En passant

Ces mères meurtries malgré tout l’amour qu’elles donnent

violence-conjugale

Le mois de mai souligne la fête des mères. Bizarrement, j’ai de la difficulté à ne pas penser aux mères qui ont vécus (ou vivent encore aujourd’hui) de la violence conjugale. Ces femmes emprises d’une peur continue et de la souffrance malgré qu’elles soient, aux yeux de leurs enfants, une maman aimante et dévouée.

J’ai une pensée pour ces chères mères en détresses, qui se demandent si demain sera un jour meilleur, qui se demandent si elles auront assez de courage pour surmonter la violence qu’elles subissent afin d’être capables d’offrir un environnement plus sain et sécuritaire à leurs enfants. Malheureusement, la violence conjugale est un phénomène qui n’est pas près de disparaître, tant chez la femme que chez les hommes. Je suis de ceux et celles qui osent dénoncer cette réalité crasse. Même si le problème est encore bien présent dans plusieurs chaumières de partout à travers le monde, en aucun temps la femme doit être violentée. En aucun temps elles doivent être ridiculisée, séquestrée, violée ni mutilée parce qu’elle est une femme. La différence des sexes existe mais doit être reconnue et respectée, ce que plusieurs ont de la difficulté à accepter.

La fête des mères est aussi une sorte de sensibilisation au phénomène. Être témoin de violence conjugale et garder le silence, c’est être complice des préjudices qu’une personne reçoit contre son gré. Nous devons dénoncer la violence conjugale afin de prévenir des tragédies familiales qui pourraient laisser orphelins des enfants ne demandant qu’à être aimés. Aucun enfant ne devrait voir sa mère être maltraitée. Aucun. Et si on tient tant à bâtir un nouveau monde, ce changement commence d’abord et avant tout sous nos propres toits.

Il y a quelques années, j’avais écrit ce texte:

  » Je tiens à m’excuser aux noms de ces hommes qui vous ont manqué de respect, qui vous ont blessé de façons préméditées parce qu’ils avaient envie de le faire sans se soucier du mal et des blessures qu’ils vous infligeaient au fil des années.

 Je tiens à m’excuser au nom de tous ces hommes qui n’ont pas eu la candeur de prendre soins de vous lorsque vous en aviez réellement besoin. Lorsque votre corps ou votre coeur avait mal parce que l’insouciance des hommes qui se sont imposés sur votre chemin a grandement contribué à la destruction de votre identité et votre intégrité.

 Je tiens à m’excuser au nom des hommes pour qui le mal est la seule façon d’aimer. Pour qui aucune femme n’a pas le droit d’être belle telle qu’elle est réellement. Pour qui vivre n’est pas une bénédiction mais un châtiment et pour qui causer la douleur aux autres est le seul remède à leur sérénité. 

 Je tiens à m’excuser au nom de l’homme parce qu’il n’est pas un monstre en soi. Il le devient de par sa ligne de vie, ses expériences et son éducation, et qu’il y a donc des hommes de bonnes volontés qui aimeraient bien prendre leur place dans votre vie. « 

Je suis toujours impressionné par le nombre de femmes qui subissent une violence conjugale. Je sais que ces quelques mots n’apaiseront jamais leurs blessures, mais j’ose espérer que les lire pourra au moins y mettre un baume, le temps de trouver refuge dans les bras d’un homme respectueux d’autrui.

Il y a des moments dans une relation où il est important d’imposer ses limites. Ce n’est pas parce que vous êtes amoureuses par-dessus la tête que vous devez absolument vous infliger des blessures lorsque votre relation devient malsaine, blessante et abaissante. À un moment donné, il faut mettre son coeur sur la tablette et laisser la tête faire le travail à sa place. 

Quand vous vous levez le matin avec un goût amer de votre relation, lorsqu’un café n’atténue plus vos angoisses ou lorsque que vous avez la vive impression d’être mentalement flagellées par votre partenaire, ne faites pas l’autruche et agissez, parce que personne d’autre à part vous-même pourra le faire à votre place.

Vous l’aimez ? Vous lui faites les quatre volontés pour qu’il soit heureux et qu’il ne manque rien ? Vous sacrifiez même certaines de vos valeurs pour le bien d’autrui en vous disant que le plus important est son bonheur et non le vôtre, même si votre partenaire ne fait strictement rien de son côté pour vous permettre d’être heureuse en sa présence? Si c’est le cas, vous allez droit au gouffre parce qu’à mon avis, le bonheur commun est non-négligeable.

L’entourage, bien qu’il soit parfois muet devant certaines aberrations de couple, peut certainement vous aider à y voir plus clair. Si vos proches prennent la peine d’allumer la petite lumière rouge, parce qu’ils voient que quelque chose cloche dans votre vie, ne faites pas la sourde oreille. Soyez attentives et prenez le recul nécessaire pour comprendre ce qui se passe.

Aimer aveuglément et donner sans compter sont sans doute les deux meilleurs ingrédients pour créer un cocktail dangereux et anéantissant. Pensez-y…

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