédé la reprise. On ne peut cependant ignorer le fait que même si on y croit dur comme fer, même si nous sommes convaincu(e)s que le retour à la case départ est possible et que nous faisons tout en notre pouvoir pour que la relation fonctionne, nous n’avons jamais plus de 50% du pouvoir conjugal. Si le/la partenaire décide de nous fermer la porte au nez, nous nous retrouvons avec nul autre choix que d’en faire son deuil.

En terminant, je reste persuadé que la chance qu’il faut saisir à tout prix ne doit pas être la deuxième mais bien la première. Celle qui nous offre l’opportunité de vivre une relation amoureuse avec celui ou celle qu’on affectionne plus que tout, et avec qui nous avons le désir de partager notre quotidien.