Je trie, tu tries, nous trions…

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La semaine dernière, j’allais prendre mon courrier. Comme à chaque semaine. Comme toujours en fait. Je le fais parce que je n’ai pas le choix de le faire. Parce qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, qui m’envoie des factures, des changements de convention d’entreprises, des publicités inutiles… Et si je ne le fais pas, mon casier postal déborde jusqu’à (je le suppose) la poste décide de me laisser une petite note mentionnant que « votre boîte aux lettres est pleine et qu’il serait important de le vider, car d’autre courriers risquent d’être acheminés à votre adresse. » Chaque fois, je fais le tri et jette à la récupération ce qui me laisse totalement indifférent.

La vie en général est un peu comme une boite aux lettres. On ne choisit pas de recevoir ou non du courrier. Il arrive, comme ça, sans que nous en fassions la demande. Tout ça parce que, quelque part, nous avons dû laisser notre trace en tant que consommateurs et qu’en retour, nous sommes continuellement sollicités. C’est la même choses avec les courriels et leur lot de spams (polluriels) qui peuvent engorger notre boîte de réception.

Avec un certain angle, je peux comprendre que les personnes qui traversent notre vie sont un peu ce que les courriers ou les courriels sont à nos boîtes aux lettres. Elles arrivent sans que nous ayons demandé leur présence mais, lorsqu’elles tombent entre nos mais et piquent notre curiosité, nous décidons d’en explorer le contenu pour voir si notre intérêt est bien fondée.

Le triage est donc devenu une activité récurrente pour plusieurs d’entre nous, je dirais même presqu’automatique. On trie nos amis, nos collègues, nos réseaux sociaux, ce qui se trouve dans notre assiette, dans notre garde-robe, les gens qui nous sollicitent, ce qui se trouve dans notre panier de linges sales avant de les mettre au lavage, etc. Le tri est partout, parfois par nécessité, parfois par paresse. Surtout lors de la recherche de l’être que nous aimerions tant aimer.

J’entends souvent de la part des hommes qui m’entourent et qui m’écrivent (ou qui commentent mes publications) qu’il est navrant d’avoir très peu de chance de se faire valoir au détriment de ce qu’ils projettent aux yeux des femmes. Je dirais que c’est une triste réalité chez les deux sexes quoi qu’elle peut être plus marquante chez les hommes. Mais, est-ce un mal nécessaire? Certains d’entre vous répondraient par l’affirmative, d’autres avec une certaines nuances. Personnellement. je crois que si. À cause, entre autre, du contexte de recherche que nous avons connus au fil des ans par l’entremise des possibilités que nous offre le web. Les gens n’ont plus la patience ni le désir de perdre leur temps et préfèrent mieux opter pour un coup de circuit possible au lieu d’opter pour simple coup sûr. C’est comme ça. Est-il plus avantageux de penser ainsi? Est-ce une économie de temps et d’énergie? J’en doute. Car peu importe la démarche que nous choisissons d’adopter, le risque de recommencement reste malgré tout omniprésent.

 

 

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