En passant

Je trie, tu tries, nous trions…

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La semaine dernière, j’allais prendre mon courrier. Comme à chaque semaine. Comme toujours en fait. Je le fais parce que je n’ai pas le choix de le faire. Parce qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, qui m’envoie des factures, des changements de convention d’entreprises, des publicités inutiles… Et si je ne le fais pas, mon casier postal déborde jusqu’à (je le suppose) la poste décide de me laisser une petite note mentionnant que « votre boîte aux lettres est pleine et qu’il serait important de le vider, car d’autre courriers risquent d’être acheminés à votre adresse. » Chaque fois, je fais le tri et jette à la récupération ce qui me laisse totalement indifférent.

La vie en général est un peu comme une boite aux lettres. On ne choisit pas de recevoir ou non du courrier. Il arrive, comme ça, sans que nous en fassions la demande. Tout ça parce que, quelque part, nous avons dû laisser notre trace en tant que consommateurs et qu’en retour, nous sommes continuellement sollicités. C’est la même choses avec les courriels et leur lot de spams (polluriels) qui peuvent engorger notre boîte de réception.

Avec un certain angle, je peux comprendre que les personnes qui traversent notre vie sont un peu ce que les courriers ou les courriels sont à nos boîtes aux lettres. Elles arrivent sans que nous ayons demandé leur présence mais, lorsqu’elles tombent entre nos mais et piquent notre curiosité, nous décidons d’en explorer le contenu pour voir si notre intérêt est bien fondée.

Le triage est donc devenu une activité récurrente pour plusieurs d’entre nous, je dirais même presqu’automatique. On trie nos amis, nos collègues, nos réseaux sociaux, ce qui se trouve dans notre assiette, dans notre garde-robe, les gens qui nous sollicitent, ce qui se trouve dans notre panier de linges sales avant de les mettre au lavage, etc. Le tri est partout, parfois par nécessité, parfois par paresse. Surtout lors de la recherche de l’être que nous aimerions tant aimer.

J’entends souvent de la part des hommes qui m’entourent et qui m’écrivent (ou qui commentent mes publications) qu’il est navrant d’avoir très peu de chance de se faire valoir au détriment de ce qu’ils projettent aux yeux des femmes. Je dirais que c’est une triste réalité chez les deux sexes quoi qu’elle peut être plus marquante chez les hommes. Mais, est-ce un mal nécessaire? Certains d’entre vous répondraient par l’affirmative, d’autres avec une certaines nuances. Personnellement. je crois que si. À cause, entre autre, du contexte de recherche que nous avons connus au fil des ans par l’entremise des possibilités que nous offre le web. Les gens n’ont plus la patience ni le désir de perdre leur temps et préfèrent mieux opter pour un coup de circuit possible au lieu d’opter pour simple coup sûr. C’est comme ça. Est-il plus avantageux de penser ainsi? Est-ce une économie de temps et d’énergie? J’en doute. Car peu importe la démarche que nous choisissons d’adopter, le risque de recommencement reste malgré tout omniprésent.

 

 

En passant

Une valeur dévaluée

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Parfois, je me demande où s’en va l’Homme. Ses comportements me font souvent grincer des dents et je me demande si, un jour, il aura assez de lucidité pour emprunter un chemin d’évolution moins cahoteux que celui qu’il prend présentement. Mais, au-delà du chemin emprunté, je pense qu’il ferait mieux de coudre un trou sur la poche arrière de son pantalon, car certaines de ses valeurs semblent lui échapper en cours de route.

La reconnaissance fait partie de ses valeurs délaissées subtilement et dévaluées par certains d’entre nous. C’est comme ça. Le monde change et décide de favoriser autres choses que des valeurs fondamentales qui servent aux bons fonctionnements de toute société. Peut-être parce qu’elle ne rapporte rien, ou trop peu? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que ça ne coûte rien de faire preuve de reconnaissance envers quelqu’un ou quelque chose. Vraiment rien. Pourtant, le geste en soi apporte rarement un comportement négatif et dénigrant. Alors pourquoi en faire si peu usage? La réponse peut peut-être se trouver dans l’éducation faites à nos enfants. Mais, je crois aussi que le problème existe depuis que le monde a opté pour vivre demain plutôt qu’aujourd’hui.

À mes yeux, la reconnaissance prend forme à partir du moment où on décide de prendre une pause pour apprécier un geste, un commentaire ou une chose qui nous touche et nous fait du bien. C’est exprimer par la forme positive ce qui nous permet de passer une meilleure journée. C’est difficile d’apprécier et d’être reconnaissant si notre tête est toujours en train de penser à demain, à la semaine prochaine ou au mois prochain au lieu d’être au même endroit que notre corps.

Penser sans cesse au futur est une distraction. Tout comme sont l’usage du cellulaire et les réseaux sociaux, entre autres. Les nouvelles technologies ne font rien pour nous permettre d’être reconnaissants envers notre environnement ou le comportement. On oublie parfois que s’asseoir (par exemples) dans un parc ou près d’une fenêtre, à observer la scène qui se déroule devant nos yeux nous fait du bien et nous permet d’oublier, ne serait-ce que quelques minutes, ce qui nous envahi la pense parfois trop longtemps.

Prendre le temps de dire merci à quelqu’un que l’on connaît ou pas, faire preuve de reconnaissance envers la courtoisie d’autrui portée à notre égard, dire à quelqu’un que nous apprécions sa présence ou son soutient… Ce sont tous des gestes simples qui embellie les rapports humains. Pourquoi ne pas en profiter?

Gâtez-vous. C’est gratuit.

En passant

Voici pourquoi les relations ne fonctionnent plus aujourd’hui

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Notre société moderne, tel que nous la connaissons, a su modeler le concept de l’amour et de l’engagement. Elle est parvenue à faire évoluer cette sphère importante de notre vie comme elle a su faire avancer la science et la technologie au fil des derniers siècles. l’amour, ou du moins ce qui le définit au XXIe siècle, connaît des changements qui peuvent nous forcer à se questionner sur notre propre définition de l’engagement.

Pourquoi est-il si difficile de vivre une relation durable aujourd’hui? Pourquoi tant d’échecs même après y avoir mis tant d’efforts? Pourquoi l’humain, dans sa grande majorité, est incapable d’appliquer la loi de la longévité dans ses relations?

Avec tout ce que j’observe autour de moi et d’après ce que j’ai vécu par le passé, j’ai ma petite théorie là-dessus.

Je constate que le monde n’a plus envie de faire des sacrifices ou des compromis pour connaître un amour inconditionnel. Il refuse souvent de faire ce qu’il faut pour faire fructifier un engagement qu’il a lui-même voulu. Il vénère plutôt la facilité au détriment de l’effort. En d’autres mots, Le monde est devenu lâche. Il lance la serviette au moindre obstacle qui se pointe dans son angle mort. Pire encore, Il est frileux de laisser ses relations prendre forme et d’évoluer.

L’obsession de vivre au moment présent vient miner en grande partie certaines facettes qui composent la vie de couple. Aujourd’hui, on ne cherche plus à créer des souvenirs. On cherche plutôt à vivre le moment présent en se souciant peu de ce qui arrivera demain. Ça demande trop d’aimer et il n’y a plus la patience pour ça. Paradoxalement, on cherche de la maturité dans une relation qui vient avec le temps, le lien émotionnel qui se développe au fil des ans, mais plus rien ne semble mériter notre temps et notre patience. Pas même l’amour.

On cherche plus à rencontrer des gens qu’à les connaître. Nous sommes avides et voulons tout savoir. Le monde est attiré par quelque chose de séduisant et le délaisse aussitôt qu’il voit quelque chose de mieux. Il ne veut plus faire sortir le meilleur de l’autre car celui-ci doit être parfait du premier coup. Notre présence physique fut remplacé par les textos, les messages vocaux, les snapchats et les appels vidéo.

Plusieurs d’entre nous ont la phobie de l’engagement. On méprise presque la stabilité comme une plaie sociale. Les relations d’un soirs sont faciles. La fidélité, non. C’est à croire que nous laissons très peu d’exclusivité pour l’amour dans notre vie. On cherche l’amour mais le fuyons dès qu’il est sincère, parce que nous sommes incapables de le gérer. On s’engage avec un fond de méfiance parce que nous avons trop souffert et  nous laissons partir les meilleures personnes pour les autres poissons de la mer.

Oui, l’amour évolue. Mais, si on veut qu’il serve encore pour les bonnes raisons, parions que nous devons agir si on tient tant à retrouver l’équilibre dans ce joli fiasco qu’il est devenu…

En passant

Ces mères meurtries malgré tout l’amour qu’elles donnent

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Le mois de mai souligne la fête des mères. Bizarrement, j’ai de la difficulté à ne pas penser aux mères qui ont vécus (ou vivent encore aujourd’hui) de la violence conjugale. Ces femmes emprises d’une peur continue et de la souffrance malgré qu’elles soient, aux yeux de leurs enfants, une maman aimante et dévouée.

J’ai une pensée pour ces chères mères en détresses, qui se demandent si demain sera un jour meilleur, qui se demandent si elles auront assez de courage pour surmonter la violence qu’elles subissent afin d’être capables d’offrir un environnement plus sain et sécuritaire à leurs enfants. Malheureusement, la violence conjugale est un phénomène qui n’est pas près de disparaître, tant chez la femme que chez les hommes. Je suis de ceux et celles qui osent dénoncer cette réalité crasse. Même si le problème est encore bien présent dans plusieurs chaumières de partout à travers le monde, en aucun temps la femme doit être violentée. En aucun temps elles doivent être ridiculisée, séquestrée, violée ni mutilée parce qu’elle est une femme. La différence des sexes existe mais doit être reconnue et respectée, ce que plusieurs ont de la difficulté à accepter.

La fête des mères est aussi une sorte de sensibilisation au phénomène. Être témoin de violence conjugale et garder le silence, c’est être complice des préjudices qu’une personne reçoit contre son gré. Nous devons dénoncer la violence conjugale afin de prévenir des tragédies familiales qui pourraient laisser orphelins des enfants ne demandant qu’à être aimés. Aucun enfant ne devrait voir sa mère être maltraitée. Aucun. Et si on tient tant à bâtir un nouveau monde, ce changement commence d’abord et avant tout sous nos propres toits.

Il y a quelques années, j’avais écrit ce texte:

  » Je tiens à m’excuser aux noms de ces hommes qui vous ont manqué de respect, qui vous ont blessé de façons préméditées parce qu’ils avaient envie de le faire sans se soucier du mal et des blessures qu’ils vous infligeaient au fil des années.

 Je tiens à m’excuser au nom de tous ces hommes qui n’ont pas eu la candeur de prendre soins de vous lorsque vous en aviez réellement besoin. Lorsque votre corps ou votre coeur avait mal parce que l’insouciance des hommes qui se sont imposés sur votre chemin a grandement contribué à la destruction de votre identité et votre intégrité.

 Je tiens à m’excuser au nom des hommes pour qui le mal est la seule façon d’aimer. Pour qui aucune femme n’a pas le droit d’être belle telle qu’elle est réellement. Pour qui vivre n’est pas une bénédiction mais un châtiment et pour qui causer la douleur aux autres est le seul remède à leur sérénité. 

 Je tiens à m’excuser au nom de l’homme parce qu’il n’est pas un monstre en soi. Il le devient de par sa ligne de vie, ses expériences et son éducation, et qu’il y a donc des hommes de bonnes volontés qui aimeraient bien prendre leur place dans votre vie. « 

Je suis toujours impressionné par le nombre de femmes qui subissent une violence conjugale. Je sais que ces quelques mots n’apaiseront jamais leurs blessures, mais j’ose espérer que les lire pourra au moins y mettre un baume, le temps de trouver refuge dans les bras d’un homme respectueux d’autrui.

