L’attention malsaine dans notre société

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En 1968, lors d’une exposition de ses œuvres au Musée Moderna de Stockholm, l’artiste Andy Warhol avait écrit dans le programme de l’exposition qu’un jour, tout le monde aura droit à son quinze minutes de gloire. Cinquante ans plus tard, nous devons admettre qu’il n’avait pas complètement tort.

Mais notre société, dans sa généralité, utilise-t-elle ce soit-disant quinze minutes pour les bonnes raisons? Je dois admettre que non. Pas avec ce que je vois défiler sous mes yeux chaque jour. Les réseaux sociaux, pour ne nommer que ceux-ci, en mettent plein la gueule à toute forme d’éthique sociale et encourage une culture destructrice qu’il est difficile de contourner aujourd’hui. Le Web est une fenêtre ouverte où tout le monde peut crier haut et fort leurs critiques et ce,  dans le confort de leur foyer. Écrire et publier attire toutes formes de critiques qui, par le fait même, en engendrent d’autres. Telle est rendue la vocation du Web, et tant et aussi longtemps qu’il sera possible de s’exprimer librement sur tout, pour tout et envers tout, il serait naïf de croire que le fléau sera un jour atténué.

Les victimes de cyberharcèlement sont nombreux, en fait, ils occupent une grande part des publications qui circulent dans nos fils d’actualités. Ça peut sembler anodin d’aimer un clip qui ridiculise une personne ou un groupe d’individus, mais dites-vous qu’en faisant ça, nous encourageons une culture malsaine pour notre société que nous aimerions tellement changer en mieux. Même son de cloche pour le trolling. Ce type d’intervention ne fait qu’envenimer des rapports sociologiques néfastes. Est-ce le genre de comportement que je valorise auprès de mes enfants ou mes proches? Certainement pas! Je ne peux que les sensibiliser aux résultats navrants que ces types de comportements peuvent engendrer. Si on idéalise une société dites plus saine et civilisée, ça ne sert à rien de parler des deux côtés de la bouche, car nous avons aussi un devoir de citoyen du monde à remplir et à promouvoir. Les générations à venir se nourrissent abondamment de cette culture et j’ose croire qu’ils réaliseront un jour que cette mauvaise pratique pourrait aisément se tourner contre eux dans un futur pas si lointain.

Je ne sais pas si Andy Warhol se retournerait dans sa tombe en voyant ce qui se passe aujourd’hui. J’essaie de ne pas y penser. J’espère seulement qu’il ne pensait pas qu’une simple phrase allait aussi mal virer…

 

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