La haine qui dort avant d’être éveillée

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Des relations multiples qui fonctionnent la nuit mais disparaissent le jour. On espère, s’accrochant parfois au peu d’amour qui nous est offert par craindre de sombrer dans une solitude où nous refusons de fouler le sol. Et lorsqu’on nous l’impose, c’est souvent lorsqu’on perd au change qu’une haine s’éveille et prend le dessus sur nos émotions et notre lucidité.

Comment est-il possible d’aimer si fort une personne et de là détester autant lorsque ça ne fonctionne plus? Où se trace la ligne entre l’affection et l’aversion?

On déteste souvent quand la réalité se fout de nos attentes et de nos appréhensions. Quand on pense que le tout ira à gauche mais qu’en réalité, c’est vers la droite que ça se passe, il y a souvent une déception, puis une remise en question, puis de la jalousie et, enfin, de la haine. On ne déteste pas quelqu’un sur un coup de tête. Encore moins lorsque cette personne fut il n’y a pas si longtemps celle qui partageait notre intimité quotidienne.

C’est quand même navrant d’avoir aimé quelqu’un qu’on estimait plus que tout, qu’on voyait jour et nuit dans sa soupe et dans ses pensées. Ce l’est encore plus quand on s’est commis avec l’autre, quand on a décidé de fonder une famille parce qu’on jugeait, à raison, que cette personne était à nos yeux le meilleur parent avec qui on pouvait élever des enfants. Quand tes valeurs et tes idéologies se font écorcher vif par les griffes de l’impensable, il est normal qu’on ait envie de répondre avec l’énergie du désespoir. Quand la trahison devient maître chez toi, que tu perds tes repères qui avaient mis tellement de temps à définir et à implanter et que tu te rends compte qu’on t’enlève par la force ce qui te tenait le plus à coeur, la haine est souvent la première guerrière à se pointer sur la ligne de front.

L’amour n’est ni un allié ni un ennemi, mais il ne se gêne pas pour nous en faire baver quand la ligne de la raison est traversé par quiconque qui décide de jouer en-dehors des règles pré-établies du couple. L’incompréhension amène souvent à la mauvaise interprétation, à l’escalade des mots et des gestes et à une fin parfois tragique et fatale.

Rien ne sert de partir en guerre avec l’ex, car le temps que l’on prend à le faire est du temps perdu pour se reconstruire, se remettre des événements passés qui sont encore présent à l’esprit. On a toujours l’opportunité de choisir ses combats. Pourquoi ne pas choisir la voie de la reconstruction plutôt que la destruction? Détester quelqu’un n’amène jamais rien de positif. À force de vieillir, on comprend plus facilement la nuance.

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