Il y a des moments dans une relation où il est important d’imposer ses limites. Ce n’est pas parce que vous êtes amoureuses par-dessus la tête que vous devez absolument vous infliger des blessures lorsque votre relation devient malsaine, blessante et abaissante. À un moment donné, il faut mettre son coeur sur la tablette et laisser la tête faire le travail à sa place. 

Quand vous vous levez le matin avec un goût amer de votre relation, lorsqu’un café n’atténue plus vos angoisses ou lorsque que vous avez la vive impression d’être mentalement flagellées par votre partenaire, ne faites pas l’autruche et agissez, parce que personne d’autre à part vous-même pourra le faire à votre place.

Vous l’aimez ? Vous lui faites les quatre volontés pour qu’il soit heureux et qu’il ne manque rien ? Vous sacrifiez même certaines de vos valeurs pour le bien d’autrui en vous disant que le plus important est son bonheur et non le vôtre, même si votre partenaire ne fait strictement rien de son côté pour vous permettre d’être heureuse en sa présence? Si c’est le cas, vous allez droit au gouffre parce qu’à mon avis, le bonheur commun est non-négligeable.

L’entourage, bien qu’il soit parfois muet devant certaines aberrations de couple, peut certainement vous aider à y voir plus clair. Si vos proches prennent la peine d’allumer la petite lumière rouge, parce qu’ils voient que quelque chose cloche dans votre vie, ne faites pas la sourde oreille. Soyez attentives et prenez le recul nécessaire pour comprendre ce qui se passe.

Aimer aveuglément et donner sans compter sont sans doute les deux meilleurs ingrédients pour créer un cocktail dangereux et anéantissant. Pensez-y…

En passant

Le grand départ

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« C’est en déposant la besace sur ton épaule que tu réalises que le jour du grand départ est enfin venu. Tu jettes un dernier regard derrière toi dans l’espoir de ne jamais oublier ce qui t’avait mené jusqu’ici. Aujourd’hui est un autre jour, un autre défi. Tu hésites à faire le premier pas, car tout ceci te mènera vers une vie encore inconnue…« 

Il existe différentes façons de vivre un nouveau départ. Quitter le nid familial pour voler de ses propres ailes, abandonner son emploi pour de nouveaux défis professionnels, quitter son pays pour réaliser ses rêves ou pour aller vers un monde meilleur… Les cas sont multiples, mais ils ont quand même un point en commun: Le jour du départ, ceux et celles qui décident de faire le pas sont prêts à l’aventure, qu’importe le prix à payer.

Laisser derrière soi une partie de sa vie ne veut pas dire abandonner ce que nous avons vécus, mais plutôt chérir un passé alors que l’inconnu se dresse devant nous. c’est comme si on rendait hommage, par l’entremise de nos souvenirs, aux personnes ou aux situations qui nous ont permis de grandir et d’évoluer de la bonne façon. Ce sont avec nos souvenirs que nous bâtissons un futur qui se rapproche le plus à notre idéal existentiel.

Nous avons tous sur nos épaules une besace dans laquelle nous y déposons des souvenirs que nous ne voulons pas oublier. Des souvenirs qui nous permettent de garder le phare sur nos objectifs lorsque les jours sombres se placent sur notre route. La besace peut varier d’une personne à l’autre, mais elle restera toujours assez grande pour être facilement transportable tout au long de notre excursion, sans qu’elle nous pèse au fil des années. Selon moi, ce qui peut peser lourd dans une besace ne sont pas les bons souvenirs mais les mauvaises expériences ou les moments sur lesquels nous refusons de lâcher prise.

On peut connaître plusieurs grands départ dans une vie, mais le plus important est d’être en mesure d’atteindre l’arrivée avec le sentiment du devoir accompli.

Cette notion s’applique autant dans nos histoires affectives. Faire un deuil suite à une séparation, quelle que soit sa nature, est le parcours qui peut nous mener à cette ligne d’arrivée même si, parfois, on a l’impression de tourner en rond comme un âne attaché à une meule. Notre besace est notre porte-bonheur et ce qu’on y met déterminera si ça vaut la peine de continuer d’avancer ou non. À chacun de choisir la statistique où il sera préférable de s’aventurer.

 

En passant

Le bon client

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Il existe des avantages importants lorsqu’on devient un bon client dans un bar. On connaît peu à peu les employés, les autres clients réguliers de l’endroit que nous fréquentons. D’un autre côté, si on gagne la réputation d’être un client sans problème et respectueux face à l’équipe et l’établissement, les employés auront tendance à faire tout en leur pouvoir pour que votre soirée soit agréable et que vous ayez envie d’y revenir. Un bon client connaît donc un endroit où aller avec le privilège d’avoir un traitement de faveur qu’un simple client ne pourrait bénéficier. Mais avant d’aller plus loin, laissez-moi vous expliquer les trois points majeurs que tout célibataires désireux de faire des rencontres devrait prendre en considération avant de fréquenter régulièrement un endroit: trouver le bon établissement et la qualité des employés. Avez-vous remarqué que je n’ai rien mentionné sur la clientèle? J’y reviendrai un peu plus tard.

Trouver le bon établissement: Un choix stratégique

Dans ma vingtaine, je n’avais pas envie de fréquenter des trous à rats avec l’impression de ne pas me sentir le bienvenu. Le genre d’endroit ou tous les clients réguliers  prenaient un malin plaisir à dévisager les nouveaux venus était à proscrire de ma liste. Ce que je voulais était avant tout un endroit facile d’accès par les services de transports et les taxis. De cette façon, je n’avais pas à m’inquiéter des soirées tardives et je pouvais aisément retourner chez moi par plusieurs moyens sans que ça me coûte la peau des fesses, qu’importe si je revenais seul ou accompagné.

Je voulais aussi un endroit où il y avait de la vie, du monde. Beaucoup de monde! Comme ça je n’avais pas l’impression de faire le tour des lieux en moins de deux et la possibilité de rencontrer de nouvelles personnes était plus probable à chaque visite. Les établissements fort fréquentés ont généralement une équipe interne de sécurité qui veille à ce qu’il n’y ait aucune bavure pendant la soirée. C’est toujours rassurant de savoir qu’une équipe d’intervention peu rapidement éteindre un feu avant que ça dégénère.

À vingt ans, j’étais un bon client du bar Le Saint-Sulpice, une boîte mythique située sur la rue St-Denis dans le quartier latin de Montréal. J’y étais souvent. trois à quatre fois par semaine. Parfois plus même. Je faisais presque partie des meubles. Je connaissais tous les employés, tout particulièrement l’équipe de la sécurité parce qu’il m’arrivait souvent d’entretenir la conversation avec eux, tout comme l’équipe qui se trouvait derrière les sept bars de l’établissement.

Pour moi, ce passage dans ma jeune vie de célibataire était importante. Plusieurs textes que j’ai publié depuis les trois dernières années ont été en grande partie influencés par cette époque, car c’était à cet âge que je connaissais ma plus longue léthargie sentimentale. Le Saint-Sulpice était alors une place de choix, parce qu’il y avait toujours du monde qui avait envie d’y venir prendre un verre avec des amis ou en solitaire, tout comme moi.

Cependant, je n’allais pas au bar mythique dans l’espoir de faire des rencontres. J’y allais en premier lieu parce que j’aimais l’endroit. C’était grand, la terrasse était magnifique et l’équipe qui y travaillait était vraiment super sympa. Donc, pour moi l’expérience client était d’abord et avant tout très importante à mes yeux. Je me sentais réellement comme chez moi et c’était la raison principale que j’aimais tant y aller, ne serait-ce que pour prendre un verre et de repartir par la suite.

La qualité des employés: des alliés forts pratiques

Comme je le mentionnais plus haut, la qualité des employés est importante. Elle joue un rôle fondamental sur la réputation du bar et de son achalandage. Un établissement peut être la plus belle en ville mais si son personnel est merdique, il ne fera long feu. Au Saint-Sulpice, les employés avaient de belles relations entre eux.  C’était une petite famille où tous et chacun était prêt à s’entraider dans des moments difficiles, tant sur le plan professionnel que personnel. Comme client régulier, j’avais l’impression de faire partie de cette belle et grande famille car même en dehors du Saint-Sulpice, je côtoyais certains employés dans diverses activités.

Lorsqu’un lien de confiance se crée, un employé peu devenir un allié important pour un célibataire. J’ai souvent demandé à un barman s’il connaissait une femme qui m’intéressait et qui se trouvait sur les lieux. Les barmans et barmaids connaissent leur monde et sont les personnes les mieux placées pour nous conseiller sur des rencontres potentiels ou non.

Ce qui m’amène à dire que la clientèle renouvelle continuellement. Je n’ai jamais décidé de fréquenter une boîte à cause de la clientèle qui s’y trouvait, mais bien à cause de ce que l’endroit me donnait comme impression. Une clientèle est toujours en mouvement. Les personnes que l’on rencontre qu’une seule fois se comptent par centaine, contrairement à l’établissement qui, elle, est plus stable dans son évolution. L’ambiance et le charme d’un endroit auront un plus grand effet sur votre désir d’y rester ou d’y revenir qu’un simple clin d’oeil d’une personne qui croise votre regard pendant que vous buvez votre Sangria.

Donc, si vous êtes célibataires et souhaitez trouver un endroit sympa en ville où passer quelques soirées en agréable compagnie, n’y allez pas à l’aveuglette. Le choix d’une bonne boîte vous réservera probablement les plus belles surprises.

En passant

Le discours de l’horloge

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Tic-tac!… Tic-tac!… Entendez-vous le cliquetis que les femmes ont l’intérieur-même de leur corps lorsque l’horloge de la fécondation s’accentue au fil du temps? Moi, non. Mais je l’entends lorsque des femmes s’expriment sur le sujet.

L’horloge biologique est complexe. Nous les hommes ne pouvons le ressentir autant qu’une femme qui désire plus que tout donner la vie comme leur mère l’avait fait avant elle. Enfanter n’est pas juste un phénomène sociale. C’est aussi biologique. La femme qui souhaite avoir des enfants est donc à la fois dépendante de son système et d’une occasion qui ne peut s’éterniser. Ingrate est la vie…

Ce qui est encore plus ingrat est le contexte actuel sur l’engagement. J’ai fait souvent le tour sur le sujet, mais reste qu’aujourd’hui il est ardu de trouver LE bon partenaire qui saura être un père présent et impliqué par ce que, selon ce que les femmes disent, les hommes en général ne veulent en grande majorité que du sexe sans responsabilités. Parfois je me dis que les femmes qui veulent faire des enfants le font peut-être par égoïsme. Parfois je me dis que c’est l’inverse qui se produit. je me dis que ce sont plutôt les hommes qui sont peut-être irresponsables parce qu’ils sont incapables de rester sur place, à prendre leur rôle de père présent au sérieux et préférant plutôt sauter la clôture dans l’espoir d’oublier ce qui les attend à la maison. Mais au final, le rôle fait à tout le monde, autant les hommes que les femmes et je me questionne souvent en me disant mais bordel, qui veut encore des enfants alors que la liberté peut être, aux yeux de certains, plus attrayante que l’engagement parental à temps plein? Être parent à temps partiel est-il devenu une nouvelle norme?

Parce qu’il faut se dire la vérité, il y a des avantages à l’être plutôt que de garder intacte la formule familiale telle qu’on la connaît. On a plus de temps pour soi, pour se changer les idées, pour s’investir professionnellement, pour voyager… La liste peut être très longue! Mais en sommes-nous rendus là? Réellement?

Si vous me donner le choix de voir mes enfants chaque jour ou une semaine sur deux, je répondrais tous les jours sans hésitation. Si vous posez la même question à n’importe quel père responsable et actif dans l’éducation de leurs enfants, je dirais que la réponse serait identique. Tout ça pour dire que les femmes qui ont l’horloge biologique qui leur secoue l’esprit, prendre la décision d’avoir des enfants dans un contexte comme aujourd’hui peut donner des sueurs froides à plusieurs d’entre elles, autant que les hommes peuvent être craintifs de ne pas pouvoir assumer leurs rôles de pères présents.

