Tu me l’avais pourtant dit…

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Après toute cette naïveté je me retrouve au pied de ta porte, dénudé de tout ce que nous avions pourtant réussit à bâtir toi et moi. On avait les même rêves, les même ambitions, le même amour. J’explique mal ce qui vient de se produire. Pourtant, j’espère encore que la porte qui me fait face s’ouvre à nouveau parce que je ne peux pas croire que tu m’aies tourné le dos aussi facilement. Pas avec ce que nous avions toi et moi il y a à peine vingt-quatre heures.

À notre première rencontre, tu m’avais prévenu que tu n’étais pas facile à vivre. Que tu aurais de la difficulté à t’adapter si jamais on décidait d’être ensemble, au point de me demander pardon avant même qu’on se soit échangés un premier baiser. Il y avait dans tes yeux la crainte de faire place à quelqu’un d’autre dans ta vie. Et moi, j’avais juste envie de te rassurer. Que tout irait bien si tu te donnais la chance de me laisser une petite place auprès de ton coeur. lorsque nos regards s’étaient croisés pour la première fois, j’avais ressenti la même chose que toi. De la gêne, de l’inquiétude et de l’inconfort. Mais on a réussi à tout laisser derrière nous. À apprendre à aimer l’autre, à ne pas s’oublier même en couple, à connaître une belle vie amoureuse comme on le souhaitait tant. Je pensais que tes craintes s’étaient envolées. Je croyais que j’avais eut assez d’arguments pour te convaincre que finalement, tu avais pris la meilleure décision en me laissant entrer dans ta vie. L’amour rend parfois aveugle, n’est-ce pas?

Je n’ai pas vu ton refoulement émotionnel. Je n’ai pas vu l’inconfort qui te rongeait peu à peu chaque jour que notre vie se soudait de plus en plus. Je n’ai pas vu qu’à l’intérieur de toi il y avait un poignard qui t’ouvrait le coeur chaque fois que tu m’entendais te dire « je t’aime ». Je n’ai pas vu l’appel à l’aide qui se cachait dans tes yeux chaque fois que mon regard cherchait à croiser le tient. Pourtant, tu étais tout sourire. Tu me semblais heureuse et épanouie, au point de me demander si je t’avais enfin libéré des monstres qui te rongeaient de l’intérieur. Ces monstres qui s’acharnaient sur ton estime de soi, ta confiance et l’image de la femme que tu idéalisais d’être.

 Je sais que ta porte ne s’ouvrira jamais plus pour moi. C’est pour cette raison que je dépose devant elle ce bracelet que tu voulais tant que je garde jusqu’à une prochaine fois, comme si tu voulais amoindrir un malaise en finissant cette histoire de cette façon et que tu n’avais pas envie de me faire de la peine. Oui, après toutes ces années je te pardonne. Car c’est ma naïveté qui m’aura finalement mené jusqu’ici…

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