Comme toi, j’étais naïf et maladroit…

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Je n’ai pas toujours été un partenaire extraordinaire. Tout jeune, tu me reprochais souvent de ne pas communiquer assez avec toi. Tu me disais qu’il était difficile de connaître le fond de mes pensées par mon silence parfois un peu trop long lorsque venait le temps d’exprimer mes sentiments. Bon nombre de mes relations précédentes avaient avorté pour cette raison et trop souvent je m’étais retrouvé dans un coin, à me maudire de ne pas avoir été à la hauteur de ce que tu attendais de moi.

J’étais vulnérable est ignorant de ce que la confiance en soi pouvait être. Par la force des choses, ma relation amoureuse avec toi était une vraie école de la vie. Je me questionnais sur le comportement que tu adoptais face à moi, de ce qui pouvait justifier mon propre comportement face à toi, des nuances de l’amour, de ce que devait être une relation proprement dite, de ce que ça impliquait comme engagement sentimental, etc. Je me rappelle même qu’il m’arrivait de prendre des notes pour être sûr de ne pas oublier ce que je devais améliorer tellement je tenais à ce que notre relation fonctionne.

Comme toi, j’étais naïf et maladroit. On gaffait sans trop savoir comment ni pourquoi. On se retrouvait les mains vides parce que nous n’avions pas assez de bagages pour faire face à ce que la vie nous imposait comme défis. On a dû apprendre, toi et moi, à s’aimer dans la maladresse et l’ignorance avant de prendre chacun de notre côté un chemin de vie qui nous était tracée d’avance.

Nous avons appris, parfois à la dure. Mais ce que je j’ai eu la chance de vivre autrefois me sert beaucoup aujourd’hui, simplement parce que j’ai eu envie chérir les points positifs de notre relation au lieu de garder sur mes épaules les mauvaises expériences et les questionnements inachevés.

Vieillir me donne l’opportunité d’apprendre de mes erreurs et de reconnaître mes forces. À partir de l’instant où les premiers balbutiements sentimentaux entraient en jeu, c’était avec l’inexpérience que je m’engageais dans la vie des autres, sans trop savoir ce qui m’attendait au bout de chaque couloir emprunté. J’avais le coeur à la fois rempli d’espoir et de fantaisies alors que mon esprit, lui, essayait de comprendre et d’interpréter ce que les messages envoyés pouvaient me dire.

Je ne regrette rien de tout ça. Je suis en paix avec moi-même sachant qu’avec le temps, les erreurs commises deviennent dans la plupart du temps des pardons obtenus.

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