Une fois le rôle de parent obtenu, je pense qu’il est normal que les hommes (autant que les femmes) n’aient pas envie d’aller plus loin qu’une bonne baise de temps en temps. Parce que le sexe est bon et qu’il serait dommage que mettre une croix sur cette belle activité charnelle qui justifie encore notre existence. C’est frustrant de toujours faire le même constat décevant lorsqu’on cherche un engagement sérieux et durable, mais dites-vous qu’au nombre de personnes qui existent sur notre belle planète, le ratio de libertins connaît un boum légendaire qui n’est pas près de s’éteindre.

Au-delà de tout mesdames, si votre souhait le plus cher est d’avoir des enfants et de fonder une famille, continuez d’y croire et respectez-vous dans vos démarches. La vie est courte, certes, mais elle ne mérite pas qu’on y tourne pour autant les coins ronds.

En passant

Un minimum nécessaire

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Un pêcheur peut prendre plusieurs tentatives pour attraper un poisson. Un athlète peut tirer plusieurs fois avant de compter dans le but de l’équipe adverse. Un scientifique peut faire plusieurs tests avant de trouver un remède. Peut importe les raisons de leurs échecs, ils ont quand même le désir de refaire l’exercice jusqu’à ce que le résultat soit obtenu. Le jeu de la séduction et le désir d’engagement ne font pas exception.

Si vous êtes de ceux et celles qui ont décidé de lancer la serviette à ce niveau, vous semblez faire partie de la masse. Les gens en vieillissant en général croient de moins en moins à cet amour qu’ils avaient connu mais qui n’a pas survécu aux aléas de la vie. Faut-il adopter pour autant un comportement divan? Se dire Je ne vais plus vers personne mais venez à moi? Il y a un certain paradoxe dans la démarche, vous ne trouvez pas? Pourtant, ce paradoxe est bien réel à plusieurs niveaux dans la démarche ou l’attitude que nous adoptons, tant face aux relations qu’au célibat.

J’ai déjà entendu quelqu’un me dire que chaque non nous rapprochait d’un oui. J’ai trouvé que la réflexion n’était pas bête du tout. En fait, cette observation définit pile poil ce qu’est la persévérance et tout le monde sait que les plus persévérants obtiennent souvent ce qu’ils veulent, soit le succès, la reconnaissance, une promotion, un meilleur job, de meilleurs conditions, etc. Alors avec tout ce qui se transforme dans les relations d’aujourd’hui, serait-il juste de croire que la persévérance face à l’engagement soit en voie d’extinction? Force est de croire que oui.

Autant chez les hommes que chez les femmes, le phénomène d’abandon face au modèle d’engagement monogame et exclusive n’est plus un cas d’exception. Souvent comme résultat de plusieurs tentatives infructueuses, le désintérêt à la recherche de l’amour semble s’accentuer. L’appât qu’offrent le célibat, les relations dites plus ouvertes et libres (comme les relations polyamoureuses, à titre d’exemple) gagnent de plus en plus de popularité.

Je pense que le plus important à retenir de tout ça est que tout choix de vie ne peut se réaliser et progresser sans un minimum d’effort et d’énergie. Il est faux de croire que le célibat ou l’abstinence relationnelle régleront tous nos problèmes et déceptions, car même libérés d’engagement, nous devons composer avec la personne qui se reflète dans le miroir…

En passant

Te voilà parti à jamais…

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À l’âge de 12 ans, je perdais mon père emporté par une embolie cardiaque. Il n’avait que 39 ans. J’ai donc passé la majorité de ma vie sans lui, sans ses conseils, ses encouragements, sans apprendre de lui les trucs de la vie et sans profiter de son influence paternelle que tout jeune garçon de mon âge aurait bien aimé recevoir. Pourtant, malgré son passage rapide, il a quand même su m’inculquer quelques valeurs qui sont encore bien ancrées en moi.

J’ai eu beaucoup de peine lors de son décès. J’aurais aimé qu’il soit présent et qu’il soit fier de ce que je suis devenu et de ce j’ai pu réaliser. D’un autre côté, peut-être que tout ce que j’ai vécu suivant sa mort n’aurait jamais eu lieu. En fait, j’en suis convaincu. C’est peut-être grâce à son absence si j’ai pu réussir à être ce que je suis. Même s’il n’est plus physiquement avec moi, j’ai toujours ce souvenir (parfois flou) des moments riches et agréables souvenirs que j’ai pu passer à ses côté qui m’ont sûrement influencé dans mes décisions et mon cheminement.

Je suis une personne qui accepte la mort comme il accepte la vie. Les deux sont des passages obligés pour chacun de nous et c’est peut-être pour cette raison que j’ai tant de facilité à garder une certaine sérénité malgré la perte d’un être cher. C’est peut-être pour cette raison que j’ai le réflexe de m’inspirer davantage d’une personne disparue au lieu de pleurer longuement son absence, car il ne faut jamais oublier que ce qui parsèment nos vies sont des moments éphémères. Même son de cloche pour les rencontres que nous faisons. Alors pour moi, la disparition de quelqu’un n’est qu’une étape, une leçon à apprendre et une conclusion à tirer.

Des événements importants comme la perte d’un être cher ne doit en aucun cas nous faire oublier le bonheur d’avoir fait sa connaissance et d’avoir partagé des moments riches en sa compagnie, car c’est la meilleure façon de rendre hommage à la personne qu’on aime pour toujours, même lorsqu’il n’est plus possible de lui prendre la main,  d’entendre sa voix ni de croiser son regard.

Mon père, c’est un peu tout ça. C’est un pur bonheur de l’avoir connu même si son départ fut prématuré. À 45 ans, je me permets encore de lui rendre hommage à travers l’éducation que j’apporte à mes enfants et à la philosophie que j’adopte dans mon quotidien. Même s’il est parti pour toujours, rien ne m’empêchera de lui rendre hommage jusqu’à mon dernier souffle.

 

En passant

Mon petit monde à moi

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Nos gouvernements sont souvent critiqués par la masse, les électeurs qui trouvent qu’ils sont parfois trop à droite, trop à gauche, trop chaotiques ou corrompus. Moi-même, je m’exprime à l’occasion sur le sujet. Mais aujourd’hui, en me levant et en prenant mon petit déjeuner je me suis dit tiens, et si moi j’étais à la barre d’une société, à quoi ressemblerait-elle? Vers où aimerais-je la mener pour qu’elle devienne une société à la fois moderne et évolutive? Je ne vous cacherai pas que l’exercice n’avait rien de sérieux, mais je voulais quand même prendre le temps d’y réfléchir, juste assez pour me faire rêver.

Mon petit monde à moi mettrait une emphase colossale sur l’enseignement, car j’ai toujours dit à mes enfants que la connaissance est la plus grande richesse qui soit. On peut t’enlever tes biens matériels, mais pas ce que tu apprends sur les bancs d’école ni dans la vie. Dans mes établissements, l’enseignement serait basé sur des thèmes fondamentaux comme le respect d’autrui, la santé, la culture et les nouvelles technologies.

Dans mon petit monde, les politiciens ne gagneraient jamais plus que l’équivalent d’un salaire moyen qu’un ménage gagne au pays, car je crois qu’il n’y a rien de mieux qu’un tel salaire pour comprendre les enjeux économiques qu’une famille doit traverser au fil des ans. Je ferais des ressources naturelles une richesse nationale, qui profiteraient majoritairement au peuple plutôt qu’aux grandes entreprises.

Dans mon petit monde, les compagnies (et j’inclurais les banques dans le lot) seraient dans l’obligation de remettre une partie  de leurs profits annuels à la communauté dans laquelle ils évoluent et fleurissent. Des redevances qui profiteraient aux infrastructures telles que la voirie, de l’aménagement urbain, les établissements d’enseignements et le service de santé.

Dans mon petit monde, mon gouvernement récompenserait davantage les bons citoyens et mettrait en avant-plan les initiatives collectives, l’innovation technologique et l’implication communautaire. Il serait laïque dans les fonctions publiques et les établissements gouvernementaux, sans oublier que l’environnement serait aussi une sphère importante de son économie.

Dans mon petit monde, mon gouvernement mettrait plus d’importance sur les arts et la culture, car pour qu’un peuple soit vivant et évolutif, il a besoin de s’exprimer et de rayonner aux yeux des autres peuples.

Dans mon petit monde, je n’aurais pas besoin de rêver à un monde meilleur, car il serait à la hauteur de mes attentes et de mes idéologies.

Ouais, ce serait ça, mon petit monde à moi…

En passant

Le fardeau de la confusion

Je me suis souvent remis en question. J’ai souvent douté de moi-même, des autres, de ma vie en général, de mes amis, des filles que je rencontrais et que je fréquentais, des défis qui se présentaient à moi, etc. Je suis humain. Je ne peux pas faire autrement que de m’interroger sur ce que je suis et ce que j’aimerais devenir, sur ce que je veux et sur ce que je ne veux plus, sur ce que j’ai envie de réaliser ou non, à condition de garder le cap sur un objectif très simple qui est de ne jamais sombrer dans la confusion.

La confusion est un brouillard qui m’empêche de voir plus loin de mon nez. C’est difficile d’avancer sans trop savoir où je vais. Alors pour me garder la vue libre de toute confusion, je m’attarde rarement sur un questionnement sans réponse et opte plutôt pour une réflexion active: Je conclusje m’affirme et je bouge. Trois étapes qui m’aident à garder mon esprit sur la bonne voie. Conclure une réflexion est peut-être l’étape la plus difficile à faire parce qu’elle me pousse à m’affirmer avant de prendre action. Cependant, J’ai réalisé assez tôt que lorsqu’on se commet, on a pas le choix d’avancer sous peine de perdre la face aux yeux des autres et aussi envers soi-même. Prendre l’engagement de conclure un questionnement, prendre l’engagement de l’exprimer à haute voix et prendre l’engagement d’agir change considérablement une inertie décisionnelle.

Être dans la confusion, c’est hésiter à prendre action face à une situation que l’on pourrait juger défavorable si le résultat ne nous conviendrait peut-être pas. S’enliser dans un questionnement n’est jamais une bonne idée. Dans mon cas, plus vite je conclus une réflexion, plus vite je me permets de passer à autre chose. Si cette pratique est efficace pour moi, je ne vois pas pourquoi elle ne le serait pas pour vous.

Si vous souhaitez garder vos épaules libres de tout fardeau causé par une période de questionnement qui peut vous sembler confuse, bougez. N’attendez pas qu’une réponse miracle tombe du ciel par enchantement, car ça risque de ne jamais arriver…

En passant

L’attention malsaine dans notre société

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En 1968, lors d’une exposition de ses œuvres au Musée Moderna de Stockholm, l’artiste Andy Warhol avait écrit dans le programme de l’exposition qu’un jour, tout le monde aura droit à son quinze minutes de gloire. Cinquante ans plus tard, nous devons admettre qu’il n’avait pas complètement tort.

Mais notre société, dans sa généralité, utilise-t-elle ce soit-disant quinze minutes pour les bonnes raisons? Je dois admettre que non. Pas avec ce que je vois défiler sous mes yeux chaque jour. Les réseaux sociaux, pour ne nommer que ceux-ci, en mettent plein la gueule à toute forme d’éthique sociale et encourage une culture destructrice qu’il est difficile de contourner aujourd’hui. Le Web est une fenêtre ouverte où tout le monde peut crier haut et fort leurs critiques et ce,  dans le confort de leur foyer. Écrire et publier attire toutes formes de critiques qui, par le fait même, en engendrent d’autres. Telle est rendue la vocation du Web, et tant et aussi longtemps qu’il sera possible de s’exprimer librement sur tout, pour tout et envers tout, il serait naïf de croire que le fléau sera un jour atténué.

