Adieu…


Somebody on the reef

« Adieu, toi que j’ai tant aimé, que j’aime encore. Toi qui a rempli à jamais ma vie d’amour et de douleurs. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu… Adieu! »

Il y a tant à dire sur un mot si simple. À la fois fataliste et courtois, dire adieu à quelqu’un signifie un point de non retour et nous force à tourner les talons pour aller vers un monde qui n’est pas nécessairement meilleur mais plutôt différent. Qui nous donne l’envie d’explorer un nouveau chapitre que nous ne connaissons pas encore mais qu’on tient à découvrir sans la présence de celui ou celle qu’on a tant aimé.

Dire adieu est à la fois la conclusion d’une histoire et le début d’une autre. Ça met fin à ce qui existait mais qui ne pouvait plus durer. Ça tranche. Ça conclue. Ça laisse une main vide derrière soi, un coeur engorgé de tristesse ou allégé par un sentiment de libération. Ça donne un second souffle. Ça confirme un désir de changement et de renaissance. Bref, ça nous force à rester vivant.

Écrire une lettre d’adieu à quelqu’un, c’est se permettre d’oublier son odeur, sa voix et ses traits particuliers. C’est écrire son nom pour la dernière fois avant qu’elle emporte avec elle une partie de nous qui disparaîtra au gré des saisons. C’est laisser sa trace dans le temps pour qu’il s’arrête à chaque lecture.

C’est quand même bizarre qu’on ne dise pas souvent ce mot. Est-ce par peur de regretter? Est-ce parce que ça nous oblige à assumer pour toujours une décision qu’on aimerait retirer si la vie nous offrait la chance d’y remédier? Je ne sais pas. Ce que je sais par contre est qu’avec le temps, on préfère laisser au sol ce qui ne nous intéresse plus au lieu de faire les quelques pas pour tout mettre à la poubelle.

Un au revoir n’est pas un adieu, mais il le devient lorsqu »on oublie à qui nous l’avons souhaité…

 

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S’attacher à quelqu’un qu’on ne connaît pas et qu’on a jamais vu…


Le virtuel est vaste et comporte une multitude de choses qui nous font à la fois rêver et bondir de notre chaise. L’amour virtuel ne fait pas exception au phénomène, au point de dire qu’il fait maintenant partie d’une réalité qui nous est propre.

Aujourd’hui, il est plus facile pour quiconque de faire des rencontres et d’entretenir des relations virtuelles que d’en faire à l’extérieur de chez soi. Il est plus facile d’éveiller en nous des sentiments qui ne font pas (ou plus) partie de notre quotidien bien réel mais qui sont aisément accessibles sur le web. La quête de sensations, voilà ce qui nous pousse à être si souvent rivé sur notre petit écran. C’est excitant d’envoyer un message à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Ce l’est d’autant plus lorsqu’il y a une réponse qui s’y rattache.

Le web a quand même du bon. Il permet à quiconque de chercher le ou la partenaire de choix sans trop demander d’efforts. Si ça fonctionne, tant mieux. Si ça ne fonctionne pas, tant pis. Mais le cercle vicieux dans la démarche est que notre quête à l’amour peut facilement se diluer, au point de se désensibiliser de tout sentiments rattachés à ce qu’on souhaite tant trouver. Si on se butte continuellement à des déceptions, ne soyons pas surpris de constater que les prospects futurs se retrouvent avec une bonne dose de désintérêt de notre part.

Le virtuel est donc une lame à deux tranchants qu’il faut apprendre à maîtriser avant d’en faire bon usage. Et la meilleure façon d’apprendre est malheureusement par les erreurs que l’on commet où par les fautes qui sont commises à notre égard. Mais les erreurs ne tuent pas, ce qui est en soi une très bonne nouvelle!

Alors comment gérer un amour virtuel? Rien de très compliqué. Il suffit de faire la part des choses, de prendre la relation au jour le jour tout en évitant de trop se commettre sentimentalement dans une histoire qui pourrait ne pas en être une au finale et garder en tête que tout ce qui brille n’est pas nécessairement de l’or.

Ce qui est bon à savoir du virtuel c’est qu’il nous permet de connaître à la fois le plaisir que ça nous procure lorsqu’on ressent de l’amour envers quelqu’un et l’incapacité d’aller au-delà de ce qui nous sépare de l’autre. C’est comme vivre un rêve amoureux virtuellement où nos plus grands fantasmes peuvent être sollicités tout en nourrissant ceux de l’autre. Cependant, l’impuissance à laquelle je fais allusion est probablement le plus grand sentiment qui nous habite lorsque notre amour décide de grandir avec le temps et que la suite tarde à venir pour diverses raisons.

Ceci étant dit, je ne pense pas qu’il faut se restreindre à aimer parce que c’est virtuel. C’est bon d’aimer. C’est un besoin d’aimer parce que, part les émotions qui en découlent,  ça nous nourrit l’esprit de la bonne façon.

Il y en a donc pour tous les goûts. Les rencontres virtuelles ne sont pas faites pour tous et ceux qui s’y plaisent y trouvent sûrement le lot de satisfaction.

Sommes-nous devenus une société mythomane?


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Le mensonge. Cet élixir de choix pour vendre du rêve à qui veut bien en consommer, ou encore pour épater la galerie avec de la poudre aux yeux avant de disparaître dans la foule. Mentir est souvent inoffensif. Tout le monde ment au moins une fois dans sa vie. Pas vrai?

Mais, l’Homme étant ce qu’il est, est prêt à mentir pour combler d’abord et avant tout ses besoins les plus narcissiques. Il ment pour séduire, vendre, arnaquer, être élu, la gloire, la richesse, manquer au boulot, ne pas attrister l’être cher… Le mensonge est donc applicable à toutes les sauces, pour tous les goûts et tous les budgets. Tout est une question de stratégie et d’opportunisme.

« Mythomane: n. f. Tendance systématique, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge. »

Le mensonge est en quelque sorte un tap-à-l’oeil bien orchestré qui embrouille la méfiance des gens qui en deviennent les victimes. Les entreprises l’utilisent dans leurs campagnes de publicités. Les parties politiques l’utilisent lors de leur campagnes électorales. Les chanteurs de pommes l’exploitent pour attirer leurs victimes avant de leur soutirer leurs économies et leur dignité. Avec tout ce que l’on connaît au 21e siècle sur les publicités mensongères, les politiciens corrompus, le contrôle qu’exercent les médias, les scandales économiques et j’en passe, pouvons-nous affirmer hors de tout doute que la société moderne dans laquelle nous évoluons est devenue en grande partie mythomane? Qu’elle a une tendance à systématiquement, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge?

Les relations interpersonnelles d’aujourd’hui sont de plus en plus compliquées parce que bon nombre de gens en ont tout simplement ras-le-bol des mensonges, des trahisons et de la poudre aux yeux. La méfiance est devenue au fil des années une seconde nature chez la plupart d’entre nous. Un réflexe presqu’aussi naturelle que de ressentir de la joie ou de la tristesse. Les chutes libres sans parachutes sont nombreuses. Je constate avec les témoignages que vous me partagez que le phénomène est plus répandu que je ne le croyais. Parfois j’ai l’impression que la société joue maintenant le rôle de l’arroseur arrosé. À force de vouloir tirer profits des autres, c’est elle-même qui se retrouve embourbée dans un tourbillon qui n’est pas près de s’atténuer, hélas…

La valise


La valise est prête. Dans quelques heures, vous vous rendrez à l’aéroport pour un voyage vers un endroit reculé, dépourvu de tout services où vous aurez enfin la paix.

Ce voyage tombe à point, puisqu’il y a quelques jours à peine vous aviez envie de tout foutre en l’air et disparaître parce que vous en avez simplement ras-le-bol. Votre vie vous fait mal juste à y penser et plus rien ne semble assez fort pour vous retenir davantage à l’endroit où vous êtes. Pour vous, partir est LA solution pour régler tous vos problèmes. Une nouvelle vie se dessine à l’horizon. Vous n’avez pas l’intention de manquer cette occasion unique et oh, combien souhaitée…

La théorie du voyage d’évasion est vraiment palpitante. Partir vers un lieu inconnu et coupé de toute société juste pour avoir la sainte paix est une aventure que tous aimerait peut-être vivre au moins une fois dans sa vie. Cependant, ce rêve ne colle pas vraiment à ma peau. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’un voyage de la sorte ne fait que retarder les confrontations auxquelles nous devons nous soumettre pour régler le (si ce ne sont pas plusieurs) problème auquel notre vie doit s’acculer au pied du mur. Faire face aux squelettes dans le placard peut sembler une tâche titanesque. Vrai. Mais vaut-il mieux de faire un bon ménage dans son placard plutôt que de dépenser une fortune dans un voyage qui ne ferait que passer dans notre vie?

C’est bien voyagé. J’ai eu la chance de le faire à plusieurs occasions avant d’atteindre mes vingt-cinq ans. Mais je me suis vite rendu compte que la valise la plus lourde à transporter n’était pas celle qui reposait dans ma main mais plutôt celle que je transportais entre mes deux oreilles. Les problèmes non-résolus, les angoisses accumulées, les conflits encore existantes… Il faut plus qu’un voyage pour faire le point dans sa vie. Il faut se prendre en main, prendre en main sa propre vie et ce qu’on aimerait en faire.

Lorsqu’une réponse ne vient jamais et que le silence nous laisse sur notre appétit…


« Je t’avais posé une simple question. Pourtant, je suis encore là, sans réponse, à tenter de comprendre ce que veut dire ton silence. Je ne sais pas si c’est parce que tu as envie d’y réfléchir ou parce que tu n’as pas envie de me dire la vérité par peur de me blesser.

Peut-être est-ce mieux pour toi de ne rien dire. Mais sache que le mutisme que tu exerces en ce moment me blesse davantage que de t’entendre dire ce que tu tiens tant à retenir tout au fond de toi. En fait, ton silence est ce que je craignais le plus. Car il porte à lui seul la crainte et le doute qui m’habite… »

La déstabilisante stabilité qu’est le silence. À la fois invisible, inodore et incolore, qui ne peut être entendu que si on lui porte attention et qui, malgré tout ce qu’il est, a le don extraordinaire de nous élever vers une paix spirituelle ou de nous écraser par angoisse selon l’état d’esprit dans lequel nous pouvons nous retrouver.

Il y a des silences qu’on aime plus que d’autres. Mais des silences comme celui mentionné ci-haut, qui nous laissent sur notre appétit et nous embrouillent l’esprit, sont loin de faire l’unanimité. Moi-même pendant longtemps j’avais cru qu’un tel silence était négatif. J’avais toujours l’impression qu’une réponse qui n’arrivait jamais à mon oreille était systématiquement une mauvaise nouvelle camouflée.

Avec le temps, je me suis rendu compte que j’étais dans l’erreur. J’ai réalisé que parfois, avec un trop plein d’émotions, il est préférable pour quelqu’un de garder le silence par peur de mal interpréter ce qui se passe dans sa tête. Ce n’est pas donné à tous d’être capable d’exprimer en mots les sentiments ressentis envers l’autre et à l’occasion une coupure drastique peut sembler être la seule solution.

J’ai déjà connu des relations qui se sont terminées par un point d’interrogation sans qu’il n’y ait eu suite, et la meilleure solution était de laisser l’histoire s’envoler par elle-même sans s’y accrocher désespérément. Car après tout, l’important n’est pas nécessairement la réponse qu’on attend mais plutôt la solution que nous devons trouver pour surmonter notre tristesse…

…Et pourquoi pas?


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Je m‘imagine assis sur un balcon à l’âge de 85 ans, à repasser ma vie en rafale et me souvenir, avec un léger sourire en coin, des passages farfelus vecus plus jeune. J’en aurais long à raconter mais rien de tout cela ne serait possible si je n’avais pas osé prendre des risques, question de détourner un peu la routine du métro-boulot-dodo.

Parce qu’une vie, ça ne devrait pas être juste ça. Ça ne devrait pas être juste un besoin d’ « être » sans que rien ne se passe pour éveiller en nous des réactions, des sentiments, des remises en questions et des réalisations. Une vie sans mordant est une vie perdue. Ne pas prendre par les cornes notre destiné est pour moi un gaspillage de temps. Si le temps qui nous est donné est court et précieux, pourquoi se contenter de le laisser partir en fumer? Comme disait Gandalf dans le livre « Le Seigneur des Anneaux »: Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti.

Comme le temps passe trop vite, on doit oser. Oser autant dans ces décisions que dans l’action. Il n’y a rien de plus excitant que de sortir de sa zone de confort pour repousser les limites qui nous restreignent. Aller au-delà du raisonnable, de notre routine habituelle, du confort que nous prenons beaucoup trop souvent pour acquis. Oser dire ce que l’on pense ou ce que l’on ressent envers quelqu’un. Mieux encore, se donner le défi de trouver les bons mots pour mener à terme un tel désir. C’est ce que devrait être une vie. Remplie de petits défis qui peuvent sembler anodins mais qui pimenteraient malgré tout notre vie parfois linéaire et dépourvue de saveurs.

