…Que le toit me tombe sur la tête.

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« La décision est prise depuis quelque temps déjà. Mais l’annonce vient à peine d’être faite. Même si la séparation est maintenant officielle sur papier, elle est loin de l’être dans les faits car nous devons vivre sous le même toit pour encore quelque temps…« 

J’ai connu cette situation. Avec des enfants impliqués, une maison à payer et mon couple qui n’existait plus. Des fois je me demande encore quel fut le moment le plus difficile à vivre. Le moment ou je mettais fin à ma relation? Ou l’après alors que nous vivions encore sous un toit qui n’avait plus la même signification? Si vous avez lu mon Histoire de Gars: Parties 1, 2 et 3, vous comprendrez que mon expérience de cohabitation post-séparation fut très difficile pour moi et la mère de mes enfants. Même si nous avions convenu un « horaire » d’occupation et certaines règles, rien ne pouvait empêcher une ambiance tendue et, vers les fin, insupportable.

Pourtant, les règles étaient simples. Chacun avait sa chambre. Les journées paires, c’était moi qui soupait et passais la soirée avec les enfants et les journées impaires c’était elle. Les week-ends ne faisaient pas exceptions à la règles. Personne ne pouvait ramener quelqu’un à la maison et chacun devait respecter les engagements financiers prises avant la séparation, jusqu’à ce que la mère de mes enfants déménage dans un nouveau logement.

Nous avions vraiment tout fait pour que les enfants soient le moins affecté de notre séparation et je crois qu’à l’époque, nous avions réussi le mandat haut la main. Mais la relation entre nous était rendue inexistant et c’était mieux ainsi. De son côté, je savais qu’elle nourrissait encore la relation qui n’était plus un secret et du mien, je faisais tout pour m’occuper l’esprit et garder mon énergie pour mon travail et le bien être de mes enfants.

Ce n’était pas sain. Vraiment pas. On s’évitait du regard, on se parlait peu et si c’était le cas c’était par des phrases courtes. Je ne m’étais jamais senti aussi mal à l’aise, non seulement face à quelqu’un mais aussi face à une situation aussi pénible et suffoquante. Autant qu’avant la séparation j’aimais revenir chez moi après une journée de travail, autant je pouvais revenir à la maison avec un recul parce que le toit qui nous abritait pouvait nous tomber sur la tête à tout moment.

Nous avons cohabité pendant cinq mois avant qu’elle ne déménage. Cinq mois qui semblaient interminables et qui empoisonnaient littéralement mon esprit. Heureusement, l’écriture me gardait sur la bonne voie et j’avais réussi à occuper bon nombre de soirées, assis dans un café et à me demander ce que j’allais devenir dans toute cette affaire.

La bonne nouvelle est que le temps arrange bien les choses. Même si je savais qu’une marre de boue m’attendait au coin de la rue, j’étais persuadé que ce n’était pas la fin d’une vie mais bien le commencement d’une nouvelle.

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