L’art muselé, non merci!

Muselée

Depuis quelques semaines au Québec, certains faits divers du milieu artistiques montréalais ont fait la manchette: le spectacle SLÃV au festival International de Jazz de Montréal et la pièce de théâtre KANATA. Le premier fut retiré de la programmation du festival après qu’une pétition contre « l’appropriation culturelle » fut déposée alors que le second fut littéralement censuré économiquement par le conseil des Arts du Canada pour des raisons similaires.

Pourquoi je vous parle de ces deux événements? Parce que l’art m’est très cher et qu’à chaque fois qu’un ou plusieurs artistes se voient retirer leur passion à la création, je grince des dents. La censure artistique devrait ne jamais avoir lieu, qu’elle nous plaise ou non, car l’art fut, est, et restera toujours le battement de coeur de toute société. C’est grâce à l’art, peu importe sa forme, qu’un peuple se définit et rayonne à travers le monde entier. Censurer une forme artistique, c’est museler la voix d’un peuple, d’une histoire et d’une identité patrimoniale.

Ces événements me font penser à ce que nous avions été témoins il n’y a pas si longtemps des événements tragiques survenus en France avec Charlie Hebdo, pour ne nommer que celui-ci. Lorsqu’un groupe d’individus tente d’étouffer l’essence créative et (parfois) dénonciatrice, il s’expose lui-même à la critique. Je n’ai rien contre la dénonciation. Mais j’ai un sérieux problème lorsque cette dernière réduit au silence absolue toute forme de création artistique.

Je suis moi-même artiste. J’ai touché à l’art de la scène, à l’art visuel et littéraire et je ne peux rester muet face à toute injustice exercée face aux créateurs et au artistes qui se passionnent à nous faire découvrir quelque chose de nouveau et de différent au nom de la création. L’art crée la critique et le débat, elle marque au fer rouge une époque précise car elle le porte-étendard d’une société. Nous n’avons qu’à penser aux plus belles chansons, aux plus grandes toiles, aux plus grands cinéastes, photographes, dramaturges et écrivains.

La liberté d’expression est précieuses même si parfois elle dérange et blesse, mais ne devrait jamais se retrouver en cage et muselé par quiconque est en désaccord avec la démarche.

 

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s