Les victimes de cyberharcèlement sont nombreux, en fait, ils occupent une grande part des publications qui circulent dans nos fils d’actualités. Ça peut sembler anodin d’aimer un clip qui ridiculise une personne ou un groupe d’individus, mais dites-vous qu’en faisant ça, nous encourageons une culture malsaine pour notre société que nous aimerions tellement changer en mieux. Même son de cloche pour le trolling. Ce type d’intervention ne fait qu’envenimer des rapports sociologiques néfastes. Est-ce le genre de comportement que je valorise auprès de mes enfants ou mes proches? Certainement pas! Je ne peux que les sensibiliser aux résultats navrants que ces types de comportements peuvent engendrer. Si on idéalise une société dites plus saine et civilisée, ça ne sert à rien de parler des deux côtés de la bouche, car nous avons aussi un devoir de citoyen du monde à remplir et à promouvoir. Les générations à venir se nourrissent abondamment de cette culture et j’ose croire qu’ils réaliseront un jour que cette mauvaise pratique pourrait aisément se tourner contre eux dans un futur pas si lointain.

Je ne sais pas si Andy Warhol se retournerait dans sa tombe en voyant ce qui se passe aujourd’hui. J’essaie de ne pas y penser. J’espère seulement qu’il ne pensait pas qu’une simple phrase allait aussi mal virer…

 

En passant

Elles ne sont que vingt-quatre

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Que dit-on des gens qui réussissent à faire ce qu’ils veulent dans la vie? Qu’ils sont persévérants? Qu’il sont talentueux? Qu’ils sont chanceux?… J’ai ma petite théorie là-dessus… Lire la suite

En passant

Quand l’envie de fonder une famille se pointe à l’horizon…

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C’était en 2004. Ça faisait trois ans que j’étais avec ma copine de l’époque. Nous vivions sous le même toit et nous étions fous l’un pour l’autre. Lire la suite

En passant

Cette journée, elle est à toi

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Aujourd’hui est une journée bien spéciale. En fait, elle est à toi. Juste pour toi, et j’aimerais prendre ces quelques lignes pour te dire pourquoi. Lire la suite

En passant

Les huit nuances que les femmes devraient apprendre sur les hommes

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Laissez-moi clarifier quelques trucs…  Lire la suite

En passant

Un petit mot pour vous, chers fans…

Moi fév. 2018

Bonjour,

On ne se connait pas. En fait, vous connaissez une partie de moi alors que je ne connais rien de vous. Mais c’est correct. Je suis celui qui a décidé de vous accueillir dans mes états d’âme et mes réflexions qui portent sur ce que nous vivons, vous et moi, par rapport aux autres. Ça me fait plaisir que vous soyez là. Sincèrement.

    Quand je m’assoie devant mon portable, à écrire ce qui se trotte dans ma tête, je pense à vous. Je me demande si tout va bien de votre côté, si vous êtes en contrôle de votre vie et si vos proches vont bien eux aussi. Des fois, je me demande si mes réflexions vous aident à passer au travers des moments difficiles, ou qu’ils vous aident simplement à mieux comprendre les choses tel qu’elles se présentent dans votre vie. J’ose espérer que oui.

    Dernièrement, je me suis dit que si je vous aidais, ça m’aidait sûrement aussi. Parce que pour moi, écrire est un moyen efficace de maintenir ma sérénité. Ça me permet de lâcher prise, de mettre les angoisses inutiles dans le placard le temps de me connecter avec le moment présent, ce moment que personne ne peut nous enlever à vous et moi. Car lorsque vous me lisez, c’est comme si j’étais à vos côtés, C’est comme si vous m’aviez tapoté l’épaule pour entretenir une discussion avec une personne qui n’est aucunement impliquée dans votre vie mais avec qui vous aimeriez discuter de tout et de rien. Juste pour le plaisir de raconter votre histoire parce que vous en sentez le besoin sans être jugé. Ça me va. Je ne demande rien de plus, sinon que vous appréciez le temps que je donne à faire partie de votre train-train quotidien.

    Comme vous l’avez sans doute remarqué, ce texte vous est entièrement dédié. J’avais juste envie de vous dire bonjour et merci de faire partie de ma vie malgré le fait que je ne vous connaisse pas. Nous ne sommes pas obligés de se connaitre pour s’apprécier mutuellement.

Prenez soins de vous, j’en ferai de même de mon côté.

– Fred.

En passant

Quand la faim justifie les moyens…

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Le bonheur, la sérénité, l’équilibre… Tous ces mots expriment bien ce que représente la paix d’esprit, à la fois légère et sereine, que tous (j’imagine) tentent d’atteindre au moins une fois dans sa vie. Mais la paix d’esprit ne peut être atteinte que si on se nourrit d’éléments positifs qui nous aident à atteindre notre but.

Par exemple, pour être heureux dans la vie je m’entoure de choses qui me plaisent et m’apportent des éléments bénéfiques: mes amis, mon emploi que j’ai choisi, mon environnement familial, la musique que j’écoute, les vêtements que je porte, ce que je vois et entends, etc., car il peut être si facile de sombrer dans la morosité avec tout ce qui se passe autour de nous. Étant adulte, donc n’étant plus à la merci de ce qui pouvait m’être imposé tout au long de ma jeunesse, j’ai aujourd’hui le pouvoir absolu de choisir et de filtrer ce qui passe sous mes yeux et entre mes deux oreilles.

Le pouvoir absolu est la liberté. Prendre, rejeter, ignorer, louanger, applaudir ou dénoncer. Ce sont tous des actions qui peuvent influencer notre façon de faire, de réfléchir, d’agir et d’interagir. Moi, j’ai décidé de me nourrir de documentaires pour mieux comprendre les phénomènes de notre société au lieu de regarder des nouvelles basées majoritairement sur du sensationnalisme. Je m’entoure de gens simples et déterminés au lieu de personnes négatives qui aiment devenir des boulets pour les autres. J’écoute de la musique au lieu d’écouter le monde râler, etc. Depuis, je dors mieux. Beaucoup mieux. En fait, dès mon jeune âge, je me suis imposé une règle d’or que j’applique encore et toujours, et que j’appliquerai sûrement jusqu’à ma mort, c’est-à-dire me coucher dans le même état émotif que j’avais dès mon réveil. Si vous saviez à quel point ça rend la vie plus simple!

Donc, pour connaître le bonheur et le vivre, il faut se nourrir d’éléments qui l’alimentent et l’encouragent. S’il est vrai que l’appétit vient en mangeant, le bonheur vient en aimant. Aimer des gens qu’on estime, aimer notre environnement, nos enfants, notre santé, le paysage… Aimer au lieu de maudire. Encourager au lieu de rabaisser, faire preuve de résilience au lieu de s’apitoyer…

Maintenant, allez-y. C’est à vous de jouer, car personne ne pourra le faire à votre place.

En passant

#Moiaussi: le message clair des femmes

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Dans la foulée de l’affaire Weinstein et ses retombées, plusieurs femmes dénoncent avec véhémence les agressions sexuelles et les comportements inappropriés dont elles ont été victimes. La campagne #moiaussi fut propagée avec brio sur tous les réseaux sociaux et ne cesse de sensibiliser les gens au phénomène. Ayant été témoin de l’ampleur du problème, je me suis posé sérieusement cette question: Est-ce encore possible en 2018 de faire preuve de discernement lorsqu’une personne décide de jouer la carte de la séduction?

La ligne est mince entre ce qui peut être décrit comme une séduction proprement dite et ce qui pourrait être considéré comme étant une inconduite sexuelle. je pense que ce qui doit être retenu dans toutes les histoires qui ont fait la manchettes dans les derniers mois est qu’il ne faut plus tolérer un comportement insistant, persistant et intrusif de la part d’un homme envers une femme. La notion est alors simple à retenir. L’homme peut avoir la fâcheuse manie de s’acharner sur une femme lorsqu’elle décline sa demande, au point de l’insulter sans retenue. Peut-être que l’homme agit ainsi parce qu’une déclinaison affecte sa virilité. Je ne sais trop. Mais si tel est le cas, je trouve que le comportement n’a pas sa place. Nous ne sommes pas moins viriles lorsqu’une qu’une femme refuse nos avances et pourtant, ça semble être le cas chez certaines personnes de la gent masculine et rien ne contribue à redorer notre image dans ce domaine.

Le message que les femmes tentent de véhiculer dans toutes les campagnes de sensibilisation comme #moiaussi est fort simple: nous, les hommes, devrions respecter leurs décisions face à toutes types de propositions faites de notre part et que nous aurions tout à gagner si nous agissions ainsi. C’est le laid que les femmes ne veulent plus. Les bons matchs, les bonnes soirées, le bon sexe, tout le monde aime ça! Je n’ai jamais entendu une fille chialer parce qu’elle avait eu du bon sexe. Ce que ces femmes dénoncent, c’est qu’elles se font agresser, forcer, contraindre, et c’est ça qu’elles ne veulent plus. Point à la ligne.

Si tout homme aime se faire croire qu’il est le seul et unique mâle alpha dans la basse-cour, encore faut-il qu’il ait le comportement qui s’y rattache et le respect qu’il mérite.

En passant

Le dernier souffle dans l’oubli

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Elle était là, étendue dans son lit, vêtue d’une robe de nuit qui était probablement sa préférée. Elle était démaquillée, affaibli par la maladie et silencieuse. Elle était là, à attendre que la mort puisse enfin venir la chercher.

Cette femme était ma tante. Une femme de tête qui a sûrement passé plus sa vie à cuisiner qu’à marcher. Elle était volubile et expressive comme son mari qui ne se gênait pas pour dire ce qu’il pensais. Puis, un jour où l’âge vénérable la rapproche du dernier souffle, je me retrouve à ses côtés, accompagné de ma mère et de mon frère, pour lui dire un dernier au revoir.

Elle était là, seule dans sa maison, car son mari avait été placé dans un centre pour personne en perte d’autonomie, atteint d’Alzheimer et du Parkinson il ne reconnaissait plus personne, pas même la femme avec qui il avait partagé près de 50 ans de sa vie. Je n’osais pas imaginer la tristesse que ma tante ressentait à l’idée de terminer sa vie sans lui. Bon nombres de personnes âgées vivent ce genre d’injustice et j’espère ne jamais faire partie de cette triste statistique. Elle, elle se retrouvait seule sans lui, à attendre son dernier jugement sans même pouvoir lui dire un dernier « je t’aime » à l’oreille.

Nous n’avions pas besoin de lui en parler. Ses yeux vitreux parlaient d’eux-mêmes et exprimait ce regret dont elle n’avait aucun contrôle. Ça situation résumait bien ce que la vie peut parfois nous imposer même jusqu’aux derniers milles de notre existence. Lorsque qu’elle avait commencé à faire un retour sur sa vie, elle ne semblait rien regretter. Enfin presque, puisqu’elle avait pris une pause avant de conclure:

Ce que je trouve le plus difficile, dit-elle, c’est de ne pas pouvoir mourir dans les bras de mon homme…

Quelques jours plus tard, elle s’éteignait sans que l’homme qu’elle avait tant aimé toute sa vie ne soit réellement conscient de ce qui venait de se passer.

Cruelle est parfois la vie.

En passant

La face cachée de l’orgueil

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On a tous une petite graine d’orgueil qui traîne quelque part dans le fond de notre poche. Personnellement, ça m’énerve. Parce que des fois j’aimerais le perdre le temps de m’avouer des torts que j’ai commis et que j’aimerais basculer par-dessus mon épaule pour passer à autre chose.

