Tu me prêtes ta langue?

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Se faire poser la question a quelque chose de sensuelle, d’intime. Il y a une forme de complicité qui ne demande qu’à s’installer dans le confort du présent. Juste ici, alors qu’il n’y a que deux êtres qui ne semblent pas s’opposer à toute forme de distraction de la sorte. Comment une telle offre peut-elle être refusée?  Si l’autre nous plaît, si la situation s’y prête, pourquoi pas?

Les histoires commencent souvent par ce type d’approche, lorsqu’on en connaît un peu plus sur l’autre et qu’il y ait une envie d’aller là où notre zone de confort se sentirait à la fois un peu déstabilisé face à l’inconnu ou dépendant de ce qu’il a déjà connu. Juste pour voir ce que ça provoque en nous. Juste pour assouvir cette curiosité ou ce désir qui nous tient parfois en otage. Nous ne sommes jamais obligés d’en être la victime, mais avouons qu’une fois de temps en temps, la tentation vaut le plaisir qu’elle seule peut nous procurer. On peut rarement renoncer à ce qui nous pousse vers l’avant. À cette attraction invisible qui est bizarrement tangible quand les regards se croisent.

Quelqu’un vous a-t-il déjà posé cette question dans un moment où vous vous en attendiez le moins? Moi si. Il y a plusieurs années alors que je venais à peine de déménager à Montréal. C’était magique, spontané et délicieux. Ce fut un moment volatile. Sans lendemain. Sans même une nuit. Juste parce qu’elle avait envie de m’embrasser et que j’en avais aussi l’envie. Après nous avons souri sans se dire un mot. Elle m’a fait un clin d’oeil avant de reprendre son chemin, avant de continuer sa vie là où elle était rendue. je ne l’ai jamais revu par la suite. C’était peut-être mieux ainsi puisque je pouvais garder un souvenir savoureux d’un moment singulier. Je ne me suis jamais posé de questions par la suite. J’imagine que ça devait arriver. Autant pour elle que pour moi.

J’ai compris quelque chose de cette (très courte) histoire. J’ai compris qu’on ne peut pas anticiper ce qui se passe sous nos yeux. Qu’il faut parfois prendre et laisser aller les choses telle qu’elles se présentent, sans chercher à comprendre le comment du pourquoi. Garder ce qui nous a plu et oublier le reste… Voilà le secret d’une vie pétillante!

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