S’il est vrai que l’appétit vient en mangeant, la confiance vient en agissant. C’est une leçon que j’ai appris tant par le succès que par l’échec, et je ne regrette rien de ce que j’ai fait jusqu’à aujourd’hui.

Osez. Ça fait du bien et c’est gratuit!

Faire la paix avec nos histoires passées


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Je me souviens de mon premier amour. Je me souviens de mon premier baiser, de ma première danse et de ma première peine. Toutes les relations qui se sont succédées par la suite ont toutes eu, à leur façon, le même effet: elles m’ont changé peu à peu sans trop chambouler ma vie. Du moins, à quelques exceptions près.

Il fut une époque où je trouvais dommage d’avoir connu plusieurs relations, de ne pas avoir été en mesure de garder la femme que j’aimais au moment où il m’était possible d’aimer. Mais après avoir fait le tour de ma pensée, je m’étais rendu compte que je devais plutôt me considérer chanceux – voire même privilégié – d’avoir connu l’amour plusieurs fois, parce que ça m’a permis d’être un meilleur homme au fil du temps. Parce que ça m’a permis de comprendre un peu plus les femmes et à mieux me connaître à travers elles.

Avec un tel constat, je ne pouvais faire mieux que de faire la paix avec mon passé sentimental. À faire la paix avec les enjeux qui ont mené, par moi ou par les autres, à des amours inachevés, trahis, incompatibles ou même abandonnés. Faire la paix, comprendre et reconnaître mes erreurs de parcours, mes maladresses et mes manques de jugement. À demander pardon même si je sais qu’il ne viendra peut-être jamais.

Vous savez, faire ce type de cheminement fut la meilleure façon d’avancer vers la bonne destination. Ça a permis de tourner des pages importantes de ma vie en enlevant les granules de sable qui empêchaient mon coeur de mieux fonctionner. Un coeur a toujours besoin d’être entretenu si on veut qu’il nous serve pour les bonnes raisons mais aussi de la bonne façon. Si on ne prend jamais le temps pour faire un bon ménage dans nos histoires, on ne fait qu’encrasser davantage ce qui doit nous garder en vie.

Il n’est jamais trop tard pour faire ce genre d’exercice. La plupart du temps, on le fait sans trop s’en rendre compte. Dans mon cas, ce fut lorsque j’avais commencé à écrire les textes que je vous partage depuis quelques années déjà (d’ailleurs, je me surprends encore d’avoir tant de chose à dire après si longtemps!) et j’y prends un malin plaisir…

Le désert qu’on ne veut plus quitter


 

NeguevCeux et celles qui ont pris la décision de vivre et d’assumer leur célibat vous le diront: C’est un réel plaisir que de se sentir libre de tout engagement, de garder les blessures sentimentales de côté et profiter (enfin!) d’une vie plus simple.

J’ai souvent dit que le célibat est une forme de pèlerinage dans le désert, là où on doit se parler intérieurement, se défier, se comprendre et s’apprivoiser. Le désert est vaste. Très vaste. Et ce n’est pas parce qu’il est dépourvu d’une grande majorité de vie qu’il n’est pas magnifique. Certains décident d’y vivre alors que d’autres veulent tout faire pour en sortir.

C’est pour dire à quel point tout le monde peut y trouver son compte, à condition de faire preuve d’ouverture et de sérénité. Un désert peut paraître dangereux et inhospitalier. Mais la plupart de ceux qui y ont décidé d’y rester vous dirons que l’endroit n’est pas plus dangereux qu’ailleurs et que tout est une question de préparation et d’organisation. Ce n’est pas faux. Un célibat se planifie au même titre qu’un engagement amoureux. Il ne suffit que de connaître ses besoins pour en apprécier sa pleine valeur.

Plusieurs d’entre vous me vantent le plaisir que procure leur célibat en me disant que les relations vous ont fait trop mal et que vous refuser tout engagement futur afin d’éviter d’être blessés à nouveau. En contrepartie plusieurs me confient qu’ils ont, malgré le fait que le célibat soit la meilleure chose qui soit arrivé dans leur vie, peur de se retrouver seuls en vieillissant. N’est-ce pas là un beau paradoxe? N’est-ce pas une belle façon de constater à quel point les deux statuts sont tout aussi importants dans des moments bien précis de notre vie?

Je crois que le désert se présente à nous à un moment précis où nous devons prendre le contrôle de notre vie. Parce qu’il y a peut-être un élément important qui se trouve en nous et qui ne peut être réglé lorsque nous sommes engagé avec quelqu’un. Peut-être parce qu’au fond de soi, une mise au point est de mise pour être en mesure de vivre ce qu’une relation sentimentale peut nous apporter.

Si une relation peut nous apporter un peu plus que notre célibat, évidemment…

Je n’entends rien de ce que tu ne dis pas


Sourd et muette

Les hommes et les femmes sont différents. Mais ça, ce n’est pas une nouvelle en soi. C’est juste une constatation qui existe depuis que des psychologues scientifiques et/ou misogynes se sont penchés sur la question. Moi, qui est loin d’être un « logue » aux diplômes infinis exposés en évidence en face de ma cuvette, pense que la principale différence se résume ainsi: Les hommes sont sourds et les femmes sont muettes. Ok, y a rien de scientifique dans cet énoncé. J’avais juste envie de vous faire réagir et vous questionner sur ma réflexion. Cependant, je dois avouer qu’il y a une certaine forme de vérité dans ce que je viens d’écrire.

Ce que je veux dire est que les hommes sont souvent sourds lorsque le langage féminin fait son oeuvre. En fait, ils le sont lorsque les femmes tentent de passer un message un peu subtile dans le seul et unique but de faire travailler un peu les hommes, pour qu’ils comprennent ce qu’elles souhaitent leur dire sans aller trop facilement droit au but. Le problème est que souvent cette tentative de communication échoue aussi souvent que les tentatives de chasse d’un guépard. Comprenez-moi bien! Ce n’est pas la majorité des cas, mais disons que ça arrive assez souvent pour que certains d’entre vous puissiez vous dire Haha! C’est tellement ça!

Je ne peux pas parler au nom de tous les hommes mais étant moi-même de cette espèce, j’ai tendance à préférer les messages plus directs, honnêtes et sans flafla. De cette façon, il n’y a aucun malentendu possible entre les deux parties. Seulement une possibilité de divergence d’opinion ou de perception. Rien de plus. Bien entendu, il y a toujours une exception à la règle et vous en faites peut-être partie. Tant mieux si tel est le cas! Avec plus de 7 milliards d’individus sur la planète, il n’y a plus de limite à la diversité.

En ce qui concerne les femmes, je ne peux que me prononcer sur mes expériences personnelles et ce que j’ai souvent remarqué est que lorsque les femmes se taisent, il se peut qu’il y ait quelque chose qui cloche et qu’elles se mettent à réfléchir à la vitesse de l’éclair au point de perdre parfois le fil de leurs réflexions. Ce n’est pas surprenant que les hommes demandent parfois à leur femme si tout va bien! On veut juste s’assurer que vous ne manigancez pas un plan machiavélique à notre égard.

En fait, je pense que les hommes en général devraient porter un peu plus d’attention sur ce que les femmes ne disent pas, car c’est souvent dans le non-dit que se cache une grande partie des messages qu’elles tentent de nous partager.

Le cercle


Le Cercle

Aujourd’hui, une amitié se dilue et se jette à la poubelle comme on jette un mouchoir. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, faire entrer quelqu’un dans mon cercle d’amis prend plus qu’un simple bonjour ou une demande d’amitié sur les réseaux sociaux.

Mon cercle est une zone sacrée dans laquelle je ne laisse pas entrer qui veut. C’est une façon de maintenir l’équilibre qui me convient dans un environnement social qui me plaît et que je veux. Ça m’évite une tonne de mauvaises surprises, certes, mais ça ne peut pas me protéger des déceptions auxquelles je fais parfois face. Des amitié qui s’effritent jusqu’à disparaître complètement par la force des choses, d »autres qui se terminent abruptement à cause d’un litige irréparable ou encore une longue amitié qui prend fin suite à de multiples mauvaises décisions de ma part ou de la part de l’autre… Les raisons sont multiples, vous en conviendrez.

J’aime les amitiés qui me surprennent. Celles que je n’attends jamais et qui change subtilement le cours de mon existence. Des personnes qui portent une influence positive et qui me donne la chance de me questionner sur ma propre vie, soit personnelle ou professionnelle. À mes yeux, une amitié est une relation qui doit ajouter une valeur ascendante à ce que j’ai déjà. Si l’inverse se produit, c’est-à-dire qu’elle ne m’apporte plus d’intérêts positifs, sa survie se compte généralement au nombre de graines que je peux retrouver dans une pomme et non dans une pastèque.

Mon cercle d’ami est donc précieux. Je n’en ai pas une tonne et c’est bien ainsi. Car pour moi ce n’est pas la quantité qui compte le plus mais bien la qualité de chacune d’elle. S’il est vrai qu’on ne trouve pas ses amis mais plutôt l’inverse, je suis tenté de croire à cette théorie parce que personne est en mesure de voir ce qui se passe dans le futur.

À moins qu’on s’appelle Dr. Emett Brown

Une rose, un arôme et des épines qu’on ne peut oublier…


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Notre vie est une histoire d’émotions. Les plus grandes histoires de l’humanité se sont bâties sur celles-ci et encore aujourd’hui, lorsqu’on se les remémore, elles éveillent en nous des émotions qui sont parfois difficiles à exprimer. L’histoire nous marque. Les plus grandes chansons aussi. Pas surprenant que nos propres histoires sentimentales laissent aussi leurs traces…

Il est faux de dire que chaque relation qui échoue est entièrement négative même si la séparation en soi peut être douloureuse. Mais pour le reste, je dois dire qu’avec le temps qui passe sous nos pieds on réussit souvent à retrouver l’équilibre que nous recherchons. Ça prend parfois du temps pour l’atteindre et ça peut nous donner l’impression que le monde entier est contre nous, mais tout est une question d’attitude face aux épreuves que l’on doit surmonter. Une sérénité ne s’acquiert pas par un coup de bol. Chacun doit lui faire une place pour qu’elle puisse prendre forme et atténuer les angoisses qui nous chamboulent l’estomac.

Pour moi, la rose est le parfait symbole de l’amour. Avec son parfum qui nous enivre et les épines qui nous blessent si on ose la manipuler avec insouciance. C’est la même chose avec nos relations. Que ça nous plaise ou non, la vie qu’on décide de partager avec un partenaire est faite pour nous laisser une trace, pourvue qu’elle nous aide à être qui nous sommes tout en voguant dans la bonne direction.

Le secret de la réussite est pourtant simple. Pour savourer le succès il faut passer par l’échec. Pour marcher il faut se tenir debout, pour atteindre le bonheur il faut quitter la tristesse. Si une rose est à la fois belle et blessante, que l’amour est à la fois enivrante et destructrice, que la vie est à la fois juste et cruelle, rien ne peut nous empêcher d’être ce que nous voulons car tout est une question de volonté et de persévérance…

Lettre ouverte à Eric Salvail, Artiste pouet-pouet du showbiz québécois


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Salut Eric. Je vais me permettre de te tutoyer si ça ne te dérange pas, étant donné que tu fais presque partie des meubles de bien du monde au Québec. Dernièrement, j’avais écrit une lettre ouverte à Gilbert Rozon. Je ne sais pas si tu l’as lu. En fait ce n’est pas plus grave que ça parce que j’ai finalement décidé de t’en écrire une à toi aussi.

C’est quelque chose ce qui se passe dans ta vie! La roche de 2 tonnes qui est tombée dans le fleuve Saint-Laurent il y a quelques jours fait encore des vagues aux quatre coins du Québec. Ce n’est pas rien! À écouter le monde, ils n’en reviennent tout simplement pas qu’une figure de proue dans le showbiz québécois se soit planté solide sur le tapis rouge de la honte parce que quelqu’un, quelque part, a osé tirer le tapis sous tes pieds. Ce qui me fascine dans tout ça est que tout ce que tu vis en ce moment aurait pu être évité si t’avais pris la peine d’écouter ta petite voix à un moment précis de ta vie.

Tu peux faire des conneries tu sais. On en fait tous. Mais il y a des conneries qu’il vaut mieux garder entre amis ou en famille plutôt que les étaler dans un contexte professionnel. Quand tes conneries sont rendues une marque de commerce et que ta réputation joue là-dessus, y a un problème, tu ne trouves pas? À partir du moment où quelqu’un te regarde dans la rue et dis « Aye! C’est Eric Salvail! » habituellement c’est pas mal là qu’il faut que t’arrêtes tes jokes de mononc’ cochon à la vue de tout le monde. Ton comportement était peut-être anodin à tes yeux mais aujourd’hui tu réalises à la dure qu’aux yeux des autres ce n’était pas le cas. Dommage que tu t’en sois rendu compte un peu trop tard.