On a besoin d’un minimum d’orgueil dans la vie, mais quand ça devient nocif ça nous empêche de faire preuve d’humilité face à des erreurs que nous commettons, ça ne fait rien pour améliorer les choses. C’est difficile de mettre son orgueil de côté. Je ne sais pas si c’est juste affaire de gars, mais disons que la dose est assez forte pour succomber à la tentation d’en faire usage au point de pouvoir le regretter par la suite.

Que voulez-vous? L’humain étant ce qu’il est, il n’est pas surprenant de constater à quel point la frousse de perdre la face devant l’autre peut nous pousser à réagir de façon plutôt spontanée mais loin d’être idéale. L’orgueil est la cellule qui colle au fond de notre cerveau et qui ne veut plus décoller. Ça arrive souvent lorsqu’on a la mauvaise habitude de se projeter plus loin que ce que nous sommes réellement. Comme il est si bien décrit dans Wikipédia, l’orgueil est une opinion très avantageuse, le plus souvent exagérée, qu’on a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui, à la différence de la fierté qui n’a nul besoin de se mesurer à l’autre ni de le rabaisser.

L’orgueil nous pousse donc à mentir, à jeter de la poudre aux yeux à quiconque réussit à nous prendre en défaut. Il peut venir des autres comme de nous-mêmes. Il peut aussi être utilisé contre les autres ou contre nous-mêmes et sa lame à deux tranchants mène parfois au désastre sentimental. On comprend facilement pourquoi l’orgueil est lié aux autres péchés capitaux, car les enfants nés de l’orgueil seraient la vaine gloire, la jalousie, la colère, la tristesse, l’avarice, la gloutonnerie et la luxure.

Ouais, l’orgueil en mène large sur nos épaules…

 

En passant

Qu’en est-il de l’amour?

Le XXIe siècle a déjà presque 20 ans. Ça passe vite. Avec un rythme de vie qui défile à la vitesse du son, j’ai l’impression qu’il faut parfois planter un pic dans la glace pour s’imposer une pause et admirer ce qui nous entoure.

Notre société a bien évolué au fil des siècles. Pas plus tard que le dernier, elle avait connu sa plus grande évolution technologique de son histoire. Le futur s’annonce très prometteur, mais qu’en est-il de l’amour? Qu’en est-il des relations inter-personnelles qui forgent une société, à la fois influencée par ses us et coutumes, son histoire et sa force de caractère qui lui sont propres?

Bien que les moeurs puissent changer au fil des ans, l’amour lui ne change pas. Avec tout ce qui se transforme tout autour, il n’a pas changé une seule miette. Par contre, ce qui ont changé sont les outils qui nous permettent de le façonner, de l’exploiter et de l’entretenir. L’amour a quand même ça de bien; il ne change pas malgré les haut et les bas de notre évolution, et même si parfois nous lui faisons porter le blâme de nos souffrances, il n’est reste pas moins qu’il est toujours là, que ce soit pour les autres ou pour nous, et qu’il ne se gênera pas pour chambouler notre existence à grands coups de doutes et de questionnements, de déceptions et d’euphorie, de passion et de déception.

La plus grande transformation de l’amour se passe entre nos deux oreilles, parce qu’à mon avis le plus grand défi est d’accepter ce que les nouvelles technologies apportent aux réalité affectives d’aujourd’hui. Les Réseaux sociaux, le sites de rencontres et applications comme Tinder, pour ne nommer que ceux-ci, contribuent de façons drastiques aux bouleversements que connaît le merveilleux monde de l’amour.

Si Adam et Eve avaient connu les mêmes changements auxquels nous faisons face, parions que l’évolution de notre monde aurait été fort différent!

En passant

La dernière lettre

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Vous rappelez-vous d’avoir écrit une lettre, la dernière destinée à celui ou celle que vous aviez tant aimé mais qui, à cause d’un impondérable moment de la vie, avait décidé de prendre un chemin différent du vôtre? Cela fait-il des années? Des mois? Ou peut-être même quelques jours? Les souvenirs qui s’y rattachent se pendent à notre coeur mais ne tombent jamais, car ils s’accrochent tant bien que mal à nous comme s’ils étaient les seuls souvenirs que nous avions besoins de garder et enfouis dans un jardin secret qui ne demande qu’à respirer un air frais et nouveau dans une telle situation.

Écrire une dernière lettre est un signe d’adieu. C’est un moment d’introspection qui nous permet de dire, à l’aide d’un dernier jet d’encre, ce que notre coeur a encore envie de partager à l’autre. C’est comme une dernière caresse que l’on aurait tant aimé lui offrir avant de lui souhaiter une meilleure vie en notre absence.

Ce qu’il y a de fort dans cette démarche est qu’en écrivant nos dernières pensées, ça nous permet de tourner définitivement une page importante de notre vie. On s’accorde une seconde chance de connaître le bonheur et l’amour que nous serons prêts à offrir et à recevoir en retour lorsque le temps nous le permettra. C’est pouvoir boucler une boucle, de terminer notre relation par un dernier X au bas de la dernière page dans l’espoir qu’elle puisse traverser le temps auprès de la personne disparue.

Ça créer aussi un soulagement mélangé d’une crainte d’affronter l’inconnu et d’être en mesure de reprendre son envol avec quelques outils supplémentaires amassés tout au long de cette relation. C’est s’offrir le droit d’être une personne heureuse malgré son absence, malgré un vide qui prendra du temps à remplir de nouveau.

Le syndrome de la page blanche survient rarement lorsqu’on a tant de mots à écrire, tant de sentiments à exprimer et où il y a tant de souvenirs à énumérer. Et ce n’est pas pour rien qu’une dernière lettre comporte beaucoup plus de pages que nous avions imaginé au départ. Au lieu d’en avoir deux, il y en a six ou sept!

Que voulez-vous? L’amour éveille les plus grandes inspirations!

 

En passant

L’amour jetable

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C’est agréable d’être amoureux. Mais aujourd’hui, à l’ère où l’on change de téléphone intelligent à tous les deux ans parce que le modèle sur lequel on était ravis d’avoir entre les mains est déjà passé mode. Pourtant, un téléphone intelligent est à la base… Un téléphone! Alors pourquoi vouloir changer un appareil qui vaut plusieurs centaines de dollars pour un autre? Parce qu’il est plus puissant? Parce qu’il est plus beau? Parce qu’il est nouveau? Ah, le nouveau. Celui qui est tout beau. Avouez que c’est tentant de se le procurer, vous ne trouvez pas?

La société ne s’en rend pas compte sur le coup, mais elle transpose lentement mais sûrement ses habitudes de consommations dans ses relations affectives. Ce qui était fiable et sûr est peu à peu remplacé par quelque chose de nouveau et de plus beau. On jette un peu trop facilement à la poubelle une relation qui pourtant apportait la stabilité qu’on rêvait tant à l’époque où notre vie sentimentale était beaucoup plus disons.. Holé-holé! C’est quand même ironique de constater à quel point, aujourd’hui, il est plus facile de d’abandonner une stabilité familiale que de persévérer à le préserver.

Ces temps-ci j’ai six couples d’amis qui se séparent. Ce n’est pas banal. Et dans la majeure partie des cas les profils sont les mêmes; ça fait plus de 10 ans qu’ils sont ensembles, ils ont eu des enfants, les deux ont une vie professionnelle bien chargée, l’un accuse l’autre de ne plus prendre soins de sa personne et qu’elle se sent délaissée, blablabla… L’équilibre dans tout ce tourbillon semble justement devenir le tourbillon lui-même.

Pourtant, le métro-boulot-dodo de tout couple qui a des enfants, qu’il soit de famille éclatée ou non, devrait justement se prendre en main et d’exiger le soutient et le support de son partenaire, parce qu’un couple ne se définit pas lorsque les choses tournent ronds mais plutôt lorsque les couple est capable de surmonter les vrais enjeux familiaux. L’adversité est un défi. Si un parent est capable d’aimer inconditionnellement ses enfants, ne devrait-il pas appliquer ce même amour inconditionnel envers le partenaire amoureux? Car après tout, c’est avec cette personne que nous avons eu envie de donner la vie à quelqu’un d’autre…

La solution ne se trouve pas dans les relations jetables qui suivent généralement une séparation, ni la « liberté » qui vient avec le célibat. C’est bien de vivre différemment, de se retrouver et d’être capable de se remettre en valeur pour un monde meilleur, mais cette étape peut aussi se faire en couple et il serait erroné de croire que le célibat est LA seule solution à ce problème.

Une relation jetable est une relation vide qui amène peu ou aucune responsabilité ni d’engagement. La société d’aujourd’hui se définirait-elle ainsi? Dénudée de toute responsabilité et d’engagement les uns envers les autres? Pas s’il y a du nouveau bien entendu, sauf qu’acquérir du nouveau ne guérit aucune blessure et ne règle aucun problème.

Ce n’est qu’un baume, rien de plus…

En passant

Le butin abandonné

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« Il était pourtant parfait et engagé. Puis, après un certain temps, il me zappe en me disant que l’étincelle qu’il recherchait n’y était tout simplement pas… »

Tout au long de mon adolescence et à mon arrivée dans le monde des adultes, j’ai dû apprendre à devenir un homme. À prendre ma place, à m’exprimer, à m’adapter face à la défaite. J’ai dû apprendre à devenir dominant dans certaines sphères de ma vie, à séduire, à conquérir et à plaire. J’avais un besoin instinctif de justifier ma virilité auprès des femmes et de leur démontrer que je pouvais être l’homme qu’elles recherchaient, etc.

Ce que je veux dire est que chaque homme en devenir cherche à être un mâle Alpha à sa façon. Pour certains, ce mot signifie être l’homme de toutes les femmes alors que pour d’autres, cela signifie être l’homme pour celle qu’il aime tout en reconnaissant l’amour qu’elle lui porte en retour. Il existe aussi l’entre-deux, celui qui cherche à être l’homme de toutes les femmes et qui, au gré du temps, décide d’être l’homme d’une seule femme qui saura l’aimer tel qu’il est.

Ça pourrait expliquer pourquoi tant de femmes se sentent dégoûtées de n’être rien de plus qu’un butin abandonné lorsqu’un nouvel homme apparaît dans leur vie, mais qui s’efface tout aussi rapidement. Ça explique en grande partie pourquoi tant de femmes referment la porte devant de nouvelles opportunités d’engagement, par crainte de se retrouver encore une fois le bec à l’eau et se sentir utilisées pour les mauvaises raisons. Ça explique aussi pourquoi tant d’hommes biens intentionnés se retrouvent avec une porte sur le nez lorsqu’ils décident de s’engager sérieusement avec quelqu’un qui n’y voit rien ou qui n’y croit plus. Parfois, j’ai l’impression que les hommes et les femmes jouent au chat et à la souris sans être capables de combler les besoins communs qu’un couple recherche.

Des amoureux compulsifs, ça existe et ça existera toujours. Des personnes qui sont incapables de s’adapter à une stabilité sentimentale aussi. Ce n’est pas mauvais en soit, c’est juste que c’est dans leur nature d’agir de cette façon. Il y a des hommes qui ne carburent qu’au plaisir que procurent la phase séduction et l’obsession de pouvoir combler leurs besoins sexuels, au même titre qu’il y en a d’autres qui cherchent à réussir une vie à deux sur la plus longue période possible de leur existence. Comme dans tout ce qui nous entoure, à chaque personnalité existe son contraire.

Si vous-même avez connu une situation similaire à ce qui est mentionné ci-haut, dites-vous que l’homme qui a su croiser votre chemin n’était nul autre qu’une mauvaise personne se trouvant au mauvais endroit et qu’il ne vous méritait tout simplement pas!

 

En passant

La grenade

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On m’a souvent enseigné qu’il ne faut jamais jouer avec une grenade car il y a un risque qu’elle explose par inadvertance. Les relations amoureuses au travail sont elles aussi, à leur façon,  des grenades que personne ne veut voir exploser par inadvertance. S’engager avec un partenaire professionnel est un risque. C’est comme jouer à la roulette russe avec trois balles sur cinq dans le chargeur.

