L’appel du désert qui tombe à point

Neguev

Ceux et celles qui ont pris la décision de vivre et d’assumer leur célibat vous le diront: C’est un réel plaisir que de se sentir libre de tout engagement, de garder les blessures sentimentales de côté et profiter (enfin!) d’une vie plus simple.

J’ai souvent dit que le célibat est une forme de pèlerinage dans le désert, là où on doit se parler intérieurement, se défier, se comprendre et s’apprivoiser. Le désert est vaste. Très vaste. Et ce n’est pas parce qu’il est dépourvu d’une grande majorité de vie qu’il n’est pas magnifique. Certains décident d’y vivre alors que d’autres veulent tout faire pour en sortir.

C’est pour dire à quel point tout le monde peut y trouver son compte, à condition de faire preuve d’ouverture et de sérénité. Un désert peut paraître dangereux et inhospitalier. Mais la plupart de ceux qui y ont décidé d’y rester vous diront que l’endroit n’est pas plus dangereux qu’ailleurs et que tout est une question de préparation et d’organisation. Ce n’est pas faux. Un célibat se planifie au même titre qu’un engagement amoureux. Il ne suffit que de connaître ses besoins pour en apprécier sa pleine valeur.

Plusieurs d’entre vous me vantent le plaisir que procure leur célibat en me disant que les relations vous ont fait trop mal et qu’aujourd’hui vous refusiez tout engagement futur afin d’éviter d’être blessés à nouveau. En contrepartie, plusieurs m’ont confié qu’ils avaient, malgré le fait que le célibat n’était la meilleure chose qui leur soit arrivé dans leur vie, par peur de se retrouver seuls en vieillissant. N’est-ce pas là un beau paradoxe? N’est-ce pas une belle façon de constater à quel point les deux statuts sont tout aussi importants dans des moments bien précis de notre vie?

Autant nous pouvons revendiquer le célibat comme LE monde de vie par excellence, autant on peut revendiquer l’amour en fin de parcours, par peur de se retrouver devant une chaise vide à chaque repas ou dans un lit devenu trop grand avec le temps. Est-ce que ce paradoxe représente bien le tiraillement auquel nous faisons face lorsqu’on a plus l’impression de savoir où mettre les pieds à la suite d’une fin de relation?

Je crois que le désert se présente à nous à un moment précis où nous devons prendre le contrôle de notre vie, parce qu’il y a peut-être un élément important qui se trouve en nous et qui ne peut être réglé que lorsque nous sommes engagés avec quelqu’un. Peut-être parce qu’au fond de soi, une mise au point est souvent de mise pour être en mesure de vivre ce qu’une relation sentimentale peut nous apporter.

Si une relation peut nous apporter un peu plus que notre célibat, évidemment…

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