Tu as agi comme un ado avec les moyens et le pouvoir d’un vrai magnat du monde artistique. Aujourd’hui tu en paies le prix. Tantôt tu étais en Mode Salvail et maintenant tu es en Mode Survie. C’est fascinant, tu ne trouves pas? J’aurais jamais penser qu’un comportement « pouet-pouet » pouvait faire patate à ce point. La bonne nouvelle est que tu reconnais avoir un sérieux problème à ce niveau, ce que mononcle Rozon a de la difficulté à avouer. Bonne chance pour ta démarche et j’espère que tu comprendras la leçon une bonne fois pour toute.

En passant, ça se peut que tu reçoives une invitation de Gilbert. Y a un souper qui s’organise pour vous deux et Guy Cloutier…

Les réponses qui ne seront jamais entendues…


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Je ne compte plus les fois où, suite à un questionnement en rapport à une relation, je me retrouvais sans réponses. Je ne compte plus les autres fois où je n’avais pas eu la chance d’en donner. Car pour diverses raisons où ma vie sentimentale prenait le large, c’était soit parce que je n’étais plus confortable ou parce que l’autre ne l’était plus. À plusieurs occasions je me disais qu’il fallait mieux ne pas trop s’attarder sur les « raisons-du-pourquoi » de la séparation, parce qu’on y met tellement d’énergie à vouloir tout comprendre et que dans la plupart du temps on reste malgré tout sur notre faim. Et lorsqu’on qu’on reste sur notre faim, On a mal, on se remet en question, on doute avant de se retrouver à la fin avec une confiance qui ne vaut plus cher le kilo.

À partir du moment où je réalisais qu’il valait mieux trouver un sens à ce qui m’arrivait au lieu de me m’acharner à connaître toute la vérité, mon cheminement personnel devenait beaucoup plus simples et moins lourd à gérer. Après m’être dit à répétition Tu ne pourras jamais tout savoir ni comprendre, un déclic s’était fait dans ma tête. C’est vrai que je pourrai jamais tout comprendre de ce qui vient de se passer, C’est vrai que je ne pourrai jamais tout savoir sur ce qui vient d’arriver. Alors pourquoi m’entêterais-je à nager dans une eau qui restera toujours embrouillée, opaque de toute vérité, alors qu’il vaudrait mieux que je me concentre sur ce qui m’attend à partir de maintenant?

La reconstruction est une étape importante mais elle ne doit pas être entièrement composée que de questions. Comme je l’ai mentionné plus tôt, je trouve plus efficace de trouver un sens à ce que je vis plutôt que de m’enliser dans des éternels remises en question. Indirectement, emprunter cette nouvelle avenue était pour moi la meilleure façon de lâcher prise sur ce que je ne pouvais pas (ou plus) contrôler. Ça simplifie la vie, croyez-moi.

La quête perpétuelle aux réponses que vous vous acharnez à recevoir ne mènera nulle part sauf dans un cul-de-sac. Gardez la route. Concentrez-vous sur votre propre vie et donnez-lui le sens qui vous convient le mieux et laissez derrière vous ce qui ne vous apporte plus rien de positif. Vous aurez toujours des questions sans réponses. Laissez-les sur le bord du chemin. Quelqu’un d’autre qui connaît les réponses les ramassera peut-être à votre place.

***

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Lettre ouverte à Gilbert Rozon, ancien Président et créateur du Festival Juste Pour Rire


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Salut Gilbert. Je me permets de te tutoyer si ça ne te dérange pas. Je sais, on a pas le même âge toi et moi mais nous avons trois choses en commun. Nous sommes tous les deux de la génétique Y, nous avons tous deux fait parti du Festival Juste Pour Rire (toi en tant que créateur et moi en tant que comédien) et nous aimons les femmes. Bon, en termes de comparaison, je pense que j’ai déjà fait le tour.

Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de toi pour des raisons autres que professionnelles et bien malheureusement, je me désole d’apprendre qu’aujourd’hui encore, j’entends parler de toi dans tous les médias pour les mêmes raisons. je suis triste. Oui, vraiment. Je suis triste. Ça me désole de voir qu’après certaines bévues déjà commises et médiatisées par le passé, tu n’aies pas encore compris qu’agir comme tu l’as fait auprès de certaines femmes n’est simplement pas acceptable et ne risque pas de le devenir au gré des années. Tes inconduites sexuelles (tel est le terme souvent utilisé pour ce genre de dossier à la cour) sont le résultat d’un sérieux problème. Tu le sais. Nous le savons tous. Heureusement qu’il existe des thérapies pour ça.

Tu reconnais avoir fait des conneries par le passé? Ça me va. Tu reconnais avoir blessé et/ou offensé des femmes par ton comportement inadéquat? Ça me va aussi. Là ou j’ai un sérieux problème est que tu t’excuses pour avoir commis ces gestes disgracieux envers ces jeunes femmes qu’après que les médias se soient emparés de la nouvelle. Je suis désolé Gilbert, mais les excuses ne passent tout simplement pas. Tu ne t’excuses pas pour ce que tu as fait. Tu t’excuses dans le seul et unique but de sauver les meubles, parce que tu t’es fait prendre et que si ça n’avait jamais été le cas, tes excuses n’auraient jamais été entendues. Il est là le problème Gilbert. Tu t’excuses parce qu’aujourd’hui tu te retrouves au pied du mur et que le monde artistique te regarde maintenant avec dédain. Tu veux juste sauver ta peau en sachant bien qu’au fond de toi, tu recommencerais demain matin si l’occasion se présentait.

Mais là, tu ne peux pas. En fait, tu ne peux plus. Les femmes que tu as traumatisé, culpabilisé à tort et changé à jamais ne pourront oublier ce que tu leur as fait. Tu t’excuses, vraiment? Bullshit. Si tu étais si repentant d’avoir agi de la sorte, tu aurais présenté tes excuses aux personnes concernées bien avant que tes histoires n’éclaboussent encore une fois au grand jour. Ta réputation était faite dans le milieu artistique, maintenant elle l’est aux yeux de tous. L’opinion du peuple peut changer en un seul clin d’oeil. Ceux et celles qui avaient encore de l’estime pour toi doivent sûrement s’évaporer au moment où j’écris ces quelques lignes. On récolte ce que l’on sème, n’est-ce pas mon Gilbert? Si ton comportement était juste pour rire, disons que c’était plutôt de mauvais goût.

Pour terminer, j’aurais un service à te demander. Sachant que le milieu artistique québécois est un petit monde, pourrais-tu passer le bonjour à Eric Salvail et Guy Cloutier de ma part? À vous trois, vous pourriez facilement faire un dîner de cons…

La ferme et prends-moi…


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Tu me parles de tout et de rien. Tu me lances un sourire à l’occasion puis tu repars, enfilant les mots les uns après les autres pendant que moi, pendu à tes lèvres, j’ai juste envie de toi. J’ai juste envie de te dire la ferme et prends-moi!. Y a pas à dire. Ton charme m’ensorcelle et me fait perdre le nord. T’as pas idée à quel point mon corps tremble d’être fusionné avec le tiens.

Y a des moments comme ça, où c’est difficile de retenir et contrôler ses pulsions parce que je te trouve à mon goût, désirable à souhait au point de me demander si je ne suis pas atteint d’une folie passagère. Parce qu’à chaque fois que je pose mes yeux sur toi je te veux. Rien de moins. Tout est dans ce que tu dégages et provoques en moi. Ton intonation de la voix à la fois chaude et rassurante, ton regard qui sait percer mon âme aux moindres croisements avec le mien, ton corps dont l’odeur ne fait qu’éveiller en moi des envies et des fantasmes.

Je ne sais pas si tu le remarques, mais j’ai réellement envie de toi. Ne le vois-tu pas dans mes yeux que je prendrais du plaisir à te mordre le coup? Ne vois-tu pas que j’ai envie d’être un vampire et toi ma victime? Si seulement tu savais ce qui me passe par la tête…

T’as beau t’habiller moche, je te veux pareil. T’as beau avoir une tête ébouriffée, je te trouve quand même sexy. Ce n’est quand même pas banal de vouloir à ce point m’aventurer sur ton corps, à vouloir le parcourir comme si c’était la première fois, à découvrir ce qui fait de toi la personne avec qui je veux être surtout ma plus grande intimité. Si seulement tu savais ce que je ressens en moi…

Bon, t’as fini de discuter? J’ai envie de passer à autre chose. Tu sais, celle qui m’enivre et m’extasie? Chut! La ferme et embrasses-moi!

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Psssst! Oui toi! Viens ici, j’ai quelque chose à te dire…


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Salut. J’avais envie de t’écrire quelques mots. Oui, toi la personne pessimiste que tu es. Tu sais, j’aimerais beaucoup t’aider à trouver l’outil parfait qui pourrait changer le vent de direction et t’offrir une meilleure vie. Mais cet outil n’existe pas, malheureusement. Alors si tu me permets je vais m’y prendre autrement.

Tout d’abord, je me dois de te poser cette question: Sais-tu que tu es pessimiste? Pour le savoir, il faut avant tout connaître les symptômes de ce qu’est un pessimiste. Bonne nouvelle! J’en ai trouvé quelques uns que je t’énumère ici. En gros, un pessimiste est:

  1. Toujours sur la défensive;
  2. Manque de façon flagrante de confiance en lui;
  3. Anticipe toujours le pire et jamais le mieux;
  4. Convaincu que le monde va mal et de l’impossibilité au changement;
  5. Fataliste;
  6. Baisse les bras trop facilement.

Si je peux me permettre, j’ajouterais…:

  1. Trouve toujours un problème à une solution;
  2. Prend plaisir à critiquer sans apporter une amélioration;
  3. Jalouse aisément la vie des autres.

Il faut comprendre une chose élémentaire. Tu vois, tout le monde est victime de quelque chose au moins une fois dans sa vie. Que ce soit d’être victime de malchance, d’harcèlements, d’un accident, de la mode, d’une injustice, d’un malentendu, etc. La liste peut être longue, mais l’important à retenir est que peu importe ce tu peux faire face, tu peux réussir à t’en sortir si tu as la force et le courage de te donner un bon coup de pied au derrière.

Quand neuf phrases sur dix que tu dis elles sont d’ordre négatives, ne te surprends pas de voir ton entourage s’évaporer peu à peu jusqu’au point de vouloir disparaître pour toujours. Comme dit si bien le vieil adage: « Aide toi et le ciel t’aidera », tu dois prendre ta vie en main pour changer positivement ta vie parce que personne ne le fera à ta place.   Cependant, la vie fait en sorte que lorsque tu démontres que ça suffit et que tu désires changer les choses, il y en a toujours une personne qui est prête à te donner un bon coup de pouce. Mais pour que ça fonctionne, tu dois d’abord voir le verre à moitié plein et non à moitié vide if you know what i mean, Jelly Bean?

Ah, oui! Dernière petite chose… Quand tu dis à répétition des phrases du genre: « J’ai mal partout, je déteste mon travail, je ne suis plus heureuse dans mon couple, je n’aime pas Windows, etc. » Ça ne donne pas envie de rester à tes côtés. À vrai dire, ça n’intéresse personne de rester à tes côtés sauf si l’autre est aussi pessimiste que toi. Alors fait un effort s’il-te-plaît, ménage ton moral et aide-le à se sortir du fameux nuage gris qui reste au-dessus de ta tête même dans le désert.

Ok, ce n’est pas facile de passer du gris en bleu, mais si des gens réussissent à le faire, pourquoi ne pourrais-tu pas réussir toi aussi?

Sois brave! Sois fort! Hop! Hop! 🙂

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P.S. pour les pessimistes: Oubliez l’invitation, ça ne vaut pas la peine…

 

Alors M. Weinstein, comment vous sentez-vous ce matin?


Marchesa - Front Row - September 2017 - New York Fashion Week: The Shows

À Hollywood, certains dont l’actrice Meryl Streep l’appelait « Dieu ». Fondateur de la compagnie cinématographique Miramax et, quelques années plus tard, la Weinstein Company avec son frère, Harvey Weinstein devint dans les anées 90 l’homme le plus influent du cinéma américain. Il avait grandement contribué au succès de plusieurs films dont L’Aviateur, Chicago, Le Seigneur des Anneaux et Le Destin de WillHunting pour ne nommer que ceux-ci. À l’époque, tout ce qui touchait les grandes productions de cinéma passait entre ses mains, même le corps de certaines actrices…

L’Affaire Weinstein est un véritable oeil au beurre noir pour la communauté artistique  de nos voisin du sud. Mais j’irai un peu plus loin dans ma remarque en disant qu’il est aussi un immense oeil au beurre noir pour la classe masculine en général. Ce type d’individu, qui a fait usage de son statut, de son pouvoir et de sa réputation pour agresser sexuellement plusieurs actrices ne fait rien pour redorer la perception féminine à notre égard. Ça m’enrage d’entendre ce genre d’histoire parce que contre notre gré, on passe encore pour des cochons, des obsédés et des manipulateurs. C’est encore une connerie que bien des hommes doivent avaler de travers.

Paradoxalement, ça m’apaise de voir qu’autant des femmes aient décidé de le dénoncer haut et fort afin qu’il reçoive un traitement digne de ce qu’il avait commis dans le passé, mais je ne peux pas m’empêcher de croire que la gent masculine en prend (encore!) pour son rhume. Je lui prédis une chute abrupte et sans filet car rien n’est plus destructeur qu’une mauvaise réputation dans le Silicone Valley.