Depuis mon arrivée sur le marché du travail, j’ai toujours appliqué deux règles qui me servent encore aujourd’hui. La première est que mon travail me fait vivre, mais que je ne vivrai jamais pour mon travail et mon second est que je ne fréquenterai jamais une femme dans ma profession. Je dois avouer que jusqu’à présent, ces deux notions m’ont plutôt bien servit.

Je n’ai jamais cru aux relations sentimentales en milieu de travail malgré qu’elles aient certains avantages. Pour moi,  l’abstinence a toujours prévalue sur l’engagement. Dans certains contextes affectifs, il est préférables de consulter sa matière grise avant de prendre une décision qui pourrait devenir regrettable. L’amour au travail fait partie de ces contextes et il serait maladroit de négliger la réflexion avant de faire le saut.

Former un couple au travail, c’est exposer une partie de sa vie personnelle à des inconnus. Même si vous prenez l’engagement de rester discrets sur votre relation, dites-vous qu’au bureau, tout finit par se savoir même à votre insu. Cette réalité est d’autant plus vraie lorsqu’il y a rupture, surtout lorsque celle-ci est difficile et houleuse.

Soyons honnêtes, il est toujours plus facile d’être aimés que d’être abandonnés par un partenaire pour la simple et bonne raison que toute rupture se fait rarement accompagnée de ballons et de confettis. Quand notre vie personnelle se transpose dans notre environnement professionnel, c’est là que la grenade peut faire de réels dommages, autant pour le couple qui n’est plus que pour l’équipe qui gravite tout autour.

Ceci étant dit, plusieurs couples réussissent à combiner les deux sphères de leur vie avec brio, mais malheureusement, ce n’est pas une majorité. Alors avant de vous engager avec quelqu’un chez votre employeur, pensez-y deux fois plutôt qu’une. Sur le long terme, vous pourriez peut-être vous féliciter d’avoir pris la bonne décision…

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En passant

La seule cellule qui reste

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Depuis juin 2017, je ne cesse d’entendre des histoires d’inconduite sexuelle. Franchement ça me désole. Ça me désole qu’il y ait des victimes, ça me désole que ça entache la société, ça me désole que l’image de l’homme soit encore traîné dans la boue parce que des imbéciles ne comprennent pas encore qu’ils ne peuvent pas tout se permettre et qu’ils n’ont aucun respect pour autrui.

Je pense que c’est ça qui me désole le plus, de voir à quelle point certains mâles de notre époque soient capables de démontrer à quel point il peut être facile d’agir qu’avec une seule cellule dans le cerveau. Dommage qu’ils choisissent toujours la mauvaise. Peut-être parce que celle de l’idiotie est plus grosse et plus dominante que les autres?…

Je me suis demandé ce qu’était réellement une inconduite sexuelle. À mon avis, elle peut être interprétée à partir du moment ou un comportement d’ordre sexuelle, qu’elle soit physique ou psychologique, dépasse la décence. Quand quelqu’un dit quelque chose ou fait un geste d’ordre sexuelle envers quelqu’un qui ne la trouve pas drôle, qui refuse catégoriquement ou qui repousse la personne qui tente d’entrer dans sa bulle, me semble que le message ne pas être plus clair. Insister d’avantage est une belle façon de se jeter dans la gueule du loup car aujourd’hui, plusieurs femmes décident de se tenir debout afin de faire respecter leur dignité et celle de leurs consoeurs et j’espère que d’autres femmes s’ajouteront au lot. Le monde change et les communications aussi. Ce type de comportement n’a pas sa place dans une société dite évolutive et tant mieux si certains cons deviennent assez intelligents pour le réaliser avant de commettre l’irréparable.

Personnellement, je crois que nous les hommes avons aussi un rôle à jouer dans la dénonciation d’inconduite sexuelle. Ce n’est pas qu’aux femmes de prendre la parole car nous aussi pouvons être témoins ou victimes d’un tel comportement.

Redorer l’image de la gent masculine est en quelque sorte mon cheval de bataille depuis le jour où j’avais décidé de devenir blogueur. Je me suis toujours donné comme mission de démontrer aux femmes que les hommes ne sont pas tous des monstres. Je sais que je n’arriverai pas à changer le monde avec mes textes, mais au moins j’aurai la satisfaction d’avoir fait ma part lors de mon passage sur cette terre et que certains d’entre vous pourront (je l’espère) comprendre ma démarche.

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En passant

Le fantasme de la femme cougar

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Mais si, étant jeune je rêvais de fréquenter une femme beaucoup plus vieille que moi. Une femme qui savait ce qu’elle voulait et qui était prête à me faire vivre toutes sortes d’expériences les plus surprenantes les unes que les autres sous les draps. C’était comme ça. Je ne me posais même pas de question à savoir si mon fantasme était normal ou pas. J’avais juste envie de découvrir le plaisir d’être au lit avec une femme plus âgée que moi. À savoir si le sexe allait être plus naturel et moins maladroit comme lorsque deux jeunes partenaires peuvent l’être lors de leur première relation sexuelle.

Ça me fait repenser à cette étape de ma vie où j’écoutais à répétition la chanson Plein de Tendresse du chanteur Québécois Claude Dubois, qui résumait à l’époque assez bien ce qui se passait dans ma tête lors de mes réflexions masculo-érotiques de jeune adulte en pleine croissance.

J’ai déjà vécu une relation de la sorte. C’était avec la mère d’un de mes amis qui ne l’a jamais su. Ce fût bref mais oh, combien unique et inoubliable. C’est le genre de situation qu’il vaut mieux vivre pleinement sans trop se poser de question. Même après. C’est ce qui rend la magie du moment précieux et délectable, saupoudrée de sucre sur le dessus. Parce que dans une vie, les occasions de la sorte n’arrivent jamais pour la majorité des jeunes hommes en devenir.

Lorsque la situation s’était pointée le bout du nez, il y avait eu un déclic entre elle et moi.  Nos regards s’étaient croisés longuement. Assez pour comprendre qu’elle avait envie de moi et que moi j’avais envie d’elle. C’était simple, sans passer par quatre chemins en sachant très bien que ce genre de situation ne se présentait qu’une seule fois dans ma vie et (peut-être) dans la sienne. Je n’avais pas pris le temps de me poser des questions. Je ne voulais pas le prendre non plus. Je voulais juste vivre ce qui m’arrivait. J’ose imaginer que c’était la même chose pour elle. Du moins, je l’espère…

En passant

Pourquoi est-ce si difficile d’être en couple?

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Une erreur que toute personne peut faire lorsqu’elle connaît une série de déceptions sentimentales est d’en venir à la conclusion que le sexe opposée n’en vaut plus la peine, que les relations ne sont plus pour elle parce qu’être à deux est devenu trop douloureux et insupportable. L’amour est-il rendu si difficile? Vraiment? Permettez-moi d’en douter…

L’amour n’est pas compliqué. Ce sont nos relations et ce que nous en faisons qui le deviennent si nous ne faisons pas les efforts nécessaires pour qu’elles restent simples et faciles à vivre. Il est plus facile de laisser aller les choses et de les critiquer par la suite que de se prendre en mains, se retrousser les manches et faire en sorte qu’une relation soit saine et viable. Je trouve que dans ce domaine, on a tendance à devenir paresseux et  un peu trop lâche à mon goût.

Selon moi, les principales raisons de cette paresse se cachent dans la façon d’accepter la différence et l’approche que nous exerçons face à nos échecs et les blessures qui en découlent. Aujourd’hui, le refus de mettre de l’eau dans son vin, le refus d’avaler la pilule ou de piler sur son orgueil, la réticence à sortir de sa zone de confort pour l’autre parce que trop souvent – et à tort – on préfère mettre en priorité son Ego avant le couple contribuent aux insuccès sentimentaux. Après on se demande pourquoi personne est capable de s’intéresser à nous ou l’inverse. Après on se demande ce qu’il ne va pas dans notre vie alors que la réponse peut refléter clairement dans le miroir qui nous fait face.

Le succès conjugal commence avant tout par le NOUS bien avant le JE, et trop de gens agissent avec une mentalité inverse. C’est important de s’aimer avant d’en aimer un autre. C’est important de penser à soi avant de penser aux autres, mais une fois que cette doctrine est appliquée, elle n’est pas nécessairement gage de succès en couple. Si, à titre d’exemple, vous n’avez aucun sens du partage, de la communication et du don de soi pour ne nommer que ceux-ci, même si vous aimez et acceptez ce que vous êtes, ceci ne sera pas gage de réussite dans vos relations. Ces qualités ne sont pas des secondes natures pour tous et doivent donc être mises en pratiques pour qu’elles le deviennent.

Comme je l’ai mentionné plus haut, ce sont les relations humaines qui sont complexes, pas l’amour. Se relever d’une séparation n’est pas signe d’un miracle mais bien un signe de volonté. Des milliers de gens se séparent et autant s’en remettent par qu’ils mettent l’énergie qu’il faut pour retrouver le droit chemin.

Un résultat vient rarement sans efforts. À vous de faire ce qu’il faut pour vous sortir du merdier qui vous enlise.

En conclusion, les raisons qui justifient une séparations sont multiples et sont souvent hors de notre contrôle, mais ça ne devrait pas nous empêcher de mieux gérer ce qui nous apparient et contribuer positivement à notre propre sort.

En passant

Qui es-tu?

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L’amour est subtil. Dans les relations qui parsèment nos vies, la subtilité se compte par millier et chaque fois que nous tentons de les déceler, il y a toujours un petit doute qui se dandine dans notre esprit. On se questionne souvent sur nos relations mais aussi sur notre partenaire. Quel rôle aura-t-il dans ma vie? Sera-t-il un simple partenaire où deviendra-t-il mon vrai compagnon de vie?…

Il y a une différence réelle en les deux, le saviez-vous? Toute personne observatrice en ce monde qui s’attarde à ce genre de détail pourrait confirmer qu’en sachant cette minime subtilité, il est plus facile de déceler les réels prospects des charlatans et de reconnaître les relations bidons parmi les vraies.

Dans ce billet, j’ai envie de partager avec vous ce que je considère être les plus grandes différences entre ce que peut être un partenaire et un compagnon de vie.

Avec un partenaire, on dirait que la relation tarde à prendre son envol. On se connaît peut et on se découvre lentement mais sûrement. Le lien de confiance s’établit timidement au gré des semaines qui passent mais il y a toujours un petit je-ne-sais-quoi qui peut nous donner l’envie de garder le pied dans le cadre de porte au cas où les choses ne se dérouleraient pas comme on le souhaitait au départ. Avec un compagnon de vie, c’est tout à fait l’inverse. On a l’impression de se connaître depuis toujours, on a envie de se confier dès les premiers instant et le lien de confiance est rapidement soudé.

Chez un partenaire, on peut ressentir de l’attirance mais pas nécessairement à tous les niveaux. Du moins, pas assez pour le considérer comme une âme-soeur ou quelque chose du genre. On passe du bon temps et on s’amuse beaucoup, mais s’il n’existe aucun connection spirituelle ni émotionnelle, la relation avec le partenaire ne fera jamais long feu comparativement avec un compagnon de vie, avec qui on aura l’impression qu’il peut lire dans nos pensées et être sensible à ce que l’on vit sans être obligé de lui en parler.

L’amour que l’on ressent envers un partenaire est graduel, avec des hauts et des bas et qui finit par s’estomper avec le temps. Avec un compagnon de vie, l’amour se renouvelle presqu’à chaque jour. On revit une petite excitation à l’idée de se revoir et s’embrasser, on a les yeux qui brillent sans arrêt avec un petit sourire en coin qui ne veut jamais disparaître!

