La douleur silencieuse

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J’ai mal d’être. Je ne supporte plus ce que je suis. Je ne m’aime pas. Je ne m’aime plus…

Je sais pas comment trop comment écrire un texte sur le mal de vivre. Personne m’a demandé de le faire, mais j’avais quand même envie de mettre quelques mots sur le sujet.

Avoir mal au ventre. Ne plus s’estimer du tout au point de penser à mettre fin à sa vie pour se libérer de ses souffrances… Quand les idées noires grugent autant l’esprit que le corps, ça résume bien ce qu’est un mal de vivre.

À partir du moment où l’on se dit « merde, je n’en peux plus. C’est terminé… » C’est comme si on laissait aller notre dernier souffle jusqu’à la toute fin sans avoir envie de la reprendre. Je me suis déjà senti comme ça, à l’époque où je n’arrêtais pas de me remettre en question. C’étais aussi l’époque où j’avais envie de plaire à tout le monde, où j’angoissais à l’idée d’être oublié par un ami, où j’étais persuadé que tout ce que je faisais n’avait aucun impact sur la vie des autres et dans la mienne. Quand tu deviens persuadé que ton existence ne vaut plus rien, la montagne est vraiment haute et tu n’es pas convaincu d’avoir les bon souliers et l’énergie pour l’escalader.

C’est impossible de savoir qui souffre d’un mal de vivre. Combien d’entre ont été surpris du départ d’un ami, d’un membre de votre famille ou d’un collègue de travail en vous disant « pourtant, il avait l’air si heureux…« ? Le mal de vivre porte un masque qui trompe la vigilance de chacun. C’est un tricheur, un charlatant qui se fou de la gueule de ceux qui le côtoient chaque jour. Il prend en otage ses victimes et siphonne leur âme jusqu’à la dernière goutte avant de les laisser aux pieds de la mort.

J’oserais dire à tout ceux et celles qui souffrent d’un mal de vivre de ne pas hésiter à demander de l’aide. Il y a des gens qualifiés qui prennent à cœur la détresse d’autrui et qui ont les outils nécessaires pour vous remettre sur le droit chemin. Bien sûr, la démarche est personnelle et volontaire, mais vous n’avez rien à perdre à lever la main pour que quelqu’un prenne soin de vous. C’est souvent dans une telle démarche qu’on réalise que nous sommes jamais vraiment seuls au monde.

Peace.

 

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