Si aujourd’hui j’étais à sa place, je me sentirais petit. Très petit. Parce qu’il est difficile d’arrêter une vague lorsqu’elle quitte la berge. Je me sentirais mal d’être obligé de me justifier, d’avouer mes torts et de perdre le contrôle de ma vie parce que les médias m’en mettraient plein la gueule sur toutes les plate-formes médiatiques possibles. En même temps, je n’ai aucune empathie pour ce genre d’individu. Il mérite pleinement ce qui lui arrive. Si on doit apprendre à se relever d’une chute à vélo, on doit apprendre à se relever lorsqu’on reçoit les bourdes d’une société qui nous enrichi.

Je suis persuadé que les victimes se frottent les mains non sans douleurs, car elles ont de leur côté un long chemin de reconstruction à faire avant de retrouver leur dignité d’autrefois. Se faire agresser marque à vie et même si M. Weinstein paie cher la note de ses erreurs, les victimes elles paieront encore pour ses conneries. J’applaudi les femmes qui se sont tenues debout et j’encourage les victimes d’harcèlements sexuels à emboîter le pas. Car toute femme qui décide de rester silencieuse ne fait que donner raison à ces manipulateurs d’agir comme ils le font. J’ai de la difficulté à m’imaginer Harvey Weinstein se lever chaque matin sans penser aux victimes qu’il fait et aux vies qu’il bousille.

Je paierais cher pour lui demander: « Alors M. Weinstein, comment vous sentez-vous ce matin? » Parions que la réponse tarderait à venir, préférant boire son café plutôt que de  répondre à ma question.

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Sortir de l’ombre au point d’être éblouie par la lumière


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Une personne narcissique n’attire pas la lumière. Elle l’est. Et se retrouver à ses côtés nous condamne en quelque sorte à n’être que bon deuxième, que ça vous plaise ou non. Vivre avec une personne narcissique, c’est jouer un second rôle qui ne sert qu’à nourrir son Ego tout en laissant sa confiance et son estime au pied de la porte…

Le plus difficile dans une telle relation est l’après, lorsque vous pensez que tout est terminé suite à la séparation en vous disant que le « nouveau moi » pourra enfin surgir de l’ombre et s’épanouir à juste titre. Et bien non. Ça n’arrive pas. Rencontrer un bon gars ne répare pas tout, au contraire. Car dans la nouvelle relation vous y apporter votre peur et votre insécurité, gracieuseté de ce narcissique qui n’avait jamais pris la peine de vous donner un mininum de considération. Une nouvelle relation vous sort en quelque sorte de votre zone de confort. Parce qu’avant, tout était en rapport avec l’autre et non avec vous.

Un bon gars change tout. Il a confiance en vous et se confie à vous. Avant, votre relation vous faisait douter sur les choix que vous faisiez mais maintenant, vous avez rencontré une personne qui sait ce que vous pouvez accomplir si vous êtes préparée mentalement à le faire. Il sait que dans votre ancienne relation votre voix n’était pas ou peu entendue. Il sait que vous viviez constamment dans la peur et c’est pour cette raison qu’il est patient avec vous.

Avant, vous étiez à blâmer pour tous les problèmes que vous connaissiez. Pas surprenant qu’aujourd’hui vous avez de la difficulté à faire confiance aux autres. Le bon gars sait qu’il doit travailler fort pour bâtir une confiance mutuelle et agit pour que vous puissiez reprendre confiance en vous-même. En d’autres mots, il prend soins de vous et vous traite comme vous devriez être traitée, soit avec respect. Il fait des choses simples que vous n’aviez jamais expérimenté auparavant et parce que ça vous arrive maintenant, vous ne savez plus comment réagir.

Un homme qui vous prête attention sait aussi que vous avez quelque chose à dire. Non seulement vous avez le droit de parole mais vous avez aussi le droit de dire ce que VOUS voulez. Un bon gars vous écoute. Il est intéressé à ce que vous lui partagez. Il s’intéresse à vous et à votre passé, à ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas. En fait, Il veut juste que vous partagiez votre vie avec lui.

Avant, vous deviez vous excusez pour tout et pour rien, parfois en ayant aucun autre choix que de vous battre jusqu’à ce que quelqu’un se retire. Cette vie en montagne russe émotionnel était devenue une norme et nourrissait votre routine. Mais tout est différent avec le bon gars. C’est sûr qu’il peut y avoir des débats d’idée ou d’arguments, mais la grosse différence est que parfois c’est lui qui aura à vous dire cette toute petite phrase: « Je m’excuse. »

Dans le passé, vous deviez toujours faire des pieds et des mains pour satisfaire votre narcissique sans jamais recevoir retour. Maintenant, il y a quelqu’un qui sait vous surprendre avec des petites attentions sans que vous n’ayez à demander quoi que ce soit. Il est attentionné et vous valorise en tant que femme et mère (si vous avez des enfants). Il ne veux rien en retour si ce n’est que de vous voir heureuse et épanouie à ses côtés parce qu’il vous aime simplement.

En fait, le bon gars vous montre comment aimer de la bonne façon. Que l’amour est un respect mutuel qui donne envie de prendre soin l’un de l’autre et de marcher ensemble dans la vie. Une fois que vous comprenez cette notion, vous réalisez à quel point votre ancienne relation était tout sauf de l’amour, nourrit par la manipulation et la violence parfois psychologique et physique. Vous réalisez que l’amour existe que lorsque l’autre veut réellement prendre soins de vous comme vous l’aviez toujours voulu.

Tout ça force à vous demander comment aviez-vous pu endurer et tolérer moins de ce que vous avez aujourd’hui. Vous êtes fière d’être ce que vous êtes devenues parce que vous savez qu’il faut être une femme forte pour se libérer d’une relation narcissique.

Soyez fière d’en être une. 😉

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Les sentiments enfouis que les femmes ont peur d’exposer aux hommes…


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« Je n’irai pas où tu me refuses l’accès. Mais si tu veux que je sois celui que tu recherches, laisses-moi au moins m’en approcher le plus possible afin que tu puisses m’apprivoiser et me reconnaître ma juste valeur…« 

Accéder au coeur d’une femme est tout un défi. La réticence qu’elle démontre, souvent dû à de grandes déceptions passées et qui ont souvent donné le sentiment d’avoir connu l’abandon ou la trahison, peut être un vrai casse-tête pour un prospect. La femme est complexe et tout homme averti qui a un minimum de délicatesse envers elle peut comprendre le parcours qu’il faut franchir avant d’arriver à l’amour tant convoité.

Une femme blessée en vaut deux, ou trois… Ça ne veut pas dire que même si nous sommes un bon parti pour elle, la femme baissera sa garde aussi aisément qu’elle baisserait ses petites culottes. On doit souvent faire preuve de patience, de patience et de patience pour réussir à la convaincre que nous sommes LE mec dont elle a tant besoin. C’est peut-être pour ça qu’il existe tant d’incompréhensions entre les deux sexes, parce qu’il est difficile pour quelqu’un de gagner une place de choix dans le coeur d’une femme sans être obligé de mettre les bouchées doubles (ou triples) pour y arriver. C,est peut-être aussi pour cette raison qu’après s’être rendu compte que toute tentative peut être veine s’il est devenu trop difficile d’être reconnu pour ce que la personne est réellement et non ce qu’elle représente aux yeux d’une femme blessée. C’est souvent là que le bas blesse. On doit se résigner pour quelque chose que nous avions pourtant cru.

Je dois avouer mesdames que vous n’y allez pas toujours dans la dentelle quand vient le temps de fermer la porte à un homme bien intentionné. Quand vient le temps de réaliser sur le tard que l’homme qui vous courtisait était peut-être le bon, le forcer à se désintéresser à vous avant qu’il ne disparaisse dans la vie d’une autre peut être douloureux, et pour vous, et pour nous aussi. Connaître le fameux « Et si j’avais dit oui?… » qui trotte dans la tête suite à un moment d’hésitation et de remise en question n’est-il pas le résultat d’une grande réticence? Avoir peur de se tromper. Avoir peur d’être vulnérable et anticiper le pire. Avoir peur d’exposer ce que vous êtes réellement par peur d’être jugée à tort par l’autre. Avoir peur d’échouer…

Même si un nombre de personnes, autant d’homme que de femmes, ne sont pas à l’abri d’un comportement violent, narcissique ou jaloux pour ne nommer que ceux-ci, ça ne veut pas dire qu’ils le sont tous et toutes. Si quelqu’un réussi à franchir le mur de pierres qui vous sépare d’un bonheur assuré, donnez-lui au moins le crédit d’avoir réussi à attendrir ce que vous avez trop longtemps gardé sous la glace…

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Ce que l’on désir en trois actes


Qui n’a pas déjà dit, entendu ou lu quelque part « moi, je cherche quelqu’un qui sera à la fois mon ami, mon amant et mon amoureux. » Je ne sais pas pour vous, mais je compte trois rôles en un. En fait, j’en compte assez pour être capable de faire une pièce de théâtre en trois actes. Avec les engagements complexes de nos jours, ne serait-il pas mieux de simplifier quelque peu nos exigences? Je dis exigence mais au fond ce mot ne devrait même pas être utilisé. Je le remplacerais bien par « idéal amoureux ». Parce qu’au fond, ce serait un peu paradoxal d’exiger quelque chose sans d’abord donner le meilleur de soi-même. Ceci étant dit, revenons aux rôles du début.

Comme j’expliquais plus tôt, le contexte d’engagement est aujourd’hui bien différent d’un passé pas si lointain. Une personne qui nous complète ne se trouve au coin d’une rue. Même si c’était réellement le cas, rien ne pourrait garantir que l’autre serait en mesure de combler les rôles que nous tenons tant à trouver. De plus, par la forces des choses, nous avons quelques rôles qui nous sont déjà attitrés dont celui d’être nous-même, celui que nous sommes à travers les yeux de l’autre, celui d’ordre parentale ou de figure d’autorité si des enfants sont impliqués, etc. Vous voyez où je veux en venir?

Certains rôles nous collent déjà à la peau et d’autres s’y ajouterons par eux-même par la suite. Alors pourquoi vouloir à ce point y ajouter une couche supplémentaire dès le départ? Pourquoi ne pas se souhaiter quelque chose de plus simple comme, par exemple, aimer une personne par qui on aimerait seulement être aimé en retour? Il me semble que ça devrait suffire non? Si les rôles souhaités pouvaient se combler avec le temps au lieu d’être souhaités dès le départ, il me semble que l’engagement serait plus facile et moins compliqué, plus apprécié et moins méfier…

L’amour n’est pas une pièce de théâtre même si parfois on a l’impression de n’être qu’un rôle secondaire dans notre propre vie. Laissons les rôles tranquilles et exhibons notre réelle identité afin d’attirer une personne qui saura nous évaluer pour ce que nous sommes et non ce que nous projetons aux yeux des autres.

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Mais où es-tu bordel?!?


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Je te cherches partout. Au travail, chez mes amis, sur le web pour espérer croiser ton chemin, mais rien ne se passe. Tu te caches, tu es furtif mais pas introuvable! Un jour, je te trouverai et quand ça arrivera fais-moi confiance, je te garderai pour toujours, quitte à t’attacher au pied de mon lit!

Pourquoi n’es-tu pas apparu quelques années plus tôt où j’aurais pu dire à tout le monde que je suis en train de vivre la plus belle histoire d’amour? Pourquoi n’as-tu pas été mon plus grand coup de foudre, ma plus belle découverte et mon plus grand amour? Tu n’as pas le droit de me laisser sur ma faim comme ça. Tu n’as pas le droit de mettre un doute dans ma tête, à me questionner si oui ou non je te trouverai un jour. Le temps passe et je n’ai toujours pas de tes nouvelles. Pourquoi ne m’as-tu pas écrit une lettre à mon adolescence pour me dire d’oublier le projet et que je ne te connaîtrai jamais de mon vivant? Pourquoi me forces-tu à espérer et à désespérer, à faire les cent pas sur le quai, à t’écrire des lettres que tu ne liras jamais et à pleurer ton absence même si on ne s’est jamais connu?

Des fois je lâche prise et j’abandonne. Ça ne me dit plus rien de courir après toi. C’est difficile de lâcher prise, tu sais? Je garde toujours l’œil ouvert parce que je n’ai pas envie de manquer le moindre signal qui pourrait te dénoncer. Je n’arrive pas à passer l’éponge. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il se peut qu’on ne se rencontre jamais toi et moi. Pourtant, j’ai besoin de toi. Comment puis-je connaître le grand amour si tu ne te pointes jamais, ne serait-ce que pour quelques jours ou quelques semaines? J’ai envie que mon coeur chavire d’amour pour quelqu’un et je sais que cette personne, c’est toi.