Mais la plus grande différence est qu’avec un compagnon de vie, on se sent en sécurité et protégé. Autant physiquement que mentalement, parce que nous savons que peu importe ce qui pourrait nous arriver, notre compagnon serait toujours là pour nous supporter, nous encourager, prendre soins de nous sans que nous ayons à le demander. Un compagnon est la maison dans laquelle on aime se retrouver parce qu’il est en quelque sorte un havre de paix qui nous permet de décrocher en toute quiétude du stress et du rythme fou qui tourbillonnent le monde extérieur.

Nous connaissons tous plusieurs partenaires mais seulement un compagnon de vie. Mais ce trésor est si bien caché qu’on peut ne pas se rendre compte que nous l’avons trouvé jusqu’au moment où nous sommes prêts à être aimés. Un compagnon est quelqu’un qui nous complète et nous comprend, nous relève ou nous élève lorsque nous avons besoin de mener à bien notre vie en sa présence.

Oui, l’amour subtile. Mais il sait nous enrober lorsque nous sommes en mesure de découvrir son subterfuge…

***

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En passant

Les ecchymoses d’une lourde vie sentimentale

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À toutes les personnes qui n’ont pas connu ou qui ont de la difficulté à connaître du succès en amour, qui n’ont pas réussi ce qu’elles avaient tant chérie ou idéalisé. J’ai un message d’espoir pour vous. Prenez le temps de lire les prochaines lignes. Peut-être qu’elles vous aideront à apaiser votre tristesse affective.

Sachez que vos malheurs et échecs sentimentaux ne font pas exceptions aux malheurs des autres qui vous entourent. L’amour existe pour vous permettre de grandir et d’apprendre, parfois dans le bonheur ou la souffrance, et sert à trouver la voie qui sommeil en vous et qui ne demande qu’à s’exprimer en moment opportun dans votre vie. Un échec n’est pas une mort et en connaître plusieurs dans sa vie n’est pas synonyme de temps perdu ni de châtiment ou de mauvais karma.

Vous n’êtes pas les seuls à souffrir de solitude ou d’angoisser à l’idée d’être oubliés par les autres, plus précisément par ceux que vous aimez plus que tout. Votre histoire n’est pas unique. la grande majorité d’entrer nous peuvent connaître ces types de réactions dans la vie mais rien n’empêche de garder la tête haute malgré l’échec. Avez-vous abandonné lorsque vous appreniez à marcher? À vous exprimer devant une classe pour la première fois? Lorsque vous aviez à trouver votre tout premier emploi? À quitter pour de bon la maison familiale pour voler de vos propres ailes? À négocier à la banque? À devenir un homme ou une femme?

Les épreuves de la vie nous aident tous, sans exceptions, à devenir ce que nous sommes aujourd’hui. Chaque épreuve nous donne le privilège de choisir entre une approche positive et évolutive ou négative et destructrice. Vos choix ne sont pas celles des autres. Elles vous appartiennent et vous pouvez en faire ce que vous voulez réellement.

Les personnes qui réussissent dans la vie sont celles qui ont opté pour rester debout malgré les coups durs de la vie. Elles réussissent parce qu’elle ont connu l’échec avant le succès, parce qu’elles se sont écroulées au sol mainte et mainte fois avant d’être capable de rester bien droit devant l’adversité et les ecchymoses qu’elles ont su recevoir et guérir tout en gardant la cadence de marche.

L’amour n’est pas la solution au bonheur mais bien l’inverse. Soyez heureux et heureuses. Dites au malheur que vous l’emmerdez autant que vous emmerdez tous ceux et celles qui vous empoisonnent la vie. Apprenez à vous aimez parce que personne ne pourra le faire aussi bien que vous-même. Inspirez-vous de ceux et celles qui réussissent autour de vous au lieu de les envier. Prenez exemples sur ce qui fonctionne et donnez-vous le droit d’exister à la hauteur de vos ambitions. Vous souhaitez être heureux? Soyez-le. Travaillez pour y arriver parce que personne ne fera le travail à votre place.

Les insuccès sentimentaux font partie de la vie. Ils ont toujours existé et existeront encore et toujours. Alors aussi bien en tirer des leçons qui vous permettront de gravir, lentement mais sûrement, les marches de la sérénité.

En passant

Mon objectif 2018

Écriture de mon 2e livre - Jan 2018

Je ne suis pas du genre à me donner des résolutions que je ne tiendrai plus après deux semaines de pseudo-conditionnement psychologique. Mais cette fois-ci, j’ai bien pris la peine de mettre une petite étoile à côté de 2018, car je me suis donne l’objectif de terminer le livre que je suis en train d’écrire depuis quelques mois déjà. je dois vous avouer que je suis excité du projet parce qu’il avance comme prévu et que le résultat sera des plus intéressants.

Je publie mes réflexions sur le célibat et le couple depuis 2015 et je suis incapable de voir le temps passer tellement il file rapidement sous mon nez. Je me surprends encore et toujours d’avoir autant d’inspiration pour écrire sur les deux sujets. Dans ma tête, je me disais à l’époque que si je pouvais écrire des trucs sur un laps de quelques mois, je serais comblé et je pouvais fermer mon portable. Mais non! trois ans plus tard, je me retrouve encore à écrire! Décidément, j’en avais plus dans la matière grise que je ne le pensais.

Ceci étant dit, les derniers mois passés et les suivants seront très importants pour mon ouvrage. Mon premier jet est presque terminé. Il ne restera plus qu’à rafistoler le tout pour que sont contenu soit à la hauteur de vos attentes et (surtout!) du mien. Car après tout, écrire ce livre est d’abord un cadeau que je me fais avant de vous l’offrir. C’est un héritage que je pourrai léguer à quiconque sera en mesure de se le procurer et de le lire, et le relire, et le relire…

Cependant, je ne sais pas si mon livre sera en vente dès cette année, mais soyez assurés que j’y prendrai un soins méticuleux avant qu’il soit commercialisé. J’aimerais qu’il soit pris en charge par un éditeur qui voudra bien croire en moi, mais surtout à mon ouvrage que j’aurai envie de faire connaître autant sur le marché québécois et européen qu’au reste du monde. Après tout, l’amour et le célibat sont bien deux sujets universels, n’est-ce pas? Alors aussi bien se concentrer sur un succès planétaire!

À très bientôt!

Fred

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En passant

Un vent qui glace le dos

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Il y a de cela quelques jours, j’apprenais qu’un ami se séparait. Sa conjointe avait décidé de mettre un terme à leur relation d’une dizaine d’années à cause d’un manque de communications, ajouté à un manque d’intérêts communs. Ils ont eu deux enfants qui sont encore en bas âges…

Je ne sais pas pourquoi, mais lorsqu’on apprend qu’un couple se laisse en pleine période des fêtes, on dirait que la nouvelle est encore plus triste. C’est vrai que ce n’est pas quelque chose que l’on souhaite vivre ou que l’on souhaite à un proche, mais est-ce réellement plus triste à cause du moment choisi comme les fêtes? Je ne pense pas.

Pour moi, il n’y a pas de temps propice à une séparation. Il n’y a pas de saisons ni de dates où on peut annoncer à l’autre que le couple se termine maintenant en espérant que tout se terminera en courant joyeusement dans un champ de blé parce que ce temps idéal n’existe tout simplement pas. Annoncer que c’est terminé est une mauvaise nouvelle en soi, qu’importe le moment de l’annonce. J’ai rarement vu une telle nouvelle s’annoncer avec des ballons et des confettis…

Je pense que le plus important dans la démarche est de le faire le plus clairement et le  plus respectueusement possible. Car après tout, avant la séparation existait un couple qui s’aimait et mettre fin à sa relation dans la discorde et dans des batailles n’apporterait rien de bon, tant de votre côté que de l’autre. Déjà qu’il faut faire son deuil du couple, ça ne vaut pas la peine d’en rajouter un couche.

On vit tous différemment une séparation mais le résultat et le processus de reconstruction reste le même. À tous ceux et celles qui vivent en ce moment une période difficile à ce niveau, dites-vous que le temps est votre meilleur allié, que vos proches peuvent être des personnes ressources inestimables et que le bonheur est toujours à portée de main.

Ne soyez pas trop sévère envers vous-même. La reconstruction de soi est quand même mieux que l’auto-destruction…

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En passant

Une perfection qui passe d’abord par soi

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Les hommes parfaits ou les femmes parfaites ne proviennent pas tous du même moule. Heureusement! Sinon on aurait un sérieux problème de société.

Partant du fait que tout le monde a des défauts comme des qualités, je pense que le plus important n’est pas de rencontrer la personne parfaite mais plutôt d’offrir ce qu’il y a de mieux en nous pour que notre relation le soit. On exige souvent de l’autre alors qu’on devrait plutôt exiger de nous-même POUR l’autre. Si tout le monde comprenait cette notion, ça changerait le monde du tout au tout. On serait entourés d’un plus grand nombre de gens motivés, consciencieux et plus engagés qu’ils ne le sont actuellement.

La perfection est une question perception au même titre que la compréhension peut être interprétée de la même façon. Ce qui est beau pour moi ne l’est pas pour d’autres. Alors quand on parle d’hommes parfaits ou de femmes parfaites, je trouve qu’on a tendance à faire une fausse généralité parce que la beauté est une question de goût et que tous les goûts sont dans la nature.

Aimer quelqu’un est un vent de fraîcheur dans notre vie. Faire de son mieux dans la vie de l’autre est aussi un vent de fraîcheur dans la sienne. En faisant ce genre d’observation, je me vois presque désolé de constater que l’altruisme passe souvent au dernier rang de nos priorités lorsque l’engagement entre en jeu. C’est peut-être une fausse idée que je me fais. Je ne sais pas, mais c’est le sentiment que j’ai quand je vois ce qui se passe sur les réseaux sociaux et les histoires qui se créent ou prennent fin tout autour de moi.

L’important est d’être fidèle à soi-même et de ne jamais s’asseoir sur ses lauriers quand vient le temps d’offrir son cœur à quelqu’un avec qui on aimerait faire un long voyage sentimental. Même si on souhaite être la personne parfaite pour l’autre, on doit jamais perdre de vu que le verdict final appartiendra toujours à celui ou celle qui a décidé de nous faire une petite place de choix dans sa vie.

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En passant

Adieu…

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« Adieu, toi que j’ai tant aimé, que j’aime encore. Toi qui a rempli à jamais ma vie d’amour et de douleurs. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu… Adieu! »

Il y a tant à dire sur un mot si simple. À la fois fataliste et courtois, dire adieu à quelqu’un signifie un point de non retour et nous force à tourner les talons pour aller vers un monde qui n’est pas nécessairement meilleur mais plutôt différent. Qui nous donne l’envie d’explorer un nouveau chapitre que nous ne connaissons pas encore mais qu’on tient à découvrir sans la présence de celui ou celle qu’on a tant aimé.

Dire adieu est à la fois la conclusion d’une histoire et le début d’une autre. Ça met fin à ce qui existait mais qui ne pouvait plus durer. Ça tranche. Ça conclue. Ça laisse une main vide derrière soi, un coeur engorgé de tristesse ou allégé par un sentiment de libération. Ça donne un second souffle. Ça confirme un désir de changement et de renaissance. Bref, ça nous force à rester vivant.

Écrire une lettre d’adieu à quelqu’un, c’est se permettre d’oublier son odeur, sa voix et ses traits particuliers. C’est écrire son nom pour la dernière fois avant qu’elle emporte avec elle une partie de nous qui disparaîtra au gré des saisons. C’est laisser sa trace dans le temps pour qu’il s’arrête à chaque lecture.

C’est quand même bizarre qu’on ne dise pas souvent ce mot. Est-ce par peur de regretter? Est-ce parce que ça nous oblige à assumer pour toujours une décision qu’on aimerait retirer si la vie nous offrait la chance d’y remédier? Je ne sais pas. Ce que je sais par contre est qu’avec le temps, on préfère laisser au sol ce qui ne nous intéresse plus au lieu de faire les quelques pas pour tout mettre à la poubelle.

