Histoire de gars (première partie): Trop peu, trop tard.

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Personne ne réagit de la même façon devant une situation identique. C’est pourquoi j’ai voulu partager avec vous ce texte, dans le seul et unique but de vous démontrer que parfois, la sagesse peut vaincre haut la main la déroute que peuvent causer les émotions qui nous habitent lors d’une rupture. Surtout lorsque cette dernière survient suite à une trahison. Juste pour comprendre un peu mieux le contexte de mon histoire, laissez-moi vous présenter un portrait général de ma situation de l’époque en employant des noms fictifs pour les personnes qui apparaissent dans l’histoire.

J’étais en relation depuis presque dix années avec Anne. Nous avons eu deux enfants ensemble, acheté une belle petite maison à la compagne, possédions deux véhicules et travaillions tous les deux à temps plein. Mais, comme tout couple et famille de ce monde, la routine s’était furtivement immiscée dans notre vie, au point que notre quotidien ne faisait que rouler sur le pilote automatique et que notre énergie se résumait à prendre soins des enfants, entretenir la maison et faire du métro-boulot-dodo semaine après semaine. En d’autres mots, le couple que l’on avait si minutieusement placé sur bord de la fenêtre pour s’énergiser d’un soleil radieux c’était vite asséché au point de ne plus exister du tout. Nous faisions des choses chacun de notre côté, le sexe était absent et rien n’était fait ni par moi , ni par Annie pour arranger les choses. Le plus ironique dans tout ça est que nous avions convenu dès les premiers jours de notre relation que si quelque ne fonctionnait pas dans le couple, nous devions absolument en parler.

Les choses ne se passent pas toujours comme on se l’imagine…

Il y a eu un mensonge. Le premier. Celui qui m’avait frappé en pleine joue alors que je ne m’y attendais pas du tout. Elle me disait qu’elle était rentrée à la maison à 1:00 du matin la veille alors qu’en réalité, j’avais réalisé qu’il était 3:15. Ce fut un choc. Un vrai. Je me sentais trahi et impuissant devant l’écroulement progressif de mon couple et je pensais à mes enfants avec qui ma vie n’allait plus être la même.

Puis, il y a eu une opportunité déguisée où elle avait invité Stéphane, une connaissance commune qui habitait Montréal, qui n’avait pas d’auto et dont j’avais offert de le raccompagner chez lui le lendemain matin en allant travailler parce que j’avais une activité prévue en soirée. Je m’étais presque couché en arrivant car je devais me lever très tôt le lendemain alors qu’eux étaient encore éveillés, à discuter avec un verre de vin à la main. Quand j’ai eu envie d’aller aux toilettes et que je les ai aperçu, assis sur les escaliers extérieurs, à s’entrelacer et s’embrasser, j’avais figé pendant de longues minutes, dans l’obscurité la plus totale, à me demander si je devais verrouiller la porte derrière eux et les laisser passer la nuit dehors ou si je devais continuer de faire comme si rien ne se passait.

J’avais toutes les bonnes raisons de m’emporter et commettre des actes irréparables mais ce ne fut pas le cas. J’avais gardé – non sans efforts titanesques – mon sans-froid. J’étais allé aux toilettes, j’étais retourner dans mon lit à passer une nuit blanche avec elle à mes côtés, à raccompagner Stéphane chez lui aux premières heures du matin et à continuer ma routine quotidienne. je vous épargne les mots qui m’avaient traversé l’esprit pendant les jours qui ont suivi cette douloureuse découverte. Mais je n’arrêtais pas de penser à mes enfants, à ces êtres qui ne demandaient qu’à être aimés par leurs parents. Je vous avoue que c’est grâce à eux si je me suis retenu à commettre des gestes impardonnables parce que je savais qu’au bout du compte, ces gestes pouvaient m’empêcher de voir mes enfants et d’être à leurs côtés le plus souvent possible.

Dans ma tête, ma conjointe venait de franchir le point de non retour et je me devais de la confronter en lui annonçant que je savais tout à propos de sa relation avec Stéphane. Lorsque je l’avais mis devant le fait accompli, nous étions en train de préparer le souper pendant que les enfants regardaient la télé au salon. Elle préparait la viande à mettre au four alors que moi je coupais les légumes. C’est sans surprise que dans les derniers jours, mon attitude avant changé envers elle. J’étais peu bavard et elle se doutait que quelque chose n’allait pas. Lorsque je lui avais dit que sa relation avec Stéphane n’était plus un secret, son visage s’était vite assombri. Après m’avoir avoué qu’elle m’avait trompé plus d’une fois, elle était consterné de me voir couper les légumes comme si nous venions de discuté de la météo.

J’avais agi de la sorte pour deux raisons. la première, parce que mes enfants étaient présents et que j’avais nulle envie de m’emporter en leur présence. La seconde, parce que dans mon esprit il était évident que mon couple était déjà dissout depuis quelque temps et qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter à ce moment là.

J’étais soulagé d’apprendre que pour une fois, elle et moi se retrouvions enfin devant la même situation…

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