Tu ne peux pas continuer à m’ignorer. Tu n’as pas le droit de me faire ce coup-là. Je mérite un meilleur sort, crois-moi…

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…Comme la rosée qui perlait sur mon esprit


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Quand la lune se cache derrière quelques nuages, j’ai l’impression que c’est toi qui me quittes. Sans ta lumière, je n’y vois que l’obscurité qui m’entoure et m’envahit. Je me rends à l’évidence que ce que tu m’apportes est une chaleur que j’avais presque oublié…

En te serrant tout contre moi, y a une fraîcheur qui s’installe. Comme si tu étais la rosée qui perlait sur mon esprit et rafraîchissait ma peau. Tu n’as pas besoin de penser à comment m’aimer. Juste le fait d’être à mes côtés tu me rends heureux et me combles. J’ai envie d’être ton homme et je serai toujours là pour te garder au chaud, en sécurité et aimée comme tu l’as toujours voulu. J’aime les douceurs que l’on s’accorde. J’aime encore plus lorsque tu décides de prendre le temps d’arrêter ta vie pour la jumeler à la mienne. Les jours et les nuits sont parfois trop rapides pour être appréciés mais quand je me perds dans tes yeux, je n’ai pas envie de lâcher prise.

La simplicité qui nous englobe me fait penser à une grande couverture qui nous entoure et nous garde près l’un de l’autre. C’est bizarre de dire ça. J’ai l’impression de vivre une ballade au grand air, les yeux fermés, rivés vers le ciel à me demander comment je pourrais faire pour rester comme ça le plus longtemps possible. Un bonheur ne naît que lorsqu’on a envie de l’être. Avec toi je le suis. Avec toi j’ai envie de le rester.

Je te tends simplement la main pour que tu puisses, toit aussi, prendre plaisir à ce que je vis à tes côtés. Je sais que ça ne sera pas toujours parfait. En a-t-on réellement besoin? A-t-on besoin de vivre une relation parfaite? Moi je n’en veux pas. Je veux juste donner le meilleur homme que je puisse être dans ta vie parce que tu le mérites bien. As-tu envie de faire ce voyage avec moi? Je porterai les baguages et toi la boussole 😉

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…Que le toit me tombe sur la tête.


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« La décision est prise depuis quelque temps déjà. Mais l’annonce vient à peine d’être faite. Même si la séparation est maintenant officielle sur papier, elle est loin de l’être dans les faits car nous devons vivre sous le même toit pour encore quelque temps…« 

J’ai connu cette situation. Avec des enfants impliqués, une maison à payer et mon couple qui n’existait plus. Des fois je me demande encore quel fut le moment le plus difficile à vivre. Le moment ou je mettais fin à ma relation? Ou l’après alors que nous vivions encore sous un toit qui n’avait plus la même signification? Si vous avez lu mon Histoire de Gars: Parties 1, 2 et 3, vous comprendrez que mon expérience de cohabitation post-séparation fut très difficile pour moi et la mère de mes enfants. Même si nous avions convenu un « horaire » d’occupation et certaines règles, rien ne pouvait empêcher une ambiance tendue et, vers les fin, insupportable.

Pourtant, les règles étaient simples. Chacun avait sa chambre. Les journées paires, c’était moi qui soupait et passais la soirée avec les enfants et les journées impaires c’était elle. Les week-ends ne faisaient pas exceptions à la règles. Personne ne pouvait ramener quelqu’un à la maison et chacun devait respecter les engagements financiers prises avant la séparation, jusqu’à ce que la mère de mes enfants déménage dans un nouveau logement.

Nous avions vraiment tout fait pour que les enfants soient le moins affecté de notre séparation et je crois qu’à l’époque, nous avions réussi le mandat haut la main. Mais la relation entre nous était rendue inexistant et c’était mieux ainsi. De son côté, je savais qu’elle nourrissait encore la relation qui n’était plus un secret et du mien, je faisais tout pour m’occuper l’esprit et garder mon énergie pour mon travail et le bien être de mes enfants.

Ce n’était pas sain. Vraiment pas. On s’évitait du regard, on se parlait peu et si c’était le cas c’était par des phrases courtes. Je ne m’étais jamais senti aussi mal à l’aise, non seulement face à quelqu’un mais aussi face à une situation aussi pénible et suffoquante. Autant qu’avant la séparation j’aimais revenir chez moi après une journée de travail, autant je pouvais revenir à la maison avec un recul parce que le toit qui nous abritait pouvait nous tomber sur la tête à tout moment.

Nous avons cohabité pendant cinq mois avant qu’elle ne déménage. Cinq mois qui semblaient interminables et qui empoisonnaient littéralement mon esprit. Heureusement, l’écriture me gardait sur la bonne voie et j’avais réussi à occuper bon nombre de soirées, assis dans un café et à me demander ce que j’allais devenir dans toute cette affaire.

La bonne nouvelle est que le temps arrange bien les choses. Même si je savais qu’une marre de boue m’attendait au coin de la rue, j’étais persuadé que ce n’était pas la fin d’une vie mais bien le commencement d’une nouvelle.

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Quand je ferme les yeux, je me rappelle où et qui je suis.


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C’est important de se recentrer. De faire une mise à jour de ce que nous devenons au fil des cycles du soleil et de la lune. Car au fur et à mesure que le temps passe à travers nos actions, il peut être facile de prendre la notion de ce que nous sommes avec tous les changements qui surviennent dans notre vie. L’arrivée d’un partenaire, la naissance des enfants, des changements professionnels imprévus, la perte soudaine d’êtres chers, une séparation…

Quand je ferme les yeux après avoir connu une situation marquante dans ma vie, je me rappelle où je suis rendu dans mon évolution. Je me demande si je vais dans la bonne direction, si ma vie aussi tend aller là où je le souhaite. Parfois je gaffe. Parfois je réussis. Mais faire l’exercice me permet justement de garder le cap sur mon ambition final et ça m’aide grandement à remettre les pendules à l’heure lorsque je sens qu’un ajustement s’impose.

On change beaucoup au fil des années. On change nos goûts, on change d’opinion sur un même sujet, on devient plus ou moins patient, on aime mieux ou différemment, on s’accroche au passé ou on le délaisse, on mûrit, on vieillit dans une spiritualité grandissante, on a peur de la mort ou on l’accepte… Cependant, une racine ne quitte jamais son arbre. Les bases qui nous définissent restent. Ce que nous avons avant d’être en couple existent toujours dans le célibat. Nos qualités restent et nos défauts aussi. Notre base est donc la même malgré un échec amoureux et les atouts que nous avions utilisés par le passé peuvent à nouveau séduire un partenaire futur.

C’est quand même fascinant de constater à quel point l’être humain évolue non seulement dans son ensemble mais aussi individuellement. Ça peut expliquer en partie pourquoi tant de couples se séparent alors que d’autres persistent et signent. La roue tourne sans arrêt et peut provoquer des changements souhaités ou non dans nos vies.

On a tous besoin de comprendre ce qui se passe quand une relation prend le large. On aime connaître les raisons pour comprendre le big picture. L’humain est ainsi fait. Il est incapable d’avancer sans appréhender ou se questionner. Mais parfois je pense qu’il faut faire confiance à son instinct, à la petite voix qui nous parle et qui nous suggère d’aller à contre-courant lorsque le temps est venu de prendre positon et d’agir. Quand ça ne va plus, une action s’impose.

Dommage qu’elle ne puisse jamais survenir seule…

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L’amour-poison que tu t’injectes dans les veines sans trop savoir pourquoi…


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L’amour. Le vrai. Le senti. L’irremplaçable et le passionné. Celui qui peut nous ronger les os, nous donner des maux de ventre et des crises d’angoisse. Celui-là même qui donne presque le droit de tuer. Oui, oui, l’amour est fort. Aussi fort que la plus dure des drogues disponibles en ce monde.

As-tu remarqué qu’en seulement quelques mots, l’amour a pris une forme bien différente au point de s’appliquer à toutes les sauces? C’est ça l’amour. C’est impossible de le quantifier ni de le contrôler. Des fois, il est tellement puissant que tu te l’injectes dans les veines sans t’en rendre compte.

L’amour est tellement puissant qu’il peut te forcer à rester là malgré les coups que tu reçois. Il te manipule. Il t’empêche de rester debout devant des menaces et des injures. Il t’endors devant la jalousie et de la manipulation, comme s’il était un somnifère dans les moments où tu en as le moins besoin. L’amour te cloue sur une chaise pendant que l’autre s’en donne à coeur joie en sortant avec qui il veut sans que tu puisses dire ni faire quoique ce soit. L’amour, malgré toute sa splendeur, peut devenir ton pire ennemi. Il attend rarement ton approbation pour faire ce qu’il veut avec toi. Il n’a qu’à te prendre par tes faiblesses et hop! Le tour est joué. C’est aussi simple que ça.

Alors que feras-tu maintenant que tu sais à quelle point tu te fais traîner dans la boue depuis trop longtemps déjà. Qu’oseras-tu faire pour aller à l’encontre de ce que l’amour avait décidé pour toi? Te tiendras-tu debout? Seras-tu assez forte pour protéger ta dignité? Mérites-tu réellement un meilleur sort où baisseras-tu la tête en signe de soumission? Ne prendre aucune action, c’est accepter ce qu’il t’arrive. Alors si tu tiens tant à toi et au bonheur qui te regarde par la fenêtre depuis des lunes, prends la porte de sortie et fuis à ses côtés.

T’as pas besoin de tout ça. Non. T’as vraiment pas besoin de tout ça…

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Les petites boîtes du bonheur


Y a-t-il réellement une recette au bonheur? je ne sais pas. Si une recette existe, disons que les ingrédients pour y accéder sont tout aussi variables que le nombre d’humains sur cette planète. Mais personne peut accéder au bonheur s’il n’existe aucune prédisposition à le laisser entrer dans sa vie. Dans la mienne, j’ai la chance d’avoir deux enfants extraordinaires qui ont parfois des idées originales qui contribuent à entretenir le petit bonheur qui nous fait sourire dès le lever du soleil.

Un jour, ma fille de 8 ans me proposait une idée originale. Elle me dit papa, je pense que chacun d’entre nous devrait avoir une petite boîte du bonheur. Je ne savais pas trop ce qu’elle voulait dire mais une fois qu’elle m’avait expliqué le concept, j’étais séduit par l’idée. J’étais fier que ma petite fille de 8 ans me suggère un aussi beau projet que nous utilisons depuis.

Le concept est fort simple. Moi-même, ma fille et mon garçon avons chacun une petite boîte dans laquelle sont déposées des petites pensées ou des phrases positives en lien avec la personne concernée. Par exemple, dans ma boîte, mes deux enfants y déposent des petits morceaux de papiers sur lesquels ils ont écrit une courte phrase positive à mon égard. Chaque matin, alors que tout le monde est levé, on pige au hasard un papier que l’on peut lire pour soi ou à voix haute avant de s’échanger un gros câlin collectif.

Ce genre de rituel est une belle façon de commencer sa journée du bon pied et contribue grandement à mon petit bonheur. En fait, ce genre de chose fait partie des ingrédients que l’on pourrait retrouver dans la fameuse recette du bonheur mentionnée plus haut. Vous voyez? Ça ne prend pas grand chose pour être heureux et rendre heureux ceux qu’on aime.

Si je pouvais décrire ma recette du bonheur, elle ressemblerait probablement à ceci:

  • 1 tasse d’ouverture d’esprit
  • 1/4 de tasse de cynisme
  • 3 cuillerée à thé de bonne volonté
  • 1 oeuf (parce qu’il y a toujours un oeuf dans une recette!)
  • 1/2 tasse de générosité.

Mélangez le tout et faites cuir au four à 425° pendant 45 minutes avant de laisser reposer  tout au long de sa vie.

Ma recette est simple, n’est-ce pas? Je vous l’offre. C’est gratuit! 😀

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Je te laisse ainsi que tout ce que nous avons bâti ensemble…


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Il y a des mots ou des phrases que l’on ne souhaiterait jamais dire ni penser parce que ça provoque en nous un trop plein d’émotions qui nous plongent dans un brouillard d’incertitude et de peur. Que voulez-vous?  Il peut arriver un temps où l’inévitable est à envisager même si nous voulons à tout prix en faire notre dernier choix.

Une phrase peut tout changer. Un manque de jugement aussi. Lorsqu’on quitte une personne que nous avons tant aimé, on peut avoir peur de s’infliger de grandes blessures ou avoir peur de faire fausse route. Mais le résultat final ne peut être connu qu’après plusieurs cycles de lune, lorsque la poussière retombe et que nous ayons eu le courage de s’aventurer au coeur d’une forêt encore inexplorée.

L’inconnu n’est pas négatif en soi. Il est imprévisible, certes, mais rien nous empêche de croire à un dénouement positif. Une statistique encourageante démontre que la majorité de ceux et celles qui ont adhéré au désir de changement parviennent à surmonter leurs épreuves même si elles sont douloureuses et ardues. On sous-estime trop souvent notre courage et notre persévérance. En faire bon usage peut parfois demander une énergie titanesque mais le résultat, sur le long terme, est souvent très surprenant.