Un au revoir n’est pas un adieu, mais il le devient lorsqu’on oublie à qui nous l’avons souhaité…

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En passant

S’attacher à quelqu’un qu’on ne connaît pas et qu’on a jamais vu…

Le virtuel est vaste et comporte une multitude de choses qui nous font à la fois rêver et bondir de notre chaise. L’amour virtuel ne fait pas exception au phénomène, au point de dire qu’il fait maintenant partie d’une réalité qui nous est propre.

Aujourd’hui, il est plus facile pour quiconque de faire des rencontres et d’entretenir des relations virtuelles que d’en faire à l’extérieur de chez soi. Il est plus facile d’éveiller en nous des sentiments qui ne font pas (ou plus) partie de notre quotidien bien réel mais qui sont aisément accessibles sur le web. La quête de sensations, voilà ce qui nous pousse à être si souvent rivé sur notre petit écran. C’est excitant d’envoyer un message à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Ce l’est d’autant plus lorsqu’il y a une réponse qui s’y rattache.

Le web a quand même du bon. Il permet à quiconque de chercher le ou la partenaire de choix sans trop demander d’efforts. Si ça fonctionne, tant mieux. Si ça ne fonctionne pas, tant pis. Mais le cercle vicieux dans la démarche est que notre quête à l’amour peut facilement se diluer, au point de se désensibiliser de tout sentiments rattachés à ce qu’on souhaite tant trouver. Si on se butte continuellement à des déceptions, ne soyons pas surpris de constater que les prospects futurs se retrouvent avec une bonne dose de désintérêt de notre part.

Le virtuel est donc une lame à deux tranchants qu’il faut apprendre à maîtriser avant d’en faire bon usage. Et la meilleure façon d’apprendre est malheureusement par les erreurs que l’on commet où par les fautes qui sont commises à notre égard. Mais les erreurs ne tuent pas, ce qui est en soi une très bonne nouvelle!

Alors comment gérer un amour virtuel? Rien de très compliqué. Il suffit de faire la part des choses, de prendre la relation au jour le jour tout en évitant de trop se commettre sentimentalement dans une histoire qui pourrait ne pas en être une au finale et garder en tête que tout ce qui brille n’est pas nécessairement de l’or.

Ce qui est bon à savoir du virtuel c’est qu’il nous permet de connaître à la fois le plaisir que ça nous procure lorsqu’on ressent de l’amour envers quelqu’un et l’incapacité d’aller au-delà de ce qui nous sépare de l’autre. C’est comme vivre un rêve amoureux virtuellement où nos plus grands fantasmes peuvent être sollicités tout en nourrissant ceux de l’autre. Cependant, l’impuissance à laquelle je fais allusion est probablement le plus grand sentiment qui nous habite lorsque notre amour décide de grandir avec le temps et que la suite tarde à venir pour diverses raisons.

Ceci étant dit, je ne pense pas qu’il faut se restreindre à aimer parce que c’est virtuel. C’est bon d’aimer. C’est un besoin d’aimer parce que, part les émotions qui en découlent,  ça nous nourrit l’esprit de la bonne façon.

Il y en a donc pour tous les goûts. Les rencontres virtuelles ne sont pas faites pour tous et ceux qui s’y plaisent y trouvent sûrement le lot de satisfaction.

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En passant

Sommes-nous devenus une société mythomane?

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Le mensonge. Cet élixir de choix pour vendre du rêve à qui veut bien en consommer, ou encore pour épater la galerie avec de la poudre aux yeux avant de disparaître dans la foule. Mentir est souvent inoffensif. Tout le monde ment au moins une fois dans sa vie. Pas vrai?

Mais, l’Homme étant ce qu’il est, est prêt à mentir pour combler d’abord et avant tout ses besoins les plus narcissiques. Il ment pour séduire, vendre, arnaquer, être élu, la gloire, la richesse, manquer au boulot, ne pas attrister l’être cher… Le mensonge est donc applicable à toutes les sauces, pour tous les goûts et tous les budgets. Tout est une question de stratégie et d’opportunisme.

« Mythomane: n. f. Tendance systématique, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge. »

Le mensonge est en quelque sorte un tap-à-l’oeil bien orchestré qui embrouille la méfiance des gens qui en deviennent les victimes. Les entreprises l’utilisent dans leurs campagnes de publicités. Les parties politiques l’utilisent lors de leur campagnes électorales. Les chanteurs de pommes l’exploitent pour attirer leurs victimes avant de leur soutirer leurs économies et leur dignité. Avec tout ce que l’on connaît au 21e siècle sur les publicités mensongères, les politiciens corrompus, le contrôle qu’exercent les médias, les scandales économiques et j’en passe, pouvons-nous affirmer hors de tout doute que la société moderne dans laquelle nous évoluons est devenue en grande partie mythomane? Qu’elle a une tendance à systématiquement, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge?

Les relations interpersonnelles d’aujourd’hui sont de plus en plus compliquées parce que bon nombre de gens en ont tout simplement ras-le-bol des mensonges, des trahisons et de la poudre aux yeux. La méfiance est devenue au fil des années une seconde nature chez la plupart d’entre nous. Un réflexe presqu’aussi naturelle que de ressentir de la joie ou de la tristesse. Les chutes libres sans parachutes sont nombreuses. Je constate avec les témoignages que vous me partagez que le phénomène est plus répandu que je ne le croyais. Parfois j’ai l’impression que la société joue maintenant le rôle de l’arroseur arrosé. À force de vouloir tirer profits des autres, c’est elle-même qui se retrouve embourbée dans un tourbillon qui n’est pas près de s’atténuer, hélas…

En passant

La valise

La valise est prête. Dans quelques heures, vous vous rendrez à l’aéroport pour un voyage vers un endroit reculé, dépourvu de tout services où vous aurez enfin la paix.

Ce voyage tombe à point, puisqu’il y a quelques jours à peine vous aviez envie de tout foutre en l’air et disparaître parce que vous en avez simplement ras-le-bol. Votre vie vous fait mal juste à y penser et plus rien ne semble assez fort pour vous retenir davantage à l’endroit où vous êtes. Pour vous, partir est LA solution pour régler tous vos problèmes. Une nouvelle vie se dessine à l’horizon. Vous n’avez pas l’intention de manquer cette occasion unique et oh, combien souhaitée…

La théorie du voyage d’évasion est vraiment palpitante. Partir vers un lieu inconnu et coupé de toute société juste pour avoir la sainte paix est une aventure que tous aimerait peut-être vivre au moins une fois dans sa vie. Cependant, ce rêve ne colle pas vraiment à ma peau. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’un voyage de la sorte ne fait que retarder les confrontations auxquelles nous devons nous soumettre pour régler le (si ce ne sont pas plusieurs) problème auquel notre vie doit s’acculer au pied du mur. Faire face aux squelettes dans le placard peut sembler une tâche titanesque. Vrai. Mais vaut-il mieux de faire un bon ménage dans son placard plutôt que de dépenser une fortune dans un voyage qui ne ferait que passer dans notre vie?

C’est bien voyagé. J’ai eu la chance de le faire à plusieurs occasions avant d’atteindre mes vingt-cinq ans. Mais je me suis vite rendu compte que la valise la plus lourde à transporter n’était pas celle qui reposait dans ma main mais plutôt celle que je transportais entre mes deux oreilles. Les problèmes non-résolus, les angoisses accumulées, les conflits encore existantes… Il faut plus qu’un voyage pour faire le point dans sa vie. Il faut se prendre en main, prendre en main sa propre vie et ce qu’on aimerait en faire.

En passant

Lorsqu’une réponse ne vient jamais et que le silence nous laisse sur notre appétit…

« Je t’avais posé une simple question. Pourtant, je suis encore là, sans réponse, à tenter de comprendre ce que veut dire ton silence. Je ne sais pas si c’est parce que tu as envie d’y réfléchir ou parce que tu n’as pas envie de me dire la vérité par peur de me blesser.

Peut-être est-ce mieux pour toi de ne rien dire. Mais sache que le mutisme que tu exerces en ce moment me blesse davantage que de t’entendre dire ce que tu tiens tant à retenir tout au fond de toi. En fait, ton silence est ce que je craignais le plus. Car il porte à lui seul la crainte et le doute qui m’habite… »

La déstabilisante stabilité qu’est le silence. À la fois invisible, inodore et incolore, qui ne peut être entendu que si on lui porte attention et qui, malgré tout ce qu’il est, a le don extraordinaire de nous élever vers une paix spirituelle ou de nous écraser par angoisse selon l’état d’esprit dans lequel nous pouvons nous retrouver.

Il y a des silences qu’on aime plus que d’autres. Mais des silences comme celui mentionné ci-haut, qui nous laissent sur notre appétit et nous embrouillent l’esprit, sont loin de faire l’unanimité. Moi-même pendant longtemps j’avais cru qu’un tel silence était négatif. J’avais toujours l’impression qu’une réponse qui n’arrivait jamais à mon oreille était systématiquement une mauvaise nouvelle camouflée.

Avec le temps, je me suis rendu compte que j’étais dans l’erreur. J’ai réalisé que parfois, avec un trop plein d’émotions, il est préférable pour quelqu’un de garder le silence par peur de mal interpréter ce qui se passe dans sa tête. Ce n’est pas donné à tous d’être capable d’exprimer en mots les sentiments ressentis envers l’autre et à l’occasion une coupure drastique peut sembler être la seule solution.

J’ai déjà connu des relations qui se sont terminées par un point d’interrogation sans qu’il n’y ait eu suite, et la meilleure solution était de laisser l’histoire s’envoler par elle-même sans s’y accrocher désespérément. Car après tout, l’important n’est pas nécessairement la réponse qu’on attend mais plutôt la solution que nous devons trouver pour surmonter notre tristesse…

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En passant

…Et pourquoi pas?

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Je m‘imagine assis sur un balcon à l’âge de 85 ans, à repasser ma vie en rafale et me souvenir, avec un léger sourire en coin, des passages farfelus vecus plus jeune. J’en aurais long à raconter mais rien de tout cela ne serait possible si je n’avais pas osé prendre des risques, question de détourner un peu la routine du métro-boulot-dodo.

Parce qu’une vie, ça ne devrait pas être juste ça. Ça ne devrait pas être juste un besoin d’ « être » sans que rien ne se passe pour éveiller en nous des réactions, des sentiments, des remises en questions et des réalisations. Une vie sans mordant est une vie perdue. Ne pas prendre par les cornes notre destiné est pour moi un gaspillage de temps. Si le temps qui nous est donné est court et précieux, pourquoi se contenter de le laisser partir en fumer? Comme disait Gandalf dans le livre « Le Seigneur des Anneaux »: Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti.

Comme le temps passe trop vite, on doit oser. Oser autant dans ces décisions que dans l’action. Il n’y a rien de plus excitant que de sortir de sa zone de confort pour repousser les limites qui nous restreignent. Aller au-delà du raisonnable, de notre routine habituelle, du confort que nous prenons beaucoup trop souvent pour acquis. Oser dire ce que l’on pense ou ce que l’on ressent envers quelqu’un. Mieux encore, se donner le défi de trouver les bons mots pour mener à terme un tel désir. C’est ce que devrait être une vie. Remplie de petits défis qui peuvent sembler anodins mais qui pimenteraient malgré tout notre vie parfois linéaire et dépourvue de saveurs.

S’il est vrai que l’appétit vient en mangeant, la confiance vient en agissant. C’est une leçon que j’ai appris tant par le succès que par l’échec, et je ne regrette rien de ce que j’ai fait jusqu’à aujourd’hui.

Osez. Ça fait du bien et c’est gratuit!