Mais ce qui compte avant tout, c’est d’être assez courageux pour prononcer les mots qui nouent notre gorge et brouillent nos yeux. Ce n’est pas facile de dire à quelqu’un que tout est terminé. En fait, rien ne l’est réellement. La vie continue et la relation avec l’autre aussi, même si la croisée des chemins nous distancie lentement mais sûrement. Peut être que le plus difficile n’est pas de dire les mots qui sont lourds de sens mais plutôt l’action de lâcher la main dans laquelle nous avions pris l’habitude de caresser par amour et passion. Parce qu’en partant vers une nouvelle vie, on abandonne une partie de nous (en tant que personne mais aussi en tant que couple) pour un chemin encore vierge de tout sentiments, d’expérience et de découvertes.

« Je te laisse ainsi que tout ce que nous avons bâti ensemble. » Ouf! C’est lourd juste à y penser! Mais on réalise plus tard, après un moment de recul, que cette phrase fut de loin la meilleure chose à dire.

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Un fond d’égoïsme qui me fait grincer des dents.


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J’ai souvent entendu des femmes me dire moi, je ne pourrais pas vivre sans mes enfants! Et à chaque occasion, je grince des dents en pensant aux pères qui eux, par la force des choses sur le plan juridique, n’ont pas le choix de se départir d’une grande partie de leur vie en leur présence. Et je parle ici en connaissance de cause.

La fois où j’apprenais que mes enfants allaient déménager à 75 kilomètres de chez moi sans que la mère de mes enfants m’ait fait part de ses plans, j’étais dans tous mes états. J’avais de la difficulté à comprendre pourquoi elle avait décidé par elle-même ce qui était le mieux pour « ses » enfants sans m’en parler. Je vous épargne les propos qui se bousculaient dans ma tête en apprenant la nouvelle mais j’avais décidé de me battre à la cour pour faire valoir mes droits autant que les siennes en expliquant au juge qu’elle n’avait pas le droit de me déraciner des enfants de la sorte. La réponse du juge m’avait littéralement scié les deux jambes.

Après avoir entendu mes arguments et celle de la mère de mes enfants, le juge s’était tourné vers moi en me disant qu’avez-vous à perdre en essayant ce monde de vie pendant une année? C’est à ce moment là que je réalisais à quel point mes chances de les garder avec moi étaient nulles. Je n’avais pas les reins assez solides pour défrayer plus de 40,000$ en frais d’avocats pour aller plus loin dans le processus. Je me voyais obligé d’abandonner la bataille. J’avais vite compris que le système juridique en sortirait grand gagnant au détriment des malheurs des autres et je ne voulais pas faire partie de cette statistique.

Mes enfants, je les aime plus que tout et ils le savent. C’est ce qui compte le plus dans ma vie et c’est aussi ce que j’ai appris tout au long de mon deuil face à notre séparation. Il y a plusieurs pères qui ont peut-être connu une situation similaire et qui paieraient cher pour être plus souvent dans le quotidien de leurs enfants, parce que la présence paternelle est tout aussi importante que celle de la mère et que nous avons besoin, nous aussi, de leur amour et de leur présence.

Alors si vous faites partie de celles qui ne pourraient plus vivre sans leurs enfants, ayez une petite pensée pour les pères qui ont le coeur arraché à chaque fois qu’ils doivent faire un au revoir à ceux et celles qui se trouvent sur la banquette arrière de votre voiture.

Un coeur déchiré à répétition, c’est aussi faire mourir à petit feu une partie de vie qu’un père et ses enfants ne pourront jamais rattraper…

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Même en amour, un magasinage interminable peut s’imposer.


Je me rappelle la première fois où j’avais acheté ma toute première paire de chaussures. Je n’avais pas envie de faire cinq boutiques pour trouver une paire à mon goût, alors j’avais acheté la première paire qui m’était tombée entre les mains. Je n’étais pas charmé par le look et ça m’était égal. Tout ce que je voulais, c’était des chaussures qui pouvaient me transporter du point A au point B. Sans plus.

Puis, les jours ont passé. les semaines aussi. Et en très peu de temps, je me suis rendu compte que mes souliers n’étaient pas aussi confortables que je l’avais espéré. Ils commençaient à se décolorer. La semelle se décollait lentement mais sûrement et les lacets étaient incapables de tenir la route. Grâce à cette expérience très peu concluante, je m’étais promis de ne plus prendre à la légère le magasinage de mes prochains souliers.

En amour, la démarche (bien qu’elle peut être décourageante) doit être la même. Si on souhaite tant s’engager avec LA personne avec qui nous serions prêts à vivre le plus longtemps possible, l’essaie-erreur est un incontournable. Se dire moi je vais attendre le bon avant de m’engager ou  Je veux être sûr de mon coup avant de faire les premiers pas, je suis désolé, ça ne tient pas la route. Personne ne peut être certain que son couple perdurera au fil des années puisqu’il ne faut jamais oublier que, malgré tous les efforts qu’on peut vouloir mettre dans son couple pour que ça fonctionne, chacun ne détient que 50% des chances de connaître le succès tant recherché.

S’engager veut aussi dire apprendre à connaître l’autre dans les jours, les mois et les années à venir. On ne peut pas connaître une personne en seulement trois regards, un sourire et une embrassade. Même avec l’impression d’avoir trouvé le bon, on peut découvrir qu’en cours de route, ce n’est peut-être pas la meilleure personne avec qui il serait bon de passer sa vie. C’est décourageant être toujours en mesure de recommencer à zéro mais c’est un mal nécessaire jusqu’à ce que la bonne combinaison soit choisie. Connaissez-vous plusieurs personnes dans votre entourage qui, après avoir connu une séparation, n’ont jamais connu l’amour le reste de leur jour?

Si vous souhaiter trouver le bon du premier coup, allez sur Ebay et achetez-vous une lampe magique. Pour les autres, faites bon usage de votre patience et ne baissez jamais les bras car ils pourraient vous servir à coller la perle rare qui saura vous trouver. 😉

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Tous les endroits sont bons pour faire des rencontres. Tous. Sans exception.


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Le vrai problème qui se dresse devant nous lorsqu’on se sent prêt à faire des rencontres se résume souvent par une grande question: Mais où dois-je aller pour rencontrer un partenaire potentiel? Ma réponse est fort simple: Partout. Il ne suffit que de sortir de chez soi pour que tout soit permis.

À titre d’exemple, dans ma vie j’ai rencontré des futures conjointes lors de voyages, en participant à divers événements, lors d’une pratique sportive, pendant un spectacle, dans un café, lors d’une soirée karaoké, dans un marché, dans le métro, chez des amis, etc. C’est pour vous dire à quel point aucun endroit en particulier peut empêcher quelqu’un de faire de belles rencontres. Il faut simplement avoir l’esprit ouvert et être prêt à toute éventualité pour rencontrer quand le coeur est libre pour une nouvelle aventure sentimentale. Les endroits ne manquent pas, loin de là! Il suffit de sortir le bout de son nez et faire preuve d’originalité pour mener à bien notre désir d’engagement.

Mais…

Ce qui manque réellement est l’audace que ça prend pour prendre les devants envers quelqu’un qui nous intéresse. Il est là le vrai problème. Parce qu’on se restreint à je ne sais pas trop pourquoi ni comment. Pourtant, on parle avec plein de gens dans une journée. On discute avec son patron, des collègues de travail, des employés d’un restaurant, d’une épicerie, etc. Si nous sommes capables d’adresser la parole à n’importe qui, aborder quelqu’un est tout aussi facile. Le défi est de trouver un sujet qui pourrait capter l’attention de l’autre sans se mettre un pied dans la bouche.

J’ai parlé de faire preuve d’originalité un peu plus haut. Ce n’est jamais de refus surtout lorsque vient le temps du flirt. Je prends par exemple Dawson, un jeune américain qui avait trouvé une façon originale de gagner le numéro de téléphone de chaque femme qu’il abordait sur son chemin. L’idée est loin d’être bête et elle peut s’appliquer autant chez les hommes que chez les femmes. Alors prenez exemple sur lui et foncez! La vie est trop courte pour regarder le train passer.

😉

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Ton odeur corporelle me rend complètement fou…


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J’avais déjà entendu parler que la synergie entre deux personnes est hyper importante dans une relation. J’avais même écrit un article sur le sujet. Mais au-delà de la synergie, il y existe d’autres facteurs qui, selon moi, ne sont pas à négliger. Parmi eux, l’odeur corporelle de l’autre. Pas son parfum, son odeur naturel. C’est drôle à dire mais si ça ne clique pas sur le plan olfactif, aussi bien oublier la suite du projet, non?

C’est important l’odeur de notre partenaire. C’est comme une empreinte digitale qu’on grave dans note mémoire dans le but de ne jamais l’oublier. C’est comme une référence à ce que l’on vit, qui nous rassure et nous apaise, qui nous force à émettre un petit son de satisfaction lorsqu’on se colle contre l’autre parce que nous sommes bien. Une odeur corporelle que l’on aime est un peu comme un oreiller sur lequel on voudrait finir nos jours. Ça nous aide à mieux dormir jusqu’au lendemain matin.

L’impact d’une bonne odeur est grand. On a qu’à penser au plaisir de sentir l’arôme d’un bon café, d’un repas tout droit sortie du four ou encore de l’odeur de la nature après un période de pluie. On utilise notre odorat pour toutes les sauces et l’odeur de notre partenaire ne fait pas exception à la règle. En fait, selon plusieurs études faites par une équipe de recherches internationales en est venue à la conclusion que les odeurs corporelles arrivaient au haut de la liste des outils de séductions et ont donc une attirance sans précédent comparé aux divers parfums que l’on peut utiliser.

Un parfum peut améliorer l’odeur corporelle de certains mais aussi nuire à d’autres. Donc offrir un parfum à celui ou celle qu’on aime peut-elle être une bonne idée? Je ne crois pas. J’aimerais mieux laisser à ma conjointe le plaisir de trouver son propre parfum au lieu de lui apporter un flacon qu’elle n’utiliserait peut-être pas…

Il n’y a rien de plus agréable qu’un réveil aux côtés d’une personne qui sait parfumer notre journée de la bonne façon. Ça nous aide à partir la matinée du bon pied et à entretenir la hâte de revenir à la maison sur le chemin du retour pour une petite soirée bien emmétoufflé, sous une grosse couverture en sa compagnie…

😛

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L’effet boeuf d’un bonheur contagieux


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Chaque matin qui nous arrache du lit nous donne toujours l’option de commencer notre journée du bon ou du mauvais pied. À chacun de choisir sa préférence. Moi, j’aime commencer mes journées avec un léger goût d’amusement. Juste parce que ça rafraîchi  les nuits monocordes et inactives que nous vivons après chaque levé de lune.

Je me suis rarement levé du mauvais pied. Est-ce par chance? je ne crois pas. Je crois plutôt que c’est parce que, inconsciemment, je me conditionne dans mon sommeil à garder une attitude positive qui continue son cycle une fois que j’ai les yeux ouverts. Vous êtes-vous déjà réveillés en riant? Moi si, et juste à y penser j’en ris encore tellement mon rêve était absurde.

Peut-être que sans le vouloir, j’adopte un comportement qui aide mon bonheur à garder le fort malgré ce que je peux voir et entendre dans ma journée. Je regarde très rarement les nouvelles et je lis peu les quotidiens car la majorité de ce qui en sort est négatif et aide rarement une population à devenir meilleure et disons-le ainsi, plus collectif.

C’est peut-être pour ça que je vois de plus en plus de réflexions passez sous mon nez. Des réflexions du genre Ta vie t’appartient. Ne laisse personne te changer. Aimes-toi avant tout, etc. Moi-même je publie ce genre de truc à travers mes textes. D’ordre général le nombrilisme est fortement recommandé. Est-ce parce que nous sommes devenus intolérants à l’intolérable? C’est bien de penser à son propre bonheur. Je dirais même plus qu’il est impératif de le prioriser au-delà de tout. Mais est-ce une bonne chose de le placer si haut au point d’oublier qu’au final nos devoirs citoyens et collectifs? Un peuple fort est un peuple qui se regarde dans  les yeux, s’entraide, s’encourage et met à profit les talents de chacun afin d’épanouir son évolution. Si chacun de nous se renferme, ne contribue plus à l’effort collectif et se contente de critiquer la masse au lieu de l’aider à s’élever, croyez-vous que l’on contribue à bâtir un monde meilleur?

Le bonheur de chacun est important. Imaginez si tout le monde pouvait l’être! Il y aurait un effet boeuf, c’est certain! Pare que le bonheur est encore gratuit de nos jours, je vous encourage à en prendre une grande portion. Ne vous en faites pas, il y en a pour tout le monde!

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Le couple vit. Mais l’amour est mort depuis longtemps sans avoir annoncé son départ.


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Imaginez un peu. Un couple existe depuis un peu plus d’une dizaine d’années. Il a fait des enfants, vit une vie paisible et tout. Puis, un bon matin, l’amour qui l’unissait se transforme en tas de cendres juste sous le lit.

Personne ne l’a vu et personne ne se rend compte de son absence parce que la routine l’a aveuglé. Un vrai tour de magie. L’homme avoue qu’il ne sait plus s’il est encore amoureux de sa femme. Deux jours plus tard, L’homme lui avoue qu’il a trompé. La femme le fou à la porte et pleure son immense chagrin.

Bizarrement, la femme se rend compte que dans sa tristesse, elle ne pleure pas la perte de son conjoint parce qu’elle aussi, elle se rend compte qu’elle ne l’aimait plus depuis déjà bien longtemps. Alors si elle ne l’aimait plus, pourquoi pleure-t-elle aujourd’hui son départ? En fait, elle pleure pour d’autres raisons qui la bouleversent. Elle pleure sa peur de se retrouver seule, elle pleure pour ses enfants, de l’idéologie qu’elle avait et qui n’existe plus. Elle pleure pour les moments difficiles qui l’attendent au bas des escaliers, de la force qu’elle n’aura peut-être pas pour remonter la pente et faire vivre ses enfants comme elle le souhaitait il y a à peine quelques heures, etc.

C’est peut-être dans une situation comme celui-ci que l’on peut réaliser à quel point un couple qui ne vit plus d’amour a grandement besoin de changer d’air. Même si la déchirure proprement dite est douloureuse, il n’en reste pas moins que le second souffle est peut-être un besoin essentiel non-avoué. Mais tant et aussi longtemps que l’action de mettre fin à son couple n’est pas prise, c’est impossible de goûter à ce vent de fraîcheur qui reste à distance.

C’est triste de ne plus aimer la personne avec qui on partage sa vie. D’un autre côté, c’est encore plus triste de voir que son couple dépérit sans faire quoi que ce soit pour améliorer les choses…

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Ce que je pense du mariage…


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Depuis que j’ai l’âge de pouvoir partager mon coeur avec quelqu’un, j’ai rarement parlé de mariage avec une conjointe. En fait, j’en ai eu deux. Dont celle-ci…

ELLE: Chéri, crois-tu au mariage?

MOI: Non.

ELLE: Et pourquoi donc?

MOI: Parce que tu en es une preuve vivante que ça ne fonctionne pas.

ELLE: …

Voilà. Ce fut bref et concis. En moins de deux, j’avais résumé au maximum le font de ma pensée sur le sujet. Cependant, j’aimerais apporter quelques explications qui m’ont mené à répondre ainsi. Sachez que je n’ai rien contre le mariage en soi. Je trouve que c’est (encore aujourd’hui) l’un des plus beaux gestes d’amour que l’on puisse offrir au partenaire tant aimé. Mais pour ma part, j’ai un léger problème avec la façon dont le mariage est devenu et la banalisation que l’on en a fait au fil des siècles.

Aujourd’hui le mariage est synonyme de paperasses, de droits, de dettes, de combats juridiques et j’en passe. Oui oui, l’amour doit se trouver au tout premier rang des raisons de se marier et tant mieux si c’est le cas chez certains, mais la majorité déchantent lorsque les années de coton, d’étain, de cristal et de porcelaine s’empilent les uns après les autres. Parce que le contexte social a tellement changé depuis le dernier siècle que les valeurs qui s’y rattachent ont eux aussi changé dans la grande majorité des cas.

Il faut quand même réaliser certains trucs. Tout d’abord, le contexte du mariage a changé. Avant, ce n’était qu’un rituel religieux alors qu’aujourd’hui on peut se marier au civil ou à Vegas devant Elvis pour quelques dollars. Avant, la femme n’était pas aussi indépendante financièrement avant que le marché du travail lui soit (enfin!) accessible. Les femmes au foyer sont de moins en moins nombreuses et le nombre d’enfants par foyer aussi. Et je n’ai pas parlé de l’arrivée de la contraception, du droit à l’avortement, etc. Tout ça pour dire qu’au 21e siècle, la valeur du mariage n’est plus ce qu’elles était et qu’il est encore plus difficile de chérir un si grand voeux d’engagement avec une personne qui, aujourd’hui, à le monde à portée des doigts avec les réseaux sociaux et le web.

Pour moi, le mariage ne devrait pas être une alliance des premiers jours dans l’espoir de fonder une famille. Avoir une maison avec un chien et un chat, deux voitures dans l’entrée et un voyage à Cuba une fois par année… Non. Pour moi, ce n’est pas ça…

À mon avis, le mariage devrait avoir lieu une fois que la vie de couple et familiale soient passées et réussies, et non lorsqu’elle débute. Ça pourrait boucler la boucle à une longue vie commune, où les amoureux pourraient se dire nous avons réussi, ensemble, à bâtir quelque chose qui nous ressemble. Ça devrait être ça un mariage: l’étape ultime de l’accomplissement absolu. Une façon de dire à l’autre parce que nous avons réussi notre vie ensemble, j’aimerais finir mes jours en ta compagnie. À la vie, à la mort.

Mais bon… Longue vie à ceux et celles qui se marient. Je vous souhaite le plus grand bonheur du monde!

 

 

Aveuglé par ma rupture, j’étais incapable de vivre toutes autres relations.


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Un lever du soleil ne nous permet pas d’oublier ce qui s’est passé la veille. Une rupture qui laisse une cicatrice profonde permet difficilement d’entamer une relation future sans précautions ni maladresses. Aimer lorsque nous sommes blessés, c’est comme courir un marathon avec un entorse aux deux pieds.

J’ai parfois été maladroit dans mes démarches. Je l’admet avec humilité. Je me suis rendu compte que ça m’arrivait sans que je le sache vraiment. Comme si j’étais aveuglé par l’ancienne rupture et que je ne prenais pas le temps de me nettoyer les yeux comme il faut avant de reprendre la route. Peut-être parce que je n’avais pas envie de m’arrêter pour reprendre mon souffle et guérir mes blessures. Peut-être aussi parce que j’étais convaincu que j’étais fait plus fort que je ne le pensais. Parfois l’orgueil sait tendre un piège avant de nous faire tomber face contre terre. J’ai appris la leçon contre mon gré, mais j’ai quand même appris que rien ne servait à couper les coins ronds lorsqu’il faut prendre le temps de se faire une petite prise de conscience et refaire son plein d’énergie.

On fait souvent la gaffe de se dire que tout ira bien alors que l’on sait très bien que ce ne sera pas le cas. Vivre dans le déni est la meilleure façon de se faire du tort à soi-même au risque d’entraîner notre partenaire dans notre chute.

Lorsqu’on s’engage dans une relation avec l’image de l’ex derrière la tête, que l’on a le réflexe de comparer silencieusement ce que notre nouveau partenaire fait par rapport à l’ancien ou que l’on a simplement une pensée continue à son égard en étant avec un autre, ça veut peut-être dire que la dernière page n’est pas encore tournée définitivement. Y a des chapitres que l’on ne voudrait jamais terminer parce que l’histoire était trop bonne. Mais, comme dans tout, toute bonne chose doit connaître sa fin si on veut passer au prochain livre.

Une relation se termine dans la douleur peut nous donner l’impression de se retrouver en plein coeur d’un sable mouvant où l’on se voit s’enliser lentement tout en essayant de s’agripper à la première branche ou la première racine qui nous tomberait sous la main. Les relations suivant une rupture douloureuse peuvent être interprétées de cette façon. Elles peuvent être ces branches ou ces racines que l’on tente désespérément de prendre pour éviter tout enlisement. Est-ce réellement ce que nous souhaitons? Est-ce réellement la meilleure façon d’oublier ce qui nous a si cruellement blessé dans le passé?

Il faut parfois faire preuve de sagesse et opter pour l’abstinence au lieu de jeter à nouveau notre coeur dans une fausse aux lions…

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Histoire de gars (troisième partie): En conclusion…


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Une fois que la décision était prise, je devais marcher la tête haute. Parce que c’était si facile de tomber dans la culpabilité absolu, à s’infliger des coups de fouets à longueur de journée, rongé par la douleur et la phobie de ne plus être une valeur aux yeux de quiconque. Alors je levais le menton un peu plus haut qu’à l’habitude pour me dire que tout allait bien se passer.

Plusieurs mois suivant ma rupture, je m’étais souvent posé cette question suivante: Qu’avais-je retenu et appris tout au long de cette expérience? La réponse, une tonne de choses!

J’ai retenu que la vie ne nous impose jamais une épreuve sans raison, que l’amour inconditionnel de mes enfants et des souvenirs précieux avec eux m’avaient permis de bonifier ma reconstruction. À quelle point la valeur d’une parole peut être inestimable lorsqu’elle est sincère et respectée. Que j’avais su retenir mes émotions aux bons moments lorsque le couple était sur le point de basculer et que la sagesse est plus forte que tout.

J’ai reconnu de mes erreurs et j’ai appris à endosser une part des responsabilités qui me revenaient dans la rupture. J’ai appris à reconnaître qu’il y avait eu un échec avant de le laisser derrière moi non sans en avoir appris une leçon. J’ai appris à aimer mes enfants malgré la souffrance, à ne jamais m’abandonner et à m’accorder autant d’importance que lorsque j’étais célibataire avant cette relation, parce qu’une rupture est comme une remise à zéro à plusieurs niveaux.

Avec un recul, j’ai appris que la meilleure façon de chasser l’ennuie est de nourrir son corps et son esprit par des activités qui nous forcent à sortir de chez soi. Parce que la pire erreur est l’isolement. Moins on pense à notre malheur, mieux on nourrit notre bonheur. L’humain possède une forte capacité d’adaptation face aux changements et il ne faut jamais sous-estimer notre force intérieure. Elle est notre raison d’être!

Aujourd’hui, je suis un homme heureux qui s’épanouit dans ce qu’il entreprend et qui s’amuse avec ce que la vie lui présente comme nouveaux défis, car elle trouve toujours un moyen de récompenser celui ou celle qui prend sa vie en main. 😀

Histoire de gars (deuxième partie): La boule dans la gorge.


 

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Nous étions là, un en face de l’autre, à remplir le silence qui venait de s’installer confortablement entre nous, un verre de scotch à la main. Moi, je terminais de couper les légumes et elle venait de mettre la viande au four en réalisant que (peut-être) son plan n’était en fin de compte qu’une mauvaise idée. Elle s’attendait à ce que l’on en discute une fois que les enfants seraient couchés mais moi, j’avais déjà d’autres plans. Le souper fut bref en mots, tout comme le reste de la soirée.

Le lendemain, je savais qu’Anne avait des retrouvailles avec ses anciens amis du secondaire mais ne tenait pas à y aller. J’avais réussi à la convaincre qu’elle devait y être et que de toute façon, rien ne pressait de se parler parce que le mal était déjà fait et que nous pourrions en discuter le lendemain soir.

Une chose que j’ai appris dans ma vie est que le silence peut devenir une arme redoutable et que trop peu de gens en fait bon usage. Car un silence dans un dialogue peut forcer l’autre à réfléchir à la fois sur ses actes et/ou sur ce qu’il vient de dire. Moi, je tenais à ce que le silence dure deux jours afin qu’elle puisse mettre en perspective tout ce qui venait de partir en fumée.

Une fois sur le canapé, elle m’avoua d’entrée de jeu qu’elle m’aimais encore, énoncé que j’avais rejeté du revers de la main. Car pour moi, lorsqu’on aime réellement quelqu’un, on ne fait pas l’impensable pour le perdre. Peut-être qu’elle voulait me passer un message, qu’elle voulait sonner l’alarme et qu’elle souhaite que l’on travaille tous les deux sur nous, dans l’espoir de reprendre là où nous avions failli à notre tâche. Peut-être. Mais reste que le lien de confiance est bel et bien brisé. J’ai toujours été un homme qui tiens à avoir la conscience tranquille au lever. Il en va de même pour le coucher. Je n’ai pas besoin d’être angoissé chaque fois que ma conjointe va sur le web, sur les réseaux sociaux où lorsqu’elle quitte pour une soirée organisée. Ça n’a jamais été mon code de vie et ça ne le sera jamais.

Je reconnais que nous sommes tous humains et que l’erreur de jugement peut faire partie de nos gènes. Si elle avait seulement eu une histoire sans lendemain, j’aurais peut-être passer l’éponge. Mais me tromper de façon répétitive? Ce n’était plus une erreur de jugement mais bien un geste prémédité, de pleine conscience qui venait avec certaines responsabilité et une grande part de culpabilité.

Quand je lui ai annoncé que notre histoire était terminée, moi aussi je renonçais à une longue relation. J’avais une boule dans la gorge qui ne cessait de grossir au point de m’empêcher de dire quoi que ce soit. j’avais l’impression que nos années de vie communes fuyaient la maison par tous les moyens. C’était la fin d’un projet de vie familiale, la fin pour mes enfants de vivre avec leurs parents sous le même toit et la fin de mon statut de père à temps plein. C’est fou à que point une phrase peu conclure un si grand nombre de choses… Ça demande énormément de courage que de mettre son pied à terre et de prendre action. Mais cette action permet à la fois de fermer un nouveau chapitre de notre vie et d’en commencer un nouveau. Dire que c’était terminé était aussi un moyen de me dire que j’avais le droit à une autre chance et que je méritais.

Notre histoire fut un échec, certes. mais ma nouvelle vie était aussi un nouveau défi, une sorte de renaissance que l’on doit s’accorder quand elle reçoit un bon coup dans l’estomac. Cette soirée-là, je devenais un nouvel homme, rempli d’un amalgame d’émotions en sachant très bien que le deuil m’attendait au pied de la porte et que les prochains mois allaient être difficiles et douloureux.

En quittant le canapé, je devenais un homme qui avait grandement besoin de se changer les idées…

 

Histoire de gars (première partie): Trop peu, trop tard.


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Personne ne réagit de la même façon devant une situation identique. C’est pourquoi j’ai voulu partager avec vous ce texte, dans le seul et unique but de vous démontrer que parfois, la sagesse peut vaincre haut la main la déroute que peuvent causer les émotions qui nous habitent lors d’une rupture. Surtout lorsque cette dernière survient suite à une trahison. Juste pour comprendre un peu mieux le contexte de mon histoire, laissez-moi vous présenter un portrait général de ma situation de l’époque en employant des noms fictifs pour les personnes qui apparaissent dans l’histoire.

J’étais en relation depuis presque dix années avec Anne. Nous avons eu deux enfants ensemble, acheté une belle petite maison à la compagne, possédions deux véhicules et travaillions tous les deux à temps plein. Mais, comme tout couple et famille de ce monde, la routine s’était furtivement immiscée dans notre vie, au point que notre quotidien ne faisait que rouler sur le pilote automatique et que notre énergie se résumait à prendre soins des enfants, entretenir la maison et faire du métro-boulot-dodo semaine après semaine. En d’autres mots, le couple que l’on avait si minutieusement placé sur bord de la fenêtre pour s’énergiser d’un soleil radieux c’était vite asséché au point de ne plus exister du tout. Nous faisions des choses chacun de notre côté, le sexe était absent et rien n’était fait ni par moi , ni par Annie pour arranger les choses. Le plus ironique dans tout ça est que nous avions convenu dès les premiers jours de notre relation que si quelque ne fonctionnait pas dans le couple, nous devions absolument en parler.

Les choses ne se passent pas toujours comme on se l’imagine…

Il y a eu un mensonge. Le premier. Celui qui m’avait frappé en pleine joue alors que je ne m’y attendais pas du tout. Elle me disait qu’elle était rentrée à la maison à 1:00 du matin la veille alors qu’en réalité, j’avais réalisé qu’il était 3:15. Ce fut un choc. Un vrai. Je me sentais trahi et impuissant devant l’écroulement progressif de mon couple et je pensais à mes enfants avec qui ma vie n’allait plus être la même.

Puis, il y a eu une opportunité déguisée où elle avait invité Stéphane, une connaissance commune qui habitait Montréal, qui n’avait pas d’auto et dont j’avais offert de le raccompagner chez lui le lendemain matin en allant travailler parce que j’avais une activité prévue en soirée. Je m’étais presque couché en arrivant car je devais me lever très tôt le lendemain alors qu’eux étaient encore éveillés, à discuter avec un verre de vin à la main. Quand j’ai eu envie d’aller aux toilettes et que je les ai aperçu, assis sur les escaliers extérieurs, à s’entrelacer et s’embrasser, j’avais figé pendant de longues minutes, dans l’obscurité la plus totale, à me demander si je devais verrouiller la porte derrière eux et les laisser passer la nuit dehors ou si je devais continuer de faire comme si rien ne se passait.

J’avais toutes les bonnes raisons de m’emporter et commettre des actes irréparables mais ce ne fut pas le cas. J’avais gardé – non sans efforts titanesques – mon sans-froid. J’étais allé aux toilettes, j’étais retourner dans mon lit à passer une nuit blanche avec elle à mes côtés, à raccompagner Stéphane chez lui aux premières heures du matin et à continuer ma routine quotidienne. je vous épargne les mots qui m’avaient traversé l’esprit pendant les jours qui ont suivi cette douloureuse découverte. Mais je n’arrêtais pas de penser à mes enfants, à ces êtres qui ne demandaient qu’à être aimés par leurs parents. Je vous avoue que c’est grâce à eux si je me suis retenu à commettre des gestes impardonnables parce que je savais qu’au bout du compte, ces gestes pouvaient m’empêcher de voir mes enfants et d’être à leurs côtés le plus souvent possible.

Dans ma tête, ma conjointe venait de franchir le point de non retour et je me devais de la confronter en lui annonçant que je savais tout à propos de sa relation avec Stéphane. Lorsque je l’avais mis devant le fait accompli, nous étions en train de préparer le souper pendant que les enfants regardaient la télé au salon. Elle préparait la viande à mettre au four alors que moi je coupais les légumes. C’est sans surprise que dans les derniers jours, mon attitude avant changé envers elle. J’étais peu bavard et elle se doutait que quelque chose n’allait pas. Lorsque je lui avais dit que sa relation avec Stéphane n’était plus un secret, son visage s’était vite assombri. Après m’avoir avoué qu’elle m’avait trompé plus d’une fois, elle était consterné de me voir couper les légumes comme si nous venions de discuté de la météo.

J’avais agi de la sorte pour deux raisons. la première, parce que mes enfants étaient présents et que j’avais nulle envie de m’emporter en leur présence. La seconde, parce que dans mon esprit il était évident que mon couple était déjà dissout depuis quelque temps et qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter à ce moment là.

J’étais soulagé d’apprendre que pour une fois, elle et moi se retrouvions enfin devant la même situation…

Quand le prix est trop cher payé pour ce que l’on reçoit en retour…


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Avant, je me lançais dans des aventures sentimentales sans réellement réfléchir. Et parfois, je me retrouvais avec un énorme trou dans le torse parce que la douleur, que j’avais suite à une rupture, me dévastait pendant des semaines si ce n’était pas pendant des mois ou des années. Comme dans tout, je me suis ajusté avec le temps et mes décisions de coeur n’ont plus rien à voir avec ce que je faisais auparavant.

Aujourd’hui je prends le temps de peser dans la balance les « pour » et les « contre » face à un éventuel engagement. C’est bien de vouloir s’engager avec quelqu’un qui nous intéresse, c’est encore mieux de s’engager lorsque nous faisons un minimum d’analyse avant de faire le grand saut.

J’avais déjà écrit dans un article que l’amour est tout sauf rationnel. Je le crois encore. C’est pour cette raison que la tête a un rôle à jouer quand le coeur veut à tout prix se jeter dans les bras du premier venu. Je pense qu’il y a des questions de bases que toute personne doit se poser avant de s’engager comme, par exemples: Est-ce la personne qui m’intéresse respecte mon intégrité? Essaie-t-elle de me changer? Est-elle envahissante? Jalouse? S’intéresse-t-elle réellement à mes projets ou mes réalisations? etc. En se posant ces genres de questions, je pense que ça peut éviter des mauvaises surprises. Et rien n’empêche de continuer à se les poser même lorsque le couple prend forme, parce que dans la plupart du temps, plusieurs réponses peuvent émerger après l’engagement et non avant.

Partant du fait qu’une relation doit être basée sur la confiance, la communication et le partage, c’est important de trouver un juste milieu qui comble à la fois nos attentes et celles de l’autre. Un couple équilibré qui comprend ce que ça implique d’être ensemble trouve aisément sa zone d’épanouissement. Si je me pose des questions, si je me questionne sur la légitimité de mon couple ou son intégrité, sur ma sécurité ou la sécurité de mes enfants, etc. Il y a lieu de prendre sérieusement un moment de réflexion et prendre une décision par la suite, au risque de devoir y mettre un terme.

Pour éviter toute dérape, j’ai toujours opté pour l’adaptation à travers le temps. On l’oubli souvent mais le temps est un allié de taille qui peut solidifier davantage un couple et éviter toute catastrophe. Prendre le temps de se connaître, de s’adapter à la vie de l’autre tout en joignant la sienne. Prendre le temps de connaitre graduellement les enfants de notre partenaire s’il y en a, etc. Ça peut sembler trop long à faire comme démarche, mais si on tient tant à vouloir passer sa vie avec quelqu’un, rien ne presse. Être en couple n’est pas une course. Ce n’est pas nécessaire de vivre sous le même toit dans le mois qui suit ou de présenter ses enfants à la deuxième rencontre. À tout ceux qui me disent ouais mais je n’ai plus envie de perdre mon temps!: Si vous n’avez pas le temps ou que vous ne voulez pas le prendre parce que c’est inutile à vos yeux, vous jouerez à la roulette russe à chaque fois et votre histoire sentimentale sera un éternel recommencement.

En amour, il existe aucun compte à rebours. Il n’y a aucune date d’expiration et rien ne presse!

Apprenez à prendre votre temps. Si quelqu’un vous aime à ce point, il saura s’ajuster pour gagner votre coeur et ainsi vous avoir pour la vie. Une relation ne devrait en aucun cas être un pacte avec le diable. Ne laissez pas votre âme par peur d’être seul ou parce que vous avez un grave besoin d’affection et d’attention. Le prix sera trop cher payé pour ce que vous recevrez en retour…

 

Le contexte du célibat et des relations a bien changé au cours des dernières années…


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Je trouve qu’aujourd’hui on se questionne énormément sur la croyance de l’amour. Est-ce encore possible d’aimer en 2017? Est-ce encore possible de connaître une relation stable, avec LA personne que l’on désire avoir dans notre vie?

Dans mon livre « Regard Masculin sur le Célibat et les Relations », j’avais publié un texte dans lequel j’exprimais mes inquiétudes face à ce qu’une grande majorité d’entre nous vivons comme contexte. La réalité des familles monoparentales et l’isolement de chacun à cause des technologies qui envahissent notre quotidien compliquent certainement les choses, mais je crois qu’il y a quand même moyen de trouver un juste milieu.

J’aimerais vous partager un passage de ce texte, question de mieux comprendre mon point de vue à ce sujet.

…Il me semble que vivre une histoire d’amour à mon âge est devenu complexe, voire même stratégique (et je me sens poche de dire ça, croyez-moi !) parce que je veux offrir le meilleur pour mes enfants et que je ne voudrais pas manquer mon coup. Mais ça, personne ne peut le savoir sans faire le premier pas et aller de l’avant. Suis-je en train de me plaindre de ma situation ? Vraiment pas ! L’amour que je reçois de la part de mes enfants vaut tout l’or du monde et je n’échangerais rien de ce que j’ai actuellement. Mais je dois avouer qu’aimer semble devenir une question de gestion, d’organisation, de prévoyance et d’espérance. Et je sais que plus j’avancerai en âge, plus grand sera le défi. C’est presque dommage, car l’amour a quelque chose de beau et de vrai. Je ne peux pas m’empêcher d’aimer quelqu’un malgré tout. Je dois juste y mettre un frein à l’occasion à cause de la distance, du contexte de chacun, du cheminement amoureux de l’un par rapport à l’autre, etc. Ouf… Il n’y a pas à dire, l’amour a ce petit quelque chose qui nous force parfois à se passer de la soie dentaire entre les dents !

Voir un ami « privilège », connaître l’amour libre et des relations « d’appoint » … Tous ces termes ont quelque chose en commun : ils représentent peut-être le refus à l’engagement, à l’implication affective et au devoir conjugal.

C’est l’amour nouveau genre (bien que cette formule existe depuis des lunes !) qui s’est raffiné avec le temps et qui tend à gagner en popularité dans le merveilleux monde du célibat. Cependant, il existe d’irrésistibles amoureux pour qui l’union sentimentale ne peut se faire sans compromis. Peut-on les blâmer ? Non, absolument pas. Avec la routine que notre environnement social connaît de nos jours, l’envie de vivre sa propre vie pour un célibataire devient fondamental et peut comporter son lot d’inconvénients, dont celui de ne pas pouvoir terminer chaque journée dans les bras d’un(e) autre.

Il faut se rendre à l’évidence que le statut de célibataire a pris du galon au fil des dernières années. Il m’apparait normal de connaître (et de reconnaître) l’émergence des relations libres. Est-ce une bonne chose dans la réalité actuelle ? Sans le moindre doute. Ce type de relation permet non seulement aux orphelins de l’amour de profiter à la fois de leur statut d’hommes et de femmes libres, mais aussi à combler certains besoins comme le sexe, pour ne nommer que celui-ci. Car le sexe en soi n’engage à rien.

En fait, ce que je viens d’écrire est totalement faux. À mon humble avis, le sexe sans engagement devrait demander autant d’implication qu’une relation amoureuse proprement dite mais à plus petite échelle. Même s’il n’y a pas autant d’implications affectives et d’engagement à long terme, on doit quand même s’assurer que le moment passé au lit (ou à la salle de bain et dans la cuisine, à votre convenance !) soit un moment de qualité. Que le plaisir de l’autre soit aussi important que le nôtre. Pour que l’envie de revivre ce même plaisir avec la même personne puisse se répéter. Sinon, nous aurions affaire qu’à une simple histoire d’un soir qui, on le sait bien, donne rarement l’occasion de connaître une suite.

Le web, les téléphones intelligents et leurs applications n’aident sûrement pas à la cause quoiqu’il peut contribuer au bonheur de certains. Mais la masse, elle, se demande encore  comment elle peut trouver chaussure à son pied dans cette jungle que la société est devenue aujourd’hui.

C’est agréable d’aimer. C’est aussi agréable de l’être. Mais le monde de Disney n’existe pas et chacun doit faire sa propre histoire en espérant qu’elle convienne sur le plus grand nombre